Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

6 résultats 

acuité visuelle (tests de mesure de l') l.f.

visual acuity tests

Acuité visuelle subjective mesurée à l’aide d’optotypes.
Pour la mesure de loin, on utilise des optotypes en présentation groupée (en ligne), la présentation isolée étant réservée aux très jeunes enfants : tests-directionnels (échelle de Snellen, anneau de Landolt), tests-images, tests-géométriques, tests-lettres (Sheridan Inserm). Des optotypes pour malvoyants sont plus gros, plus espacés, plus contrastés. Il existe des optotypes pour adultes (lettres ou chiffres en lignes en progression géométrique ou logarithmique)
Pour la mesure de près, on utilise une échelle à main (de Parinaud pour les adultes, de Rossano-Weiss, de Cadet pour les enfants, de Lissac pour les basses visions). En l’absence d’expression verbale, on peut avoir recours à la méthode d’appariement.
Si le sujet est atteint de basse vision, il est important de noter la distance de lecture, notion exigée pour un dossier d’admission dans une école spécialisée.

Étym. lat. acutus : aigu, pointu

[P2 Édit. 2017   ]

acuité visuelle l.f.

visual acuity

Capacité de distinguer de petits détails et la forme des objets, très élevée dans la seule partie centrale de la rétine.
Elle est mesurée en clinique à l'aide d'optotypes représentant des lettres ou des images familières pour les enfants.
Il est classique de distinguer plusieurs types d'acuité :
- l'acuité morphoscopique ou de reconnaissance : capacité de lire une lettre, un symbole ou une image ;
- la résolution spatiale : capacité de détecter la présence d'un motif répétitif sans signification, le plus souvent un réseau de barres alternées blanches et noires ou un damier ;
- le minimum visible ou acuité de détection : capacité de détecter le plus petit objet visible, variante du précédent, rarement utilisé ;
- le minimum de décalage, ou acuité Vernier ou hyperacuité : capacité de détecter le plus petit décalage entre deux lignes ;
- le minimum séparable : capacité de détecter la plus petite distance qui permet de distinguer deux points ou deux lignes.
Dans la pratique clinique, seule l'acuité morphoscopique fovéale est mesurée. L'acuité s'exprime en dixièmes d'une norme établie à l'unité (soit 10/10 ou 1) dans les pays de tradition latine. Les pays anglo-saxons utilisent une fraction fondée sur le mètre (6/6) ou le pied (20/20). On peut enfin utiliser la dimension angulaire du plus petit objet reconnu. La norme a été établie à une valeur d'une minute d'arc, correspondant à 30 cycles par degré ou 10/10. La résolution spatiale est très supérieure à l'acuité morphoscopique, s'élevant jusqu'à 60 cycles par degré pour un sujet normal dans les meilleures conditions d'éclairement. On peut aussi mesurer l'acuité visuelle sur toute la surface de la rétine. Elle chute rapidement en dehors de la zone fovéale. Au-delà de 10 degrés d'excentricité, elle conserve une valeur proche de 1/10 (1,0 log ARM) jusqu'à la proximité de l'ora serrata.

Étym. lat. acutus : aigu, pointu

[P2 ]

Édit. 2017

duochrome (test) l.m.

duochrom test

Test d'acuité visuelle fondé sur l'aberration chromatique de l'œil.
Le test présente sur fond mi-rouge mi-vert des optotypes dont la lisibilité est fonction de la réfraction de l'œil du sujet testé.

F. W. Brock, optométriste américain (1951) ; J. B. Weiss, ophtalmologiste et orthoptiste français (1983)

test du papillon, multitest de près, anneaux de Brock, test de Weiss

sensibilité au contraste l.f.

contrast sensitivity

Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.

sensibilité au contraste lumineux l.f.

contrast sensitivity

Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
Cette sensibilité au contraste varie avec l’âge, dans de nombreux états pathologiques tels que la dégénérescence liée à l’âge, le glaucome, la rétinopathie pigmentaire, les affections démyélinisantes (SEP), le diabète, certaines neuropathies iatrogènes et dans l’amblyopie fonctionnelle.
L’aptitude à percevoir un contraste lumineux plus ou moins faible peut être mesurée par le plus faible contraste qui permet de distinguer un stimulus visuel.
Différents tests permettent de la mesurer: tests sur papier (Arden, Vistech), tests inclus dans des appareils (Ergovision, Visiotest), des tests sur écran (moniteur ophtalmologique)
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.
Chez un sujet malvoyant, il importera de déterminer le contraste le mieux adapté à la tâche visuelle à effectuer.

[C1,P2]

stimulation n.f.

stimulation

En ophtalmologie, ensemble des agents physiques susceptibles de provoquer une réponse du système visuel.
Il est évident que les principales stimulations du système visuel seront constituées de lumière, dans les limites des longueurs d'ondes perceptibles par l'œil humain (environ 400 - 700 nm.). Toutefois, il ne faut pas négliger certaines stimulations mécaniques (augmentation transitoire de pression dans l'œil) ou électriques (électrodes placées à la surface du cortex) qui peuvent générer des phosphènes.
Si on se limite aux stimulations lumineuses, on peut distinguer deux grandes classes : celles entraînant une réponse subjective du sujet (p. ex. présentation de mires ou d'optotypes que le sujet doit nommer, égalisations à réaliser entre plages voisines), et celles provoquant une réponse objective (p. ex. enregistrement de potentiels électrophysiologiques à la suite de la présentation d'éclairs lumineux ou de damiers dont la configuration se modifie dans le temps).

phosphènes, réfractométrie, campimétrie, optotypes, électrophysiologie rétinienne