phosphatase acide prostatique (PAP) l.f.
prostatic acid phosphatase
Enzyme qui catalyse l'hydrolyse d'esters phosphoriques à pH acide, qu'on trouve sécrété par la prostate lors d'un processus néoplasique.
La fraction tartrate-labile des phosphatases acides a été longtemps le seul marqueur sérique disponible de l'adénocarcinome prostatique.
Il manquait néanmoins de sensibilité, le taux ne s'élevant que dans les cancers évolués. Il a depuis été remplacé par le dosage du taux de PSA, beaucoup plus sensible.
Sigle : PAP
pression artérielle pulmonaire l.f.
pulmonary artery pressure
Pression mesurable régnant dans le réseau des artères pulmonaires.
La pression artérielle pulmonaire est mesurée et enregistrée de façon précise par le cathétérisme cardiaque droit, réalisé le plus souvent à l’aide d’une sonde à ballonnet de Swan-Ganz. Elle peut également être estimée de manière non invasive par l’échocardiographie-doppler. Elle est normalement de l’ordre de 25 mm Hg à la systole et 10 mm Hg à la diastole (moyenne 15 mm Hg).
Plusieurs situations pathologiques élèvent la pression artérielle pulmonaire. Le tableau ci-dessous (d'après Bevergård, 1960) donne les valeurs chez quelques sujets assis au repos, à l'effort modéré et intense.
Pression artérielle pulmonaire
| Repos | Effort modéré | Effort intense | |
| nombre de sujets | 6 | 8 | 8 |
| V 'O2 moyenne | 0,35 L/min | 1,1 L/min | 2,0 L/min |
| Pression systolique | 1,87 kPa | 2,89 kPa | 3,63 kPa |
| Pression diastolique | 0,70 kPa | 1,16 kPa | 1,40 kPa |
| Pression moyenne | 1,18 kPa | 1,91 kPa | 2,37 kPa |
S. Bevegård, physiologiste suédois (1960)
Sigle PAP
mesure ambulatoire de la pression artérielle l.f.
ambulatory blood pressure measurement
Dispositif permettant d'enregistrer automatiquement la pression artérielle par voie non effractive à une cadence choisie, toutes les 15, 20 ou 30 minutes, pendant 24 heures consécutives ou sur les périodes d'activité d'éveil ou de sommeil.
Les dispositifs actuellement disponibles utilisent un brassard placé au niveau d'un bras. La mise en mémoire et l'exploitation des données sont faites par une extension informatique. L'affichage des résultats donne les valeurs brutes, les pressions systoliques et diastoliques moyennes et leur écart type, la fréquence cardiaque moyenne et son écart type, le pourcentage des mesures supérieures à une valeur choisie, etc. Des histogrammes, des tableaux de moyennes horaires peuvent être imprimés. Les applications pratiques sont multiples : surveillance d'un traitement antihypertenseur, appréciation des modifications nycthémérales, avec mesure des variations tensionnelles en période d'activité et de sommeil, diagnostic des fausses hypertensions par effet «blouse blanche», dépistage des hypertensions paroxystiques ou réfractaires.
N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)
Sigle MAPA
[K2]
mesure de la pression artérielle l.f.
measure of the blood pressure
Examen clinique fondamental, la mesure de la pression artérielle est le plus souvent réalisée avec un sphygmomanomète ou de façon préférentielle avec un appareil électronique mais elle peut être effractive dans des circonstances particulières.
En clinique on mesure la pression artérielle par la méthode auscultatoire, de l’artère humérale chez le sujet assis ou couché (ce qui correspond approximativement à la pression régnant à la sortie du cœur gauche) en utilisant un sphygmotensiomètre ou un appareil électronique.
Le dégonflement progressif de ce manchon initialement gonflé au maximum est suivi par l’auscultation des battements artériels. L’apparition de battements audibles puis leur disparition marquent les niveaux de la pression artérielle systolique et de la pression diastolique. L’emploi d’un appareil électronique dispense de l’auscultation.
La mesure de la pression artérielle peut être effectuée de manière ambulatoire pendant 24 heures (mesure automatisée). Elle peut aussi être réalisée par le malade lui-même (automesure tensionnelle).
En anesthésiologie, particulièrement lors chirurgie cardiaque, et en réanimation on utilise souvent la mesure effractive par cathétérisme artériel. Beaucoup plus précise elle apporte par son enregistrement des informations supplémentaires.
→ pression artérielle, sphygmomanomètre, sphygmomanomètrie, mesure automatisée de la pression artérielle, auto-mesure tensionnelle, mesure effractive de la pression artérielle
mesure effractive de la pression artérielle l.f.
invasive measure of the blood pressure
Méthode de mesure de la pression artérielle, par cathétérisme artériel, utilisée en anesthésiologie, en particulier à l’occasion d’une intervention de chirurgie cardiaque, et en réanimation.
Beaucoup plus précise que la méthode clinique, elle apporte par son enregistrement des informations supplémentaires.
pression artérielle l.f.
blood pressure, arterial pressure
Pression résultant de l'équilibre entre le volume sanguin, la pression consécutive à la contraction du ventricule gauche (pression artérielle) et la force vasoconstrictrice des artérioles (tension artérielle).
Comme cette pression varie cycliquement au cours de chaque période cardiaque on distingue la pression maximale, qui correspond à la systole et la pression minimale qui correspond à la diastole ; en outre, pour estimer le débit sanguin délivré par une artère, on utilise la pression moyenne au cours du cycle (voisine de la pression efficace c'est-à-dire de la pression continue qui assurerait un même débit, toutes choses égales par ailleurs).
L'unité internationale de la pression est le Pascal (Pa). Un millimètre de mercure égale 133 Pa. En clinique, la pression artérielle (PA) est exprimée en cm de mercure ou soit en mm de mercure.
En clinique on mesure de façon non-effractive la pression artérielle par la méthode auscultatoire, sauf précision spéciale dans une grande artère, de préférence l'humérale droite chez le sujet assis ou couché (ce qui correspond à peu près à la pression à la sortie du cœur gauche). Mais il ne faut pas perdre de vue que les pressions artérielles locales varient notablement avec la position du sujet et avec les accélérations, au cours des chocs et des vibrations notamment.
La méthode oscillométrique, non effractive elle aussi, est employée pour le monitorage : la pression systolique correspond au début des oscillations, la pression diastolique à leur extinction et la pression moyenne au maximum d'oscillations.
Les valeurs normales chez l'adulte sont : pression systolique < 140 mm de Hg, pression moyenne de l’ordre de 120 mm de Hg, pression diastolique < 90 mm de Hg. Le tableau ci-dessous donne les valeurs normales de la pression artérielle dans différentes artères et celle régnant dans les différentes veines et sa valeur dans les principales veines, dans le champ de pesanteur normal, 1Gz, et sous 5 Gz (cas des polytraumatismes), la pression dans l'oreillette droite servant de référence (sujet debout).
Au niveau des membres inférieurs, les pressions s’élèvent en position debout et s’abaissent en position de Trendelenburg. Les réductions tensionnelles lors du passage du clinostatisme à l’orthostatisme doivent être inférieures à 20mm de Hg.
En anesthésiologie, particulièrement en chirurgie cardiaque, et en réanimation on utilise souvent la mesure directe (effractive) de la pression artérielle par cathétérisme artériel : elle est beaucoup plus précise et son enregistrement apporte des informations supplémentaires. Le calcul de la pression moyenne se fait alors par intégration électronique de la pression instantanée au cours du temps.
En microgravité, la distribution de la masse sanguine entraîne une augmentation de la pression artérielle (et veineuse) au-dessus du cœur et une diminution au-dessous du cœur.
Syn. tension artérielle (impropre)
pression artérielle diastolique l.f.
diastolic pressure
Pression artérielle exercée pendant le temps diastolique du rythme cardiaque.
La normalité est aux environs de 70 mm de mercure.
pression artérielle moyenne l.f.
mean arterial pressure
Pression qui se calcule comme le tiers de la somme : pression artérielle systolique + 2 X pression artérielle diastolique.
pression artérielle pulsée l.f.
pulse arterial pressure
Différence entre la pression artérielle diastolique et la pression artérielle systolique.
La normalité est aux environs de 130 mm de mercure.
Ce paramètre physique influe sur la vitesse et l'amplitude des forces transmises dans les parois de l'arbre artériel, de même que sur le système d'ondes de réflexion qui fait suite à l'éjection systolique.
pression artérielle systolique l.f.
systolic pressure
Pression artérielle exercée pendant le temps systolique du rythme cardiaque.
La normalité est aux environs de 130 mm de mercure.
hypertension artérielle pulmonaire l.f.
pulmonary arterial hypertension
Augmentation de la pression dans les artères pulmonaires, l’hypertension artérielle pulmo
Elle peut être précapillaire ou postcapillaire.
L’hypertension artérielle pulmonaire précapillaire est associée à une pression capillaire pulmonaire normale. Elle a de nombreuses étiologies : cardiopathies congénitales avec shunt gauche-droit, insuffisances respiratoires chroniques obstructives (bronchite chronique, emphysème, bronchectasies), insuffisances respiratoires chroniques restrictives (fibrose pulmonaire, cyphoscoliose, séquelles de tuberculose), embolie pulmonaire récidivante ou massive, syndrome d’apnée du sommeil, vascularites pulmonaires, prise d’anorexigènes, etc.
L’hypertension artérielle pulmonaire primitive est très rare
L’hypertension artérielle pulmonaire postcapillaire est associée à une pression capillaire pulmonaire élevée, elle est la conséquence passive d’une insuffisance ventriculaire gauche ou d’une pathologie mitrale.
L’hypertension artérielle pulmonaire peut être responsable d’une insuffisance ventriculaire droite.
Les formes sévères d’hypertension artérielle pulmonaire ou associées à une connectivite peuvent être traitées par les antagonistes des récepteurs de l’endothéline, les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 et les prostacyclines. A un stade évolué et après échec des traitements médicaux, l’indication d’une transplantation pulmonaire peut être posée.
[K1,K2]
résistance artérielle pulmonaire l.f.
pression capillaire pulmonaire l.f.
pulmonary artery capillary pressure, pulmonary artery wedge pressure
Pression mesurée par cathétérisme cardiaque droit dans une artériole pulmonaire distale, à l’extrémité d’une sonde bloquée dont le ballonnet a été gonflé de façon à interrompre le courant sanguin..
La pression capillaire pulmonaire peut être assimilée, le plus souvent, à la pression dans l’oreillette gauche et sert donc à mesurer la pression auriculaire gauche sans que l’on ait à ponctionner l’oreillette gauche ou à l’atteindre par un cathétérisme transseptal. Normalement elle est de 6 à 8mmHg.
Syn. pression artérielle pulmonaire d’occlusion
déficit en glucose-6-phosphatase l.m.
glucose-6-phosphatase deficiency
[C1, Q2]
Édit. 2020
glucose-6-phosphatase n.f.
glucose-6-phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse du glucose-6-phosphate en glucose et acide phosphorique.
Il est présent dans le foie, où il joue un rôle physiologique important dans la libération du glucose par cet organe.
L'absence congénitale de cet enzyme entraîne une glycogénose hépatorénale, la maladie de von Gierke.
E. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1929)
hexose-phosphatase n.f.]
hexose phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'un hexose-phosphate en hexose et acide phosphorique.
Par ex. la glucose-6-phosphatase hépatique qui libère le glucose sécrété par le foie.
phosphatase n.f.
phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une liaison phosphorique.
On range parmi les phosphatases les phosphomonoestérases, les phosphodiestérases, les osylphosphatases, les acylphosphatases et les pyrophosphatases. Il existe de très nombreuses phosphomonoestérases isodynames. Certaines ont un pH optimal alcalin (phosphatases alcalines du foie, de l'intestin, de l'os), d'autres acides (phosphatase prostatique).
Les phosphatases du sérum sanguin ont une origine multiple ; ce sont des isoenzymes ou des enzymes isodynames. Leur activité nécessite généralement la présence de l'ion Mg2+ ; elle est mesurée par l'hydrolyse du bêta-glycérophosphate ou du naphtylphosphate. Elle augmente dans de nombreuses circonstances pathologiques.
Syn. phospho-estérase
→ phosphatasémie, phosphomonoestérase
phosphatase alcaline l.f.
Monophosphoestérase active à pH alcalin et généralement fixée aux membranes cellulaires
Le terme phosphatase alcaline englobe de nombreuses espèces moléculaires correspondant aux produits d'au moins trois gènes différents et ayant subi diverses modifications post traductionnelles. En biologie médicale, des techniques électrophorétiques peuvent permettre de séparer les isoenzymes du sérum en trois fractions : hépatique, osseuse et intestinale.
L’activité phosphatase alcaline dans le sérum normal est de 40 à 120 UI/L. On observe une augmentation des activités sériques des phosphatases alcalines essentiellement en pathologie hépatique (cirrhose, cholestase, hépatocarcinome et métastases hépatiques) et en pathologie osseuse (ostéomalacie, maladie de Paget, hyperparathyroïdie, tumeurs primitives ou métastases). Pour les pathologies hépatiques, les concentrations sériques les plus élevées sont observées dans les cholestases extra-hépatiques. Pour les pathologies osseuses, c’est la maladie de Paget qui donne les augmentations les plus importantes
phosphatase alcaline leucocytaire l.f.
leukocyte alkaline phosphatase
Enzyme présente dans les membranes des vésicules sécrétoires des leucocytes (particulièrement des polynucléaires neutrophiles), capables de se porter très rapidement sur les membranes cytoplasmiques.
L'élévation brutale de l'activité phospha
Sigle : PAL
phosphatase alcaline thermostable l.f.
thermostable alkaline phosphatase
Enzyme d'origine placentaire dont le dosage dans le sérum ou le liquide amniotique apprécie la fonction placentaire et dont le taux augmente normalement pendant la grossesse.
phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase l.m.
Phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase
Enzyme hydrolysant le phosphate en position 5 du phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate, phospholipide de la membrane cellulaire.
Des mutations du gène OCL1qui code cette enzyme sont responsables du syndrome de Lowe et de la maladie de Dent de type 2
→ Lowe (syndrome de), maladie de Dent, OCL1
phosphorylase-phosphatase n.f.
phosphorylase phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse des liaisons ester phosphorique de la phosphorylase a, la transformant en phosphorylase b ou déphosphophosphorylase.
Il est présent dans les tissus animaux, où il joue un rôle dans la régulation de l'activité des phosphorylases et, par suite, dans la dégradation du glycogène.
protéine phosphatase l.f .
protein phosphatase
Famille d’enzymes catalysant l’hydrolyse d’une protéine phosphorylée sur un résidu de sérine, thréonine ou tyrosine, libérant ainsi le phosphate et la protéine déphosphorylée.
On distingue notamment les protéine-phosphatases 1, spécifiques des protéines phosphorylées par la protéine-kinase A, les protéine-phosphatases 2A, peu spécifiques, et la protéine-phosphatase 2B ou calcineurine, dépendante du calcium et fortement exprimée dans les neurones.
L’action des protéines phophatases s’oppose à celle des protéine-kinases catalysant la phosphorylation d’une protéine en utilisant l’ATP comme donneur de phosphate.
Edit. 2018
Syn. phosphoprotéine phosphatase
→ calcineurine, protéine kinase
[C1]
protéine-phosphatase 1 1.f.p.
protein phosphatase 1
Edit. 2018
[C1]
protéine-phosphatase 2A 1.f.p.
protein phosphatase 2A
Edit. 2018
[C1]