homme raide (syndrome de l') l.m.
stiff-man syndrome
État pathologique rare, survenant chez l'adulte jeune, caractérisé par l’apparition progressive d'une rigidité musculaire, associée à une rigidité axiale d'aggravation continue avec notamment hyperlordose et par des épisodes de spasmes musculaires douloureux, secondaires à des mouvements, à une émotion ou à des bruits.
L'évolution, au début rapide, peut se stabiliser ou progresser lentement. L'atteinte prédominant à la racine, porte sur les muscles du tronc, du cou et des membres. Des fractures des os longs et des déformations articulaires peuvent se produire du fait des contractures spasmodiques survenant sur des muscles déjà sous tension. La raideur diminue au cours du sommeil et des anesthésies générales. Les études électrophysiologiques montrent une activité tonique spontanée, faite de potentiels unitaires normaux
Des associations sont possibles : hyperthyroïdie, diabète de type 1, insuffisance hypophysaire, fréquemment tachycardie et sueurs, affection auto-immune (environ 40% des patients) et moins souvent affection paranéoplasique (cancers du sein, du poumon à petites cellules, maladie de Hodgkin ou thymome).
Une origine centrale est désormais admise, avec possibilité d'association d'hyperfonction spinale du système gamma et d'hyperfonction supraspinale. Des anticorps anti-GAD (acide glutamique décarboxylase, enzyme biosynthétisant le GABA sont fréquemment présents dans le sang et le LCS.
Les benzodiazépines, notamment le diazépam, qui agirait sur les récepteurs GABAergiques, sont inconstamment actifs. Le baclofène et le valproate, autres substances GABAergiques, sont aussi utilisés. Les immunoglobulines intraveineuses sont une bonne indication. L'évolution est progressive vers la mort en une dizaine d'années.
F. P. Moersch et H. W. Woltman, neurologues américains (1956)
[I1,I4,I2]
Édit. 2015
syndrome de l'homme raide l.m.
stiff-man syndrome
État pathologique rare, survenant chez l'adulte jeune, caractérisé par l’apparition progressive d'une rigidité musculaire, associée à une rigidité axiale d'aggravation continue avec notamment hyperlordose et par des épisodes de spasmes musculaires douloureux, secondaires à des mouvements, à une émotion ou à des bruits.
L'évolution, au début rapide, peut se stabiliser ou progresser lentement. L'atteinte prédominant à la racine, porte sur les muscles du tronc, du cou et des membres. Des fractures des os longs et des déformations articulaires peuvent se produire du fait des contractures spasmodiques survenant sur des muscles déjà sous tension. La raideur diminue au cours du sommeil et des anesthésies générales. Les études électrophysiologiques montrent une activité tonique spontanée, faite de potentiels unitaires normaux
Des associations sont possibles : hyperthyroïdie, diabète de type 1, insuffisance hypophysaire, fréquemment tachycardie et sueurs, affection auto-immune (environ 40% des patients) et moins souvent affection paranéoplasique (cancers du sein, du poumon à petites cellules, maladie de Hodgkin ou thymome).
Une origine centrale est désormais admise, avec possibilité d'association d'hyperfonction spinale du système gamma et d'hyperfonction supraspinale. Des anticorps anti-GAD (acide glutamique décarboxylase, enzyme biosynthétisant le GABA sont fréquemment présents dans le sang et le LCR.
Les benzodiazépines, notamment le diazépam, qui agirait sur les récepteurs GABAergiques, sont inconstamment actifs. Le baclofène et le valproate, autres substances GABAergiques, sont aussi utilisés. Les immunoglobulines intraveineuses sont une bonne indication. L'évolution est progressive vers la mort en une dizaine d'années.
F.P. Moersch, H.W.Woltman, neurologues américains (1956)
→ GABA, aminobutyrique (acide γ)
syndrome uréthro-périnéal de l'homme l.m.
male urethroperineal syndrome
Syndrome clinique de douleurs intermittentes sur le trajet uréthral ou dans le périnée, sans étiologie décelable et ne s'accompagnant d'aucune anomalie locale objective.
Les facteurs psychogènes sont au premier plan. Une dysfonction érectile est souvent associée.
→ uréthro-périnéal (de l'homme) (syndrome)
uréthropérinéal de l'homme (syndrome) l.m.
urethroperinéal syndrome of the man
→ syndrome uréthropérinéal de l'homme
crête uréthrale de l'homme l.f.
crista urethralis (TA)
urethral crest
Extrémité inférieure effilée du veru montanum qui se perd sur la paroi postérieure de la portion membraneuse de l’urèthre.
[A1]
Édit. 2015
feuillet ischio-bulbaire de Jarjavay (chez l'homme) l.m.
J. Jarjavay, chirurgien et anatomiste français (1852-54)
→ ligament périnéal transverse
[A1]
Édit. 2018
fibrocartilage médian de Blandin (impropre chez l'homme) l.m.
P. Blandin, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1798-1849)
[A1]
Édit. 2018
homme à utérus l.m.
Syn: persistance des canaux de Müller, dérivés müllériens persistants, PMDS
→ persistance des canaux de Müller
[A1,A4]
Édit. 2018
homme de pierre l.m.
→ fibrodysplasie ossifiante progressive
[I4,I1,Q2]
homme de verre l.m.
glass man
[Q2,I1,P1,P2]
homme de verre l.m.
glass man
[I1, P1, P2, Q2]
Édit. 2019
chimère homme-animal l.f.
animal/human chimera
Organisme provenant d’un zygote humain et d’un zygote animal, par adjonction soit de cellules pluripotentes humaines (cellules embryonnaires ou cellules induites pluripotentes) à un zygote animal, soit de cellules pluripotentes animales (cellules embryonnaires) à un zygote humain.
L’adjonction de cellules embryonnaires animales à un embryon humain est interdite par la loi dans, pratiquement, tous les pays ayant promulgué des lois de bioéthique. L’inverse a donné lieu à des expériences dans le but de développer chez un animal un organe fait des cellules humaines du donneur pouvant lui être transplanté, ce qui écarte toute réaction immunitaire de rejet et remédie à la pénurie de donneurs vivants ou d’organes de donneurs décédés. En fait, ce type d’expérience n'a réussi qu'avec les chimères animal/animal seulement.
→ cellule souche pluripotente induite, cellule souche embryonnaire
[B3]
Édit. 2020
cancer du sein chez l'homme l.m.
breast cancer in man
cancer du sein chez l'homme l.m.
Tumeur maligne peu fréquente représentant 1% des cancers du sein (1,43 cas pour 100.000 habitants aux États-Unis en 2011).
L'âge moyen est de 67 ans. Les mutations de BCRA sont parmi les facteurs de risque les plus évidents : 0 à 4 % des hommes atteints de cancer du sein sont porteurs de BCRA1 et 4 à 16 % de BCRA 2. D'autres mutations interviennent : CHEK2 et PALB2. Des facteurs complémentaires sont : l’exposition aux radiations, l’élévation des œstrogènes, le syndrome de Klinefelter, la gynécomastie, l'obésité... Les caractéristiques cliniques sont similaires à celles rencontrées dans le cancer du sein de la femme, les méthodes diagnostiques, et le traitement suivent les mêmes voies.
Parmi ces tumeurs 99% ont des récepteurs pour les œstrogènes, 82 % ont des récepteurs pour la progestérone, et 97 % ont des récpteurs pour les androgènes.
Le pronostic est moins favorable que dans le cancer du sein de la femme en raison de l'âge plus avancé au moment du diagnostic et de la latence prolongée dans l'établissement du diagnotic. Le risque de second cancer est de l'ordre de 2 %.
→ BRCA, PALB2, syndrome de Klinefelter, gynécomastie
S. H. Giordano, oncologue américain (2018)
→ BRCA, CHEK2, PALB2, syndrome de Klinefelter, gynécomastie
[F2, O4, Q3]
Édit. 2020
abcès péri-uréthral l.m.
periurethral abscess
Évolution suppurative collectée d'une péri-urétérite aigüe microbienne.
Cet abcès nécessite un drainage chirurgical.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
Syn. abcès urineux
[D1, M2]
Édit. 2020
adénome péri-uréthral l.m.
periurethral adenoma
[F5,M2,M3 ]
Édit. 2017
cathétérisme uréthral l.m.
trans-urethral catheterization
Introduction dans l'urèthre, jusqu'à la cavité vésicale, d'une sonde, bougie ou endoscope, dans un but diagnostique ou thérapeutique.
Syn. sondage vésical
[B3,M2]
condylome acuminé uréthral l.m.
urethral condyloma acuminatum
Forme particulière de condylome vénérien qui peut envahir l'urèthre distal, cause éventuelle d'écoulement sérosanglant, de douleurs et d'ulcération.
[F5,D1]
diverticule uréthral l.m.
diverticulum of the urethra
Poche uréthrale tapissée d'urothélium, branchée en dérivation sur l'urèthre antérieur ou postérieur, communiquant avec la lumière du canal par un collet plus ou moins large, pouvant avoir un effet obstructif important par l'effet de "clapet muqueux" que réalise la lèvre distale de cet orifice au cours de la miction.
La plupart de ces diverticules sont congénitaux. D'autres sont en réalité des poches sous- uréthrales néoformées, séquelles de péri-uréthrite abcédée.
Étym. lat. diverticulum : chemin détourné
→ périuréthrite aigüe, poche sous-uréthrale
écoulement uréthral l.m.
uréthral discharge
[M3]
Édit. 2019
ectropion uréthral l.m.
urethral ectropion
Chez la femme, éversion de la muqueuse uréthrale qui déborde le méat et fait saillie à la vulve.
Le mécanisme en est le glissement du cylindre muqueux uréthral vers l'extérieur par relâchement de la sous-muqueuse. L'aspect clinique est celui d'une tuméfaction violacée périméatique, qui se complique fréquemment d'infection et de saignement, et peut prendre l'apparence d'une tumeur. Un traitement anti-inflammatoire local est souvent suffisant ; l'excision chirurgicale peut être nécessaire.
Étym. gr. ek : en dehors ; trepein : tourner
[M3]
Édit. 2019
méat uréthral l.m.
Étym. lat : meatus : passage
→ orifice externe de l'urèthre
méat uréthral (sténose congénitale du) l.f.
congenital stenosis of the urethral meatus
Diminution du calibre du canal uréthral localisée au méat.
Ce rétrécissement congénital isolé est souvent caché derrière un phimosis congénital et fréquent sur les méats hypospades.
C'est la plus distale, la plus bénigne et la plus facilement curable des malformations obstructives du bas appareil.
Étym. lat : meatus : passage ; gr. stenos : étroit, resséré
muscle recto-uréthral inférieur l.m.
muscle recto-uréthral supérieur l.m.
phlegmon péri-uréthral l.m.
periurethral phlegmon
Infection aigüe à point de départ uréthral, progressant dans les tissus péri-uréthraux sans tendance à la limitation ou à la collection, provoquant la nécrose tissulaire et s'accompagnant d'un syndrome infectieux général sévère.