temps de relaxation T2 l.m.
T2 relaxation time
En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation transversale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme (Bo) après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Pendant la relaxation qui suit cette impulsion, la magnétisation transversale selon Mxy diminue rapidement, de même que le signal de précession libre (ou signal FID) qu'elle induit. La décroissance de ce signal se fait de façon exponentielle, suivant la relation : Mxy = Mxyo .e –t/T2 où Mxyo est la valeur maximale de la magnétisation transversale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T2, la formule devient Mxy = Mxy1/2,72 = 1/2,72 soit Mxy = 0,37 Mxyo. T2 est donc le temps au bout duquel la magnétisation transversale n'a plus que 37 % de sa valeur initiale (et en a donc perdu 63 %). Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu.
La décroissance rapide du signal de précession libre n'est pas seulement le fait du T2 tissulaire ; elle est liée également aux inhomogénéités du champ magnétique. Pour distinguer le temps de relaxation de la FID du T2 propre à chaque tissu, on désigne le premier par T2* (appelé T2 "astérisque" ou T2 "étoile"). Le T2 vrai des tissus ne peut s'étudier qu'à l'aide des séquences d'écho de spin où, après l'impulsion d'excitation de π/2, les spins des protons sont remis en phase par une série d'impulsions deπ qui permettent de recueillir plusieurs échos. L'amplitude maximale de ceux-ci décroît d'écho en écho et la courbe qui relie ces amplitudes décroissantes est une exponentielle dont la constante de temps est le T2 vrai.
Les valeurs de T2 sont plus courtes que celles de T1. Les solides ont un T2 extrêmement court, trop court pour que l'on puisse recueillir un signal (cas de l'os compact) : ils apparaissent en noir. L'eau et les "liquides purs" ont des T2 longs (plus courts cependant que leurs T1, de l'ordre de 145 millisecondes) : ils sont blancs. Les solutions protéiniques et les graisses ont des T2 courts, qui s'expriment en millisecondes (alors que leurs T1 s'expriment en centaines de millisecondes).
Les séquences pondérées en T2 donnent un signal d'autant plus élevé que T2 est plus long ; ce sont les différences de T2 qui font le contraste de l'image.
IRM sagittale du genou pondérée en T2 après saturation du signal de la graisse
J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)
Syn. temps de relaxation spin-spin
→ Bloch (équations de), écho, écho de spin, précession libre, relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018