Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

39 résultats 

ventilation volontaire maximale minute l.f.

maximum voluntary ventilation

Maximum du volume de gaz mobilisé par le poumon en une minute au cours d'un effort ventilatoire volontaire.
On demande au sujet de respirer le plus fort possible pendant 15 secondes et on calcule la valeur sur une minute. On peut aussi calculer la ventilation maximale par minute de manière indirecte en multipliant le volume expiratoire maximum par seconde par 35 ou 37. Cet indice est utilisé pour apprécier la fatigabilité des muscles ventilatoires.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Sigle VMM

volume expiratoire maximum par seconde

ventilation minute l.f.

minute ventilation

Expression incorrecte (en français comme en anglais), dire simplement «ventilation».
On ne doit pas mélanger le nom de l'unité de mesure avec le mot définissant la nature de la grandeur mesurée.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation maximale l.f.

maximum breathing capacity

Valeur maximale de la ventilation à une fréquence donnée obtenue par une excitation intense, volontaire ou toxique, des centres respiratoires.
Chez le sujet sain, la mécanique ventilatoire fonctionne comme un oscillateur à l'amortissement critique. Dans ces conditions, l'énergie musculaire maximale ayant la même limite constante pour chaque mouvement ventilatoire, le volume courant suit une loi exponentielle (à une approximation du deuxième ordre près), ce qui se vérifie bien expérimentalement : le volume courant maximal, Vmax, à la fréquence f est Vmax = Cv e- f/fo,
avec Cv la capacité vitale et fo la fréquence propre de la mécanique ventilatoire (environ 1,5 Hz = 90/min chez le sujet adulte normal). Elle a sa plus forte valeur pour la fréquence propre. Il en va autrement chez les malades atteints d'un syndrome obstructif (emphysème, etc.) parce que la résistance de la mécanique ventilatoire est plus grande à l'expiration. Cette augmentation des résistances expiratoires se voit par le signe du créneau, lors de l'exécution de l'épreuve de la ventilation maximale : le patient n'arrive plus à expirer normalement.
L'épreuve de ventilation maximale, très utilisée en Allemagne (Knipping) depuis plus de 60 ans, est pénible et difficile à faire exécuter correctement par les patients, mais elle correspond à une valeur essentielle pour l'évaluation de l'insuffisance ventilatoire. C'est pourquoi elle est remplacée par l'épreuve d'expiration forcée d'où l'on tire une valeur approchée dite «ventilation maximale indirecte».

L. Brauer, médecin allemand (1865-1951)

Étym. traduction de l'allemand Atemgrenzwert, «limite de la ventilation» (Brauer, 1932)

emphysème, insuffisance ventilatoire, VEMS, ventilation maximale indirecte, signe du créneau

ventilation maximale indirecte l.f.

indirect maximal breathing capacity

Calcul d'une valeur proche de celle de la ventilation maximale à partir de l'épreuve d'expiration forcée par la formule de Tiffeneau : 30 VEMS = V'max.
Cette relation donne une valeur approchée, dite «indirecte», de la ventilation maximale à la fréquence 30/min). Cette valeur est facile à obtenir par l'épreuve d'expiration forcée lorsqu'elle est exécutée correctement.

R. Tiffeneau, pharmacologue et physiologiste français (1910-1961)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

VEMS, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale, VEMS

chromosome minute l.m.

minute chromosome

Anglicisme déconseillé.

minichromosome

[Q1]

débit minute des éléments figurés de l'urine l.m.

per minute excretion of urinary sediment composents

T. Addis, néphrologue américain (1922) ; H.J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)

Syn. technique d’Addis-Hamburger

Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique de), sédiment urinaire

capacité ventilatoire maximale l.f.

ventilation maximale minute

[C2,K1]

distance interplanale maximale l.f.

maximal interplanale distance

Écart entre les deux parois orbitaires internes, en regard de leur éventuelle convexité temporale, apprécié par la mesure tomodensitométrique dans le plan neuro-oculaire.
Sa valeur moyenne est de 28,70 mm pour un écart type de 2,67 mm.

indice de télé-orbitisme, plan neuro-oculaire

dose maximale admissible l.f.

acceptable maximal dose

Quantité maximale d’une substance ou d’énergie contenue dans milieu (eau, air, produit de consommation, etc.) qui ne paraît pas capable de provoquer des troubles chez l’homme.
Cette notion s’applique aux substances chimiques comme aux produits ionisants. Les doses maximales admissibles fixées par les Etats diffèrent de l’un à l’autre, parfois d’une façon considérable ; elles sont susceptibles de révision en fonction des changements dans les connaissances scientifiques. En tout état de cause, elles sont très inférieures aux seuils de dangerosité.

Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)

Sigle DMA

hauteur crânienne maximale l.f.

maximal height of the skull

Hauteur du crâne mesurée du basion au bregma.
Sa valeur moyenne chez l'homme est de 130 mm.

basion, bregma

[A1]

Édit. 2015

longueur axiale maximale du globe oculaire l.f.

maximal axial length of the eyeball

Mesure tomodensitométrique dans le plan neuro-oculaire de l’écart entre la tangente à l’hyperdensité cornéenne antérieure et la tangente à l’hyperdensité choroïdo-sclérale postérieure, à proximité de la tête du nerf optique.
Sa valeur moyenne est de 24,19 pour un écart type de 1,03 mm.

indice oculo-orbitaire, plan neuro-oculaire

pression expiratoire maximale l.f.

maximal expiratory pressure

Pression maximale générée par les muscles respiratoires, rapportée à la capacité pulmonaire totale.
La valeur est exprimée en kPa et en % d'une valeur théorique tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.

Sigle  : PEM

pression inspiratoire maximale l.f.

maximal inspiratory pressure.
Pression maximale générée par les muscles respiratoires au volume résiduel.
La valeur est exprimée en kPa et en % d'une valeur théorique tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.

Sigle  : PIM

diagramme ventilation x fréquence l.m.

ventilation x frequency diagram

ventilation x fréquence (diagramme)

dommages dus à la ventilation mécanique l.m.p.

mechanical ventilation (damages caused by the)

ventilation mécanique (dommages dus à la)

jet ventilation l. angl.f.

Ventilation artificielle par jets pulsés, injectés directement dans la trachée avec une fréquence généralement élevée.
L'appareil, un tronçonneur de débit, fonctionne en principe à une fréquence ventilatoire de 80 à 150 par minute (HFJV : high frequency jet ventilation), c'est-à-dire au voisinage de la fréquence propre de la ventilation chez l'adulte, ce qui limite les barotraumatismes, laisse les poumons presque immobiles et évite la curarisation. Ce type de ventilation peut aussi se faire manuellement à une fréquence plus basse et, dans ce cas, on se rapproche d'une fréquence ventilatoire normale (mais le thorax n'est pas immobile). Chez l'enfant, compte tenu de la loi de similitude (la fréquence est inversement proportionnelle à la taille), il faut utiliser des fréquences plus élevées. Le mélange respiratoire est injecté par une petite sonde qu'on glisse dans la trachée un peu au-dessus de la carène, des sondes d'intubation spéciale avec un canal pour l'insufflation sont aussi utilisées. Primitivement, Sanders utilisait une aiguille rigide coudée dont il plaçait le bec dans l'axe se la trachée. Il faut installer cette petite sonde à l'intérieur d'une assez grosse sonde d'intubation pour assurer l'expiration sans risque de surpression pulmonaire dangereuse que le rétrécissement glottique risque d'entrainer.

R. D. Sanders, médecin anesthésiste américain (1967)

fréquence propre, similitude biologique, ventilation artificielle, ventilation à haute fréquence par oscillations

méthodes de ventilation artificielle l.f.p.

artificial ventilation (methods of)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle (méthodes de)

scintigraphie pulmonaire par ventilation l.f.

pulmonary ventilation scintigraphy

Scintigraphie obtenue après inhalation soit d'un gaz radioactif (133xénon ou 81mkrypton), soit d'un aérosol (microgouttelettes ou grains de poussière ultrafins marqués en général au 99m technétium).
La scintigraphie par ventilation est en général couplée à la scintigraphie par perfusion pulmonaire. En effet, la dissociation entre une altération localisée de la perfusion et un aspect normal de la ventilation est très caractéristique d'une embolie pulmonaire.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie, technétium, aérosol marqué

ventilation n.f.

Partie de la respiration qui concerne qualitativement le renouvellement de l'air dans les poumons et, quantitativement, le débit global d'air assurant ce renouvellement.
1) Chez le sujet normal, les mouvements ventilatoires sont périodiques à une fréquence f. Chaque mouvement déplace un volume courant VT.
Ces mouvements produisent un renouvellement d'air ou ventilation, V' = f. VT, qu'on exprime en général en litres par minute, aux conditions alvéolaires.
La ventilation se mesure à l'aide d'un spiromètre.
En clinique, l'observation en respiration spontanée de l'expansion thoracique, forte ou faible, et de sa fréquence, rapide ou lente, permettent d'apprécier si la ventilation est normale. Une ventilation irrégulière avec des pauses est une oligopnée (ex. rythme de Cheyne-Stokes), une respiration forte, ample et régulière est une polypnée ou une hyperpnée.
2) En hygiène, la ventilation des locaux est un des moyens de lutte contre les infections liées à l’environnement dans lequel séjournent les malades.

L. Gréhant, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1838-1910) ; J. Cheyne, médecin écossais (1818) et  W. Stokes, médecin irlandais (1854)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

respiration, oligopnée, Cheyne-Stokes (respiration de), polypnée, hyperpnée, alvéolaires (conditions), hypercapnie, polypnée, oligopnée, spiromètre, ventilation x fréquence (diagramme), volume courant

ventilation alvéolaire l.f.

alveolar ventilation

Débit d’air qui assure le renouvellement de l’air alvéolaire.
Tout l’air d’un volume courant ne va pas jusqu’aux alvéoles, une partie reste dans l’espace mort sans prendre part aux échanges respiratoires. La différence entre le volume courant VT et le volume mort VD, représente le volume d’air VA, qui assure le renouvellement effectif de l’air alvéolaire : VT=VA+VD.
En terme de ventilation, la ventilation globale est la somme de la ventilation alvéolaire VA+f. VA et de la ventilation de l’espace mort, f.VD, soit V’=V’A+f.VD.
On calcule la ventilation alvéolaire à partir du rejet de l’anhydride carbonique, V’CO2  et de sa pression partielle dans le sang artériel, PaCO2, en utilisant l’hypothèse d’Enghoff (la pression partielle du CO2 dans les alvéoles est égale à celle dans les artères) et la formule de Rossier (la concentration alvéolaire du CO2 est égale au quotient du rejet de CO2 par la ventilation alvéolaire) soit avec B, la pression barométrique et en exprimant les débits V’A et V’CO2 aux conditions alvéolaires :
V’A=B. V’CO2 /PaCO2.
Si les centres respiratoires ne sont pas déprimés par un médicament ou un toxique, la ventilation alvéolaire est maintenue stable par les centres respiratoires bulbaires qui stabilisent la PaCO2.

P. H. Rossier, médecin interniste suisse  (1954) ; L. Gréhant, physiologiste françai, membre de l’Académie de médecine s (1838-1910)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Symb. V’A

gaz alvéolaire, espace mort, respiratoire (centre), ventilation x fréquence (diagramme), Enghoff (hypothèse d'), formule de Rossier

ventilation artificielle l.f.

artificial ventilation

Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou que sa ventilation est insuffisante.
On utilise en premier secours des ressuscitateurs, appareils manuels ou pneumatiques simples.
Au cours du transport à l'hôpital ou en clinique on utilise des ventilateurs à alimentation électrique ou pneumatique.

ventilation artificielle : abréviations usuelles
Françaisanglais
VCVentilation Contrôlée Controlled VentilationCV 
VACVentilation Assistée-ContrôléeAssisted Controlled VentilationACV 
VCI Ventilation Contrôlée IntermittenteIntermittent Mandatory VentilationIMV 
VACIVentilation Assistée- Contrôlée IntermittenteSynchronized Intermittent Mandatory VentilationSIMV 
VPCVentilation en Pression ContrôléePressure-Controlled VentilationPCV 
 Ventilation en Pression ContrôléePressure-Controlled Inverse RatioPCIRV 
 avec rapport I/E supérieur à 1Ventilation  
AIventilation avec Aide InspiratoirePressure Support VentilationPSV 
VSVentilation SpontanéeSpontaneous VentilationSV 
VS-PEP Ventilation Spontanée avec Pression Expiratoire PositiveContinuous Positive Airway PressureCPAP 
PEPPression Expiratoire PositivePositive End Expiratory PressurePEEP 
 ventilation à haute fréquence par jetHigh-Frequency Jet VentilationHFJV 
 ventilation à haute fréquence par oscillationsHigh-Frequency OscillationHFO 
 ventilation à haute fréquence en pression positiveHigh-Frequency Positive Pressure VentilationHFPPV 
 ventilation à deux niveaux de pression expiratoire positiveBIphasic Positive Pressure ventilationBIPAP 
 ventilation avec soupape de sécurité en pressionAirway Pressure Release VentilationAPRV 

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (méthodes de), ventilation artificielle (réglage de la), ventilation artificielle : abréviations usuelles, ventilation assistée, ventilation assistée contrôlée intermittente, ventilation avec pression positive expiratoire, ventilation contrôlée, ventilation contrôlée intermittente, ventilation en pression assistée

ventilation artificielle à haute fréquence par oscillations l.f.

high frequency oscillation ventilation

Ventilation comprise entre 300 et 3 000 mouvements par minute.
On distigue, très arbitrairement, la ventilation mécanique en pression positive, à fréquence élevée (60 à 100 mvt/min), la jet ventilation (100 à 200 mvt/min) et la ventilation par oscillation (300 à 3 000 mvt/min). Ce dernier mode de ventilation est surtout utilisé chez le jeune enfant.
En fait toutes les ventilations, naturelles ou artificielles,  se font par oscillations et celles à haute fréquence utilisent des artifices pour réduire l'espace mort afin de permettre des volumes courants très réduits (ventilation en pression positive : 3 à 5 mL/kg) ; jet ventilation (2 à 5 mL/kg) ; ventilation par haute fréquence (1 à 3 mL/kg).

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

jet ventilation, volume courant

ventilation artificielle (méthodes de) l.f.p.

artificial ventilation (methods of)

Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou si sa ventilation est insuffisante.
Il est possible de faire face à la situation par diverses méthodes de ventilation artificielle que l'on peut classer schématiquement en méthodes externes ou internes (par insufflation).
En premier secours on n'utilise plus d'appareils mécaniques à action externe : on emploie en général des ressuscitateurs (appareils autonomes simples, manuels ou pneumatiques).
En clinique (à l'hôpital, à domicile ou en cours de transport), on utilise des respirateurs (ventilateurs) à alimentation électrique ou pneumatique.
Le tableau ci-dessous résume les diverses méthodes de ventilation artificielle classiques qui ont été proposées. Une * marque celles qui ont des indications spéciales, ** marquent  celles qui sont peu efficaces ou ont des indications très restreintes et *** celles qui sont pratiquement abandonnées. Actuellement,  les respirateurs simples so
nt de plus en plus remplacés par des appareils polyvalents qui, grâce au déclencheur et à des programmateurs, permettent d'assurer de nombreux modes de ventilation.

ventilation artificielle (méthodes de)
méthodes externes
manuelles victime couchée sur le dos*** victime couchée sur le ventre***SilvesterNielsen
par balancement brancard basculant**Eve
 lit basculant* 
par compression abdominale ceinture pneumatique*** 
par compression thoraciqueappareil de Cot*** 
par dépression sur le thoraxcuirasse thoracique*** 
par dépression sur le thorax et l'abdomencuirasse thoracoabdominale** 
par dépression sur tout le corps (sauf la tête) poumon d'acier* 
méthodes électriques par excitation des nerfs phréniques** 
méthodes internes (par insufflation) 
- en premiers secours : méthodes orales : bouche à bouche, bouche à nez 
ressuscitateurs manuels : ballons autogonflables ou soufflets pneumatiques 
ressuscitateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
 semiautomatiques 
 à fréquence fixe 
 relaxateurs de pression* , relaxateurs de volume** 
 mécaniques à alimentation électrique** 
- en cours de transport : *  
ressuscitateurs (en secours) manuels : ballons autogonflables ou soufflets 
respirateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
  relaxateurs de pression** 
  relaxateurs de volume** 
- en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence*  
ressuscitateurs (en secours) manuels : ballons autogonflables ou soufflets 
respirateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
  relaxateurs de pression** 
  relaxateurs de volume** 
- en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence*  

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (dommages causés par la), ventilation artificielle : abréviations usuelles

ventilation artificielle (réglage de la) l.m.

artificial breathing adjustement

Réglage qui doit être fait sur les volumes (volume courant, ventilation) et sur la pression de fin d'insufflation.
La ventilation artificielle doit être quantitativement réglée pour assurer des échanges respiratoires adaptés à l'équilibre du milieu intérieur et qualitativement administrée en tenant compte de la fragilité des poumons.
Réglage quantitatif : la ventilation (V', en litres par minute) du respirateur doit assurer la demande ventilatoire. Si les centres respiratoires fonctionnent normalement on peut s'assurer que cette demande est satisfaite par une épreuve d'apnée. Si les centres respiratoires sont déprimés soit par la maladie, soit sous l'effet de médicaments il faut se substituer au mécanisme naturel en ajustant au mieux l'équilibre des gaz du sang compte tenu de la pathologie (l'équilibre sur les valeurs normales ne convient pas dans beaucoup de situations).
Réglage qualitatif : les trop grands volumes courants insufflés peuvent être source de barotraumatismes. Le réglage doit toujours être fait sur un volume courant, VT, n'exigeant pas une pression trop élevée.
En ventilation contrôlée, on calcule la fréquence, du réglage du volume courant (en tenant compte du volume mort) et de celui de la ventilation :

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle,barotraumatisme, débranchement (épreuve de), volume mort, ventilation, ventilation (dommages causés par la), ventilation x fréquence (diagramme), volotraumatisme

ventilation assistée l.f.

assisted ventilation

Mode de ventilation artificielle consistant à laisser le patient respirer spontanément, en se contentant de compléter l'inspiration de manière à apporter l'appoint de ventilation jugé nécessaire.
En anesthésie ce mode de ventilation se fait très simplement en appuyant à la main sur le ballon pour accompagner le mouvement inspiratoire. En réanimation les respirateurs mécaniques munis d'un déclencheur détectent le mouvement inspiratoire du patient et insufflent une quantité d'air supplémentaire qui peut être prédéterminée. Les relaxateurs de pression fonctionnent naturellement sur ce mode de ventilation mais ils ne contrôlent pas le volume insufflé.
La ventilation assistée est le bon mode de ventilation artificielle avant le sevrage du respirateur car il oblige le centre respiratoire à fonctionner à chaque cycle respiratoire.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, trigger

| /2 | page suivante