immunoglobuline anti-D l.f.
Rh immunoglobulin
Gammaglobuline spécifiquement dirigée contre l’antigène D, utilisée dans la prévention de l’immunisation rhésus fœtomaternelle.
Son but est de neutraliser les hématies fœtales rhésus positif passées dans la circulation maternelle avant que les réactions immunitaires maternelles ne débutent. Chez la femme rhésus négatif non immunisée l’injection d’immunoglobuline anti-D est pratiquée dans un délai de 72 heures au maximum après l’accouchement d’un enfant rhésus positif. Cette prévention s’applique aussi aux avortements spontanés ou provoqués, aux grossesses extra-utérines et à l’occasion de tous les gestes ou circonstances comportant un risque de passage d’hématies fœtales dans la circulation maternelle : cerclage du col utérin, amniocentèse, intervention pelvi-abdominale ou traumatisme abdominal. L’efficacité de cette injection doit être vérifiée par un test de Kleihauer.
E. Kleihauer et K. Betke, pédiatres allemands (1957)
Étym. lat. immunis : exempt de
→ immunisation foetomaternelle, Kleihauer (test de)
chaîne légère d'immunoglobuline l.f.
immunoglobulin light chain
Sous-unité protéique constitutive d'une immunoglobuline, formée d'une région constante (CL) identique quel que soit l'anticorps et d'une région variable (VL) reconnaissant l'antigène cible.
Une immunoglobuline est formée de l'assemblage de quatre sous-unités protéiques : deux chaînes lourdes et deux chaînes légères. Les chaînes légères sont toutefois produites en excès par rapport aux chaînes lourdes, si bien que l'on trouve dans le plasma des chaînes légères libres circulantes. Leur concentration augmente dans le myélome multiple, l'amylose AL et les gammapathies monoclonales de signification indéterminée. Elle peut également augmenter dans d'autres affections touchant les populations lymphocytaires et plasmocytaires, le diabète de type 2 et certaines maladies auto-immunes. Le dosage des chaînes légères libres circulantes est recommandé pour le suivi du myélome à chaînes légères.
→ immunoglobuline, chaîne lourde, myélome multiple, amylose, maladie des chaînes légères
[C1, F3]
Édit. 2019
immunoglobuline A (IgA) l.f.
immunoglobulin A (IgA)
Molécule d’anticorps formée de sous-unités constituées de deux chaînes lourdes alpha (α-1 ou α-2) identiques et de deux chaînes légères kappa ou lambda.
Chaque chaîne lourde comprend un domaine variable VH et trois domaines constants CA. Les régions constantes des chaînes lourdes existent sous deux formes définissant les isoallotypes α-2m(1) et α-2m(2). La chaîne α-2 présente dans la région charnière une délétion d’une séquence dans le site de clivage de nombreux enzymes bactériens ; les IgA2 sont donc résistantes à ces protéases.
Les IgA sériques sont pour la plupart monomériques de sous-classes IgA1, produites par les plasmocytes de la moelle osseuse. Les IgA sécrétoires sont sous forme dimérique ou poly
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline D (IgD) l.f.
immunoglobulin D (IgD)
Immunoglobuline formée par deux chaînes lourdes δ identiques et deux chaînes légères (κ ou λ).
Les chaînes δ sont caractérisées par une très longue région charnière sensible à l’action des enzymes protéolytiques. Ces immunoglobulines sont exprimées essentiellement à la surface des lymphocytes B matures naïfs mais pas sur les lymphocytes B mémoire. Elles ont la fonction de récepteurs d’antigènes des lymphocytes B (BCR = B Cells Receptor). Les concentrations plasmatiques d’IgD sont très faibles (0 à 0,14 mg/L).
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline E (IgE) l.f.
immunoglobulin E (IgE)
Immunoglobuline formée de deux chaînes lourdes ε identiques et de deux chaînes légères κ ou λ.
Les chaînes ε possèdent 4 domaines constants et un domaine VH.
Les IgE ont une demi-vie plasmatique courte (2,3 jours) et une faible concentration plasmatique (3,3 à 188 unités internationales/mL). Ces immunoglobulines se fixent sur les récepteurs cellulaires de haute affinité (FceR) de type 1, notamment à la surface des mastocytes où elles peuvent persister pendant plusieurs semaines.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline G (IgG) l.f.
immunoglobulin G (IgG).
Molécule d’immunoglobuline formée de deux chaînes lourdes identiques de type γ 1, γ 2, γ 3 ou γ 4 et de deux chaînes légères identiques légères κ ou λ.
Les IgG représentent la principale classe d’immunoglobulines du sérum, Les 4 sousclasses d’IgG maternelles passent dans la circulation fœtale et assurent l’immunité passive du nouveau-né, à l’exclusion de toutes les autres classes d’immunoglobulines.
Les IgG1 et les IgG3 activent le complément par la voie classique. Elles participent à l’opsonisation des micro-organismes. Toutes les classes d’IgG ont une fonction de neutralisation des toxines. La demi-vie plasmatique des IgG1, 2 et 4 est de 21 jours, celle des IgG3 de 7 jours. Les pourcentages relatifs des 4 sous-classes dans le sérum sont 66% pour les IgG1, 23% pour les IgG2, 7% pour les IgG3 et 1,4% pour les IgG4.
La concentration normale d’Ig G chez l’adulte est de 7 à 16 g/L. Elle est basse chez le nourrisson (4.0 +/- 2 ,0 g/L) puis augmente progressivement jusqu’à l’âge adulte
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline G STS l.f.
short term sensitizing immunoglobulin
Groupe d'anticorps spécifiques appartenant au sous-groupe des IgG4.
Pour certains, leur intervention devrait être soupçonnée chez l'homme lorsque les prick-tests sont négatifs et que seules les intradermoréactions sont positives.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline M (IgM) l.f.
immunoglobulin M (IgM).
Molécule d’immunoglobuline formée de 5 sous-unités (ou monomères) constituées de deux chaînes lourdes µ symétriques et de deux chaînes légères kappa ou lambda.
Les IgM transmembranaires existent sous forme monomérique à la surface des lymphocytes B. Les IgM solubles sont formées de 5 sous-unités associées entre elles par le peptide J (jonction et par des ponts disulfure). La masse moléculaire des formes pentamériques est de 970 kDa Elles sont pour la plupart dans le secteur intravasculaire. Elles ont la propriété d’activer la voie classique du complément et participent ainsi à la bactériolyse et à l’opsonisation des micro-organismes. C’est la première classe d’immunoglobulines produite lors de l’immunisation par un antigène exogène.
La concentration plasmatique des Ig M chez le sujet adulte normal est d’environ 0,5 à 2,5 g/L. Elle est très faible chez le nouveau-né(0,10 +/- 0,05 g/L) et augmente progressivement jusqu’à l’âge adulte
Étym. lat. immunis : exempt de
Syn. bêta-2-macroglobuline
immunoglobuline monoclonale l.f.
M-component, monoclonal immunoglobulin
Immunoglobuline produite par un clone de cellules lymphoïdes tumorales ou non donnant à l’électrophorèse un pic protéique étroit et symétrique.
Toutes les molécules d’un pic monoclonal ont une structure identique, une même chaîne lourde et une même chaîne légère, la même spécificité idiotypique et, si elles en ont une, la même spécificité anticorps. Les critères requis pour définir la monoclonalité sont plus précis que le simple aspect homogène de migration en électrophorèse : on exige au minimum la démonstration du caractère monotypique kappa ou lambda de la chaine légère, et au mieux la spécificité idiotypique commune de ces immunoglobulines.
En pathologie les immunoglobulines monoclonales s’observent dans les proliférations lympho-plasmocytaires malignes (myélome et macroglobulinémie de Waldenström) mais aussi en dehors de toute prolifération maligne; on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI), ce qui implique une surveillance rapprochée du patient.
On peut obtenir des immunoglobulines monoclonales in vitro par la technique d'hybridation (hybridomes). L'intérêt de cette technique est de produire de manière stable et indéfinie un anticorps utilisable comme réactif de laboratoire ou comme agent thérapeutique. L'usage est de désigner ces produits sous le terme d'anticorps monoclonaux.
J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)
Étym. lat. immunis : exempt de
région constante d'une immunoglobuline l.f.
constant region
Moitié C terminale des chaînes légères (CL) ou partie C terminale des chaînes lourdes (contenant les régions CH1, CH2, CH3 et éventuellement CH4) d'une molécule d'immunoglobuline.
région charnière de l'immunoglobuline l.f.
hinge region
Région hydrophile longtemps considérée comme un simple lien flexible entre les régions Fab et la région Fc de l’immunoglobuline dont la taille et la composition protéique conditionnent la flexibilité générale des IgG ainsi que la fonctionnalité de l’anticorps de par ses interactions avec les effecteurs de l’immunité.
Les nombreux progrès en ingénierie moléculaire ont permis, par l’humanisation des anticorps monoclonaux thérapeutiques, d’augmenter leur demi-vie, de réduire leur immunogénicité et d’accroître ainsi leur efficacité. Les modifications de la région charnière représentent un point clé pour la modulation de la fonctionnalité des IgG.
[C1, Q1]
Édit. 2020
ant-, anti- préf.
Préfixe correspondant soit à une idée d’opposition, soit à un concept de lutte ou de protection.
anti-androgène n.m.
anti-androgen
Substance inhibant l'action des androgènes.
Selon leur formule chimique on distingue les anti-androgènes stéroïdiens et les anti-androgènes non stéroïdiens, dont les effets secondaires sont différents
Médicament progestatif de synthèse antagoniste de l'action des androgènes par inhibition compétitrice des récepteurs cytosoliques, par ex. l’acétate de cyprotérone utilisé pour traiter l’hirsutisme chez la femme
Les médicaments anti-androgènes sont, en urologie, utilisés principalement dans le traitement du cancer de la prostate.
→ cancer de la prostate, hirsutisme
anti-androgène topique l.m.
topical antiandrogen
Produit dont l'application locale a pour but de freiner la sécrétion sébacée qui est androgénodépendante.
Ces produits agiraient en inhibant dans la cellule sébacée la 5-alpha réductase, enzyme de conversion de la testostérone en dihydrotestostérone, et sont ainsi parfois prescrits dans l'acné et l'alopécie androgénogénétique. On utilise des produits synthétiques qui sont des hormones comme la progestérone ou des dérivés œstrogéniques. Toutefois, leur efficacité n'est pas formellement démontrée.
→ 5-alpha réductase, testostérone, progestérone, acné, alopécie androgénogénétique
anti-angineux (médicament) l.m.
anti-anginal drug
Médicament administré par différentes voies : per os, percutané, intraveineuse ou intracoronaire dans le but de calmer instantanément une crise d’angine de poitrine (traitement curatif) ou d’empêcher sa survenue (traitement préventif).
Le but est d’améliorer l’apport d'O2 au myocarde afin d’équilibrer l’offre et la demande. Le mécanisme mis en jeu pour améliorer la fourniture d'O2 varie selon l’action recherchée : vasodilatation coronaire et diminution de la pré-charge (dérivés nitrés), diminution des besoins du myocarde en O2 par inhibition des récepteurs -adrénergiques et ralentissement de la fréquence cardiaque (bêta-bloquants), diminution de la post-charge et effet relaxant sur la fibre myocardique (inhibiteurs calciques), effet spasmolytique, vasodilatation veineuse avec baisse de la pré-charge, vasodilatation des artères coronaires (activateurs des canaux potassiques)..
→ angine de poitrine, dérivés nitrés, bêta-bloquant, inhibiteur calcique
anti-angiogénique adj.
antiangiogenic
Qui s'oppose à l'angiogenèse.
anti-angoreux n.m.
antianginal drug
Médicament utilisé pour traiter l'insuffisance coronarienne responsable de l'angor.
Ils sont représentés par la trinitrine et ses dérivés, les bêta bloquants et les inhibiteurs calciques.
anti-aromatases l.f.p.
aromatase inhibitors
Les anti-aromatases sont des produits entrant en compétition avec l'aromatase, enzyme qui permet à l'organisme de continuer à produire des œstrogènes par transformation des androgènes chez la femme ménopausée.
Leur action anti-œstrogène est utilisée dans le traitement des cancers du sein hormonosensibles c'est-à-dire porteurs à la surface des cellules cancéreuses, de récepteurs hormonaux. Les anti-aromatases sont utilisées uniquement chez les femmes ménopausées. Ils peuvent être administrés pendant plusieurs années en traitement adjuvant du cancer du sein non métastatique soit seuls soit suivis d’un traitement par tamoxifène. Dans les formes métastatiques elles sont utilisées soit de première intention soit après échec d’autres hormonothérapies.
La plus ancienne anti-aromatase est l’aminoglutéthimide nécessitant la prise d’un traitement substitutif corticoïde, abandonnée, au profit des nouvelles anti-aromatases ne nécessitant pas une corticothérapie. Deux catégories de ces dernières sont actuellement utilisés dans la traitement des cancers du sein les inhibiteurs stéroïdiens irréversibles, tels que l'exémestane ou le formestane qui forment un lien désactivant permanent avec l'aromatase ; les inhibiteurs non-stéroïdiens, tels que l'anastrozole, le létrozole, qui inhibent la Synthèse d'œstrogènes via une compétition réversible avec les autres substrats qu'utilise l'aromatase pour produire les œstrogènes.
Une résistance à l’une des familles de produits (stéroïdiens ou non stéroïdiens) n’implique pas une résistance à l’autre.
Ces médicaments ne sont pas dépourvus d’effets secondaires, en particulier bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, douleurs articulaires et une diminution de la densité minérale osseuse, facteur de risque d'une ostéoporose. Chez les femmes atteintes ou à risque d'ostéoporose avant le début du traitement, une ostéodensitométrie osseuse est effectuée et réalisée à intervalles réguliers dans tous les cas si le traitement est prolongé.
Syn. inhibiteurs de l’aromatase
→ aromatase, cancer du sein, hormonothérapie, hormonothérapie du cancer du sein, récepteur hormonal
[F2, G5, O5]
Édit. 2018
anti-arythmiques (médicaments) l.m.
anti-arrhythmic drugs
Médicaments administrés per os ou intraveineux dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par ex. quinidine), Ib (par ex. lidocaïne), Ic (p.ex. flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.
anti-cétogène adj.
antiketogenic
Susceptible de s'opposer à la formation des corps cétoniques chez le diabétique.
Les acides aminés, dont le métabolisme est glucoformateur, sont anti-cétogènes dans la mesure où l'acide pyruvique, l'acide oxaloacétique ou l'acide glutamique permettent de dégrader l'acide acétylacétique par le cycle tricarboxylique.
anticorps anti-ADN l.m.p.
antibody anti-DNA
Auto-anticorps réagissant avec l’acide désoxyribonucléique (ADN) présents dans le sérum de la majorité des malades atteints de lupus érythémateux disséminé dont ils constituent un marqueur sérologique quasi-spécifique.
La plupart des techniques séro-immunologiques courantes permettent la détection dans le sérum des anti-ADN que ce soit l’immunofluorescence indirecte sur préparation contenant des noyaux entiers où les anti-ADN donnent une fluorescence périphérique des noyaux et surtout les techniques utilisant de l’ADN purifié : test radio-immunologique de Farr et immuno-essais en phase solide (RIA et ELISA). L’immunofluorescence sur préparation de Crithidia luciliae qui contient une mitochondrie géante riche en ADN natif permet la détection des seuls anti-ADN natifs. Les anti-ADN sont hétérogènes, réagissant les uns avec l’ADN natif bicaténaire, les autres avec l’ADN dénaturé monocaténaire et les derniers avec les deux types d’ADN. Seuls les sérums de lupus sont riches en anti-ADN natif, le taux de ces anticorps variant avec les poussées évolutives de la maladie. Les anti-ADN que l’on rencontre dans d’autres maladies (polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie, syndrome de Gougerot-Sjögren, hépatite chronique active, lupus induits, etc.) sont essentiellement des anti-ADN dénaturés. Les complexes immuns ADN natif-anti-ADN jouent un rôle déterminant dans la pathogénie de certaines manifestations du lupus, en particulier les glomérulonéphrites lupiques.
anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles l.m.p.(ANCA)
anti-neutrophil-cytoplasmic antibodies
Auto-anticorps dirigés contre des antigènes présents dans les granules azurophiles des polynucléaires neutrophiles.
Ce sont des marqueurs diagnostiques des vascularites, dont ils ont changé le diagnostic et la classification. Ils sont également utiles au diagnostic de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et parfois d’hépatopathies auto-immunes.
Leur recherche s’effectue en immunofluorescence sur des frottis de polynucléaires humains fixés à l’éthanol et permet de définir trois types d’anticorps en fonction de la localisation de la fluorescence :
- c-ANCA (fluorescence cytoplasmique),
- p-ANCA (fluorescence périnucléaire),
- x-ANCA (ANCA atypique).
La cible des c-ANCA est dans 95 % des cas, la protéinase 3 (PR3), plus rarement l’antigène cap57 (ou BPI : bacterial permeability increasing protein). Les c-ANCA sont décelés à un titre élevé au cours de la maladie de Wegener mais ils peuvent être négatifs au début de la maladie, lorsque celle-ci est localisée ou peu active. Ils sont également détectés dans environ 30 % des polyangéites microscopiques, 10 % des syndromes de Churg et Strauss et moins de 10 % des périartérites noueuses. Ils ne sont pas trouvés dans l’artérite de Takayasu.
Les p-ANCA sont dans la majorité des cas dirigés contre la myéloperoxydase ou contre d’autres antigènes comme la lactoferrine, la cathepsine G ou l’élastase. Ils sont décelés au cours de diverses maladies, associés ou non à des signes de vascularites : polyangéite microscopique, glomérulonéphrites, syndrome de Churg et Strauss, périartérite noueuse, maladie de Wegener, lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde...
Les x-ANCA sont détectés dans 50 à 70 % des cas de rectocolite hémorragique et dans 2 à 20 % de maladie de Crohn. Leur recherche participe, en association avec celle des anticorps anti-Saccharomyces cerevisae, au diagnostic différentiel entre la rectocolite hémorragique et la
maladie de Crohn.
Ils sont également présents dans 40 à 70 % des cas de cholangite sclérosante primitive.
auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de
Syn. anticorps anti-cytoplasme de polynucléaires (ACPN)
→ protéinase 3, myéloperoxydase, lactoferrine, cathepsine, élastase ; Saccharomyces cerevisiae, auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de)
[F3, N3]
Édit. 2019
anticorps anti-gliadine l.m.
anti-gliadin antibody
Anticorps dirigé contre la gliadine, protéine riche en proline et glutamine présente dans le gluten des farines de céréales, notamment du blé.
Ces anticorps sont détectables dans le sérum de la majorité des patients atteints de maladie cæliaque (intolérance au gluten).
anticorps anti-idiotype l.m.
anti-idiotype antibody
Auto-anticorps qui, en bloquant les récepteurs HLA-DR des immunoblastes maternels stimulés par les antigènes paternels, permettraient une tolérance immunitaire à l'égard de l'embryon.
anticorps anti-La l.m.
anti-La antibody