Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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élimination des médicaments l.f.

drug elimination

Expression impropre mais habituelle pour désigner un processus évacuant les substances médicamenteuses accompagnées de leurs métabolites hors de l'organisme où elles ont été introduites.
L’élimination passe par les émonctoires et médicament peut être éliminé par l'urine, les fèces, la salive, l'air expiré, les larmes, la sueur, le lait.

Étym. lat. eliminare : faire sortir, mettre dehors

médicament, émonctoire

[C2, G3, G5, E1]

Édit. 2019

émonctoire n.m.

Organe qui élimine les déchets du métabolisme.
Le foie, les reins, les intestins et les poumons exercent un rôle d’émonctoire. Le foie a par ailleurs la faculté d’éliminer des substances toxiques.

Étym. lat. emunctorium, dérivé de emungere : moucher

[C2]

Édit. 2019

encéphalopathie par troubles de la régulation thermique l.f.

thermic regulation disorders encephalopathy

Souffrance cérébrale pouvant atteindre le coma, liée à des variations extrêmes de la température corporelle.
Surtout chez des personnes âgées, une exposition au grand froid, une intoxication alcoolique ou médicamenteuse (barbituriques, neuroleptiques), peuvent être en cause. Mais un état apparent de mort cérébrale lié à l'hypothermie reste réversible après réchauffement.
Un "coup de chaleur" peut évoluer vers un coma, voire la mort, ou des séquelles, en l'absence de réanimation avec refroidissement et réhydratation. On différencie le coup de chaleur par température ambiante très élevée, survenant chez des personnes dont la thermorégulation est fragile (sujets sous neuroleptiques, âgés, etc.), de l'hyperthermie maligne par effort excessif.

hypothermie profonde, coup de chaleur exogène, hyperthermie maligne d'effort

[C2, H1]

Édit. 2019

encéphalopathie postanoxique l.f.

postanoxia encephalopathy

Syndrome neurologique relevant d'atteintes cérébrales transitoires (déplétion énergétique) ou définitives (mort de cellules) constitué à la suite d'une encéphalopathie anoxique avec généralement coma initial.
L'évolution est d'autant plus défavorable que la durée de l'anoxie initiale a été plus longue. Les formes graves peuvent évoluer assez rapidement vers la mort cérébrale, d'autres évoluent vers un état végétatif sans espoir d'amélioration mais des comas d'assez longue durée peuvent évoluer vers la récupération de la conscience et même vers une guérison avec ou sans séquelle apparente, toutefois une telle guérison peut cacher des séquelles infracliniques portant essentiellement sur la mémoire à court terme et le psychisme. Si la respiration et la circulation sont rétablies rapidement, les intoxications médicamenteuses ont une évolution généralement favorable.
De toute façon une amnésie rétrograde couvrant la période de l'accident hypoxique est fréquente. Les séquelles (hémiplégies, troubles de l'élocution, et de l'idéation, parfois des troubles des sens (olfaction, vue, audition...) correspondent essentiellement à diverses atteintes nerveuses centrales. D'autres lésions peuvent résulter de l'hospitalisation (escarres, infection nosocomiale, séquelles de trachéotomie, ankyloses des articulations des membres, coudes et pieds équins plus particulièrement), hospitalisme et retard du développement intellectuel chez l'enfant, etc.
L'essentiel du traitement consiste en une assistance cardiorespiratoire la plus précoce et la plus efficace que possible. L'oxygénothérapie hyperbare précoce est indiquée surtout dans les intoxications oxycarbonées. Un nursing soigneux et une kinésithérapie précoce sont indispensables.

arrêt cardiaque, coma, encéphalopathie anoxique, état végétatif, hypoxie, kinésithérapie, mort cérébrale, nursing

[C2, H1, G2]

Édit. 2019

encéphalopathies par carence vitaminique l.f.p.

encephalopathies due to a vitamin deficiency

Manifestations cérébrales relevant de quatre ordres principaux de carences vitaminiques.
La carence en vitamine B1 se traduit tout particulièrement per l'encéphalopathie de Gayet-Wernicke-Korsakoff.
Le syndrome neuroanémique observé lors de l'anémie de Biermer est attribué  à une carence en vitamine B12. En seront rapprochées les carences en folates, avec notamment des lésions de la substance blanche (leucoencéphalopathie) pouvant comporter une évolution démentielle parfois réversible, souvent associée à une polyneuropathie sensitivomotrice, à une sclérose combinée de la moelle, à des "jambes sans repos" ou à un syndrome cérébelleux, même sans la présence d'une anémie macrocytaire. L'atteinte de la substance blanche est visualisée par l'IRM tant au niveau encéphalique que médullaire. Dans les carences en cobalamine, souvent en l'absence de tout signe d'anémie de Biermer, des modifications de la personnalité et des états délirants sont observés. Si bien qu'un lien avec une carence en vitamine B12 peut alors être discuté.
Plutôt que d'un apport insuffisant, la carence en vitamine B6 résulte surtout de l'action antagoniste de certains médicaments (isoniazide en particulier). Elle peut se traduire par un état confusionnel et/ou une crise convulsive.
Observé notamment chez l'alcoolique chronique dénutri, un manque en vitamine PP peut se traduire par une confusion, voire un coma, associés à une importante hypertonie, en faveur d'une origine ou plutôt d'une participation pellagreuse à l'encéphalopathie. Certains alcooliques en état confusodémentiel ne régressent pas avec la seule vitamine B1. Ainsi se justifie l'adjonction de vitamine PP dans de tels troubles.

C. J. Gayet ophtalmologiste français, membre de l'Académie de médecine (1875) ; C. Wernicke, neuropsychiatre allemand (1881) ; S. S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887) ; M. A. Biermer, médecin interniste allemand (1868)

vitamine B1, Biermer (maladie de), folates (carence en), Gayet-Wernicke-Korsakoff (syndrome de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), leucoencéphalite, pyridoxine, nicotinamide

[C2, H1, R1]

Édit. 2019

système endocannabinoïde l.m.

endocannabinoid system

Ensemble de récepteurs cellulaires sensibles aux cannabinoïdes endogènes, tels que l’anandamide.
Les récepteurs CB1 du système endocannabinoïde  sont présents surtout au niveau des neurones, mas aussi des adipocytes. Ils jouent un rôle dans la régulation de la consommation des aliments.

Étym. gr. endon : à l’intérieur ; lat. cannabis : chanvre

[C2, C3]

Édit. 2019

endochondral adj.

endochondrial

enchondrale (ossification)

[I1,C2,O1]

Édit. 2018

endocytose n.f.

endocytosis

Inclusion active intracellulaire, par invagination de la membrane cytoplasmique, de grosses molécules (phagocytose), de petites particules, de microbes (microcytose), de molécules solubles (pinocytose), constituant une vésicule d'endocytose ou endosome.
Ce processus contribue à la formation du phagosome dans le cytoplasme. Le phagosome, reconnu par un ou plusieurs lysosomes primaires, fusionne avec lui et forme un lysosome secondaire. Le matériel enrobé est digéré par la grande quantité d'enzymes lysosomiques et déversé dans le cytoplasme. Le matériel non digéré forme un corps résiduel entouré d'une membrane. Des corps résiduels multivésiculaires peuvent se former. Un corps résiduel peut se déverser à la surface par exocytose. La plupart des phénomènes d'endocytose sont sélectifs et dépendent de récepteurs spécifiques, situés au niveau de la membrane cytoplasmique, dans de petites invaginations de cette membrane, les puits cottés recouverts ou puits à clathrine, du nom de la protéine qui recouvre la face interne de la membrane.

Étym. gr. endon : en dedans ; kutos : cellule

Ant. exocytose

phagocytose, microcytose, pinocytose, phagosome, lysosome, protéolyse, endosome, exocytose, clathrine, cotté, clathrine

[ C2]

Édit. 2019

endoenzyme n.m.

endoenzyme

Enzyme produit par une cellule et sécrété dans le milieu intracellulaire.

Ant. exoenzyme

exoenzyme

[A2, C1, C2]

Édit. 2019

endolymphe n.f.

endolympha (TA)

endolymph

Liquide qui remplit les cavités du labyrinthe membraneux de l’oreille interne.
Il se différencie de la périlymphe qui remplit l’espace compris entre le labyrinthe membraneux et les parois du labyrinthe osseux).
Ce liquide remplit les trois conduits semi-circulaires, l’utricule, le saccule et le conduit cochléaire, toutes cavités qui communiquent entre elles. C’est dans l’endolymphe que sont suspendues les statoconies. Ce sont les mouvements de ce liquide qui font vibrer les cils des cellules sensorielles des divers appareils terminaux du nerf auditif.

A. Scarpa, anatomiste et chirurgien italien, membre de l'Académie de médecine (1752-1832)

Syn. anc. aquula interna, humeur de Scarpa

statoconie

[A1, C2, P1]

Édit. 2019

endonucléase n.f.

endonuclease

Enzyme de type phosphodiestérase qui coupe la liaison phosphodiester entre deux nucléotides à l’intérieur d’une chaîne polynucléotidique.
Il existe de nombreux types d’endonucléases que l’on distingue en fonction de leur substrat qui peut être de l’ADN ou de l’ARN chacun mono- ou bi-caténaire, ou encore un hybride ADN/ARN. Le pancréas sécrète de nombreuses endonucléases dont la fonction est de détruire les acides nucléiques apportés par l’alimentation en libérant les nucléotides qu’ils contiennent. Ces enzymes sont aussi utilisées dans les laboratoires pour réaliser les constructions d’ADN recombinants.
A titre d’exemples la DNase I détruit les ADN bi-caténaires, la Nucléase S1 ou la DNase V détruisent les ADN mono-caténaire, la RNase H, qui est une enzyme codée par le génome des rétrovirus, détruit spécifiquement l’ARN d’hybrides ADN/ARN et les endonucléases de restriction, qui sont d’origine bactériennes, coupent un ADN bi-caténaire au niveau d’une séquence spécifique.  

endonucléase de restriction, phosphodiestérase

[C1, C2, Q1]

Édit. 2020

endoprotéinase n.f.

endoproteinase

Enzyme qui catalyse l’hydrolyse de la liaison peptidique qui unit les acides aminés dans les chaînes polypeptidiques qui constituent les protéines.       
Les protéines de l’alimentation sont détruites dans le tube digestif par des endoprotéinases d’origine gastrique et pancréatique comme la trypsine, la chymotripsine, l’élastase,… qui libèrent tous les acides aminés qui les constituent 

Syn. endopeptidase

[C1, C2]

Édit. 2020

endorphine n.f.

endorpine

Neuropeptide opioïde endogène, dérivé de la pro-opiomélanocortine hypothalamique et aussi  produit dans d’autres parties de l’encéphale, la moelle épinière, le tube digestif.., se liant comme les enképhalines à des récepteurs spécifiques intervenant particulièrement dans l’analgésie.
Les endorphines α, β et γ produites dans l'hypothalamus ont des zones de projection dans les aires liées à l'expression des émotions, à certains comportements et aux mécanismes de l'analgésie.
Ces peptides se forment par clivage de la pro-opiomélanocortine puis de la lipotropine (LPH). La β-endorphine, peptide de 31 acides aminés, est libérée de l'extrémité COOH-terminale de la β-lipotropine. La γ-endorphine en dérive par coupure au-delà du résidu 17, et l'α-endorphine par coupure après le résidu 16. Ces endorphines ont en commun à l'extrémité NH2-terminale, un pentapeptide identique à la méthionine-enképhaline. Les récepteurs µ pour lesquels la morphine a le plus d'affinité, fixent toutes les endorphines. Les récepteurs ε plus spécifiques de la β -endorphine ont un effet relâchant sur certains muscles.
Malgré de nombreuses recherches, le rôle des systèmes endomorphiniques dans la nociception est encore imparfaitement élucidé. Cependant leur réalité, clairement démontrée, débouche sur des applications thérapeutiques : injections péridurales, intrathécales et même intraventriculaires, mises à profit notamment en obstétrique, en chirurgie, en cancérologie.

Étym. contraction d’endogène et de morphine

Syn. endormorphine

morphine, enképhaline, pro-opiomélanocortine, lipotropine

[C1, C2, H1, O4]

Édit. 2020

endosmose n.f.

endosmosis

Courant osmotique qui pénètre à travers la membrane semi-perméable d’un espace clos, tel qu’une cellule quand son contenu est hypertonique.

Étym. gr. endon : dedans ; ôsmos action de pousser

Ant. exosmose

osmose, exosmose

[B1, C1, C2]

Édit. 2020

endothéline n.f.

endothelin

Peptide de 21 acides aminés, l'un des plus puissants vasoconstricteurs connus, sécrété par les endothéliums vasculaires sous l'effet de l'angiotensine II.
L'étude de l'ADN génomique humain a montré qu'il existait trois endothélines qui n'ont une action qu'au niveau de l'endothélium en libérant entre autres de l'activateur tissulaire du plasminogène.

Sigle EDCF pour Endothelial cell contracting factor

vasomotricité, endothélium, angiotensine (I, II, III, IV) , plasminogène

[C1, C2, K4]

Édit. 2020

Enghoff (hypothèse d') l.f.

Enghoff hypothesis

Hypothèse selon laquelle la pression partielle du dioxyde de carbone est quasiment la même dans l'air alvéolaire que dans les artères.

H. Enghoff, physiologiste suédois (1931)

diffusion (capacité de)

[C2, K1]

Édit. 2020

entérogastrone n.f.

enterogastrone

Syn. peptide inhibiteur gastrique, GIP

peptide inhibiteur gastrique, GIP

[C1, C2 L1]

Édit. 2020

entérokinase n.f.

enterokinase

Enzyme  glycoprotéique, soluble, sécrété par la muqueuse duodénale, dont la fonction est l’activation du trypsinogène en trypsine, en supprimant un peptide N-terminal du trypsinogène.
Sa spécificité serait due à la présence, dans ce peptide N-terminal, de quatre acides aminés aspartate. Son action est optimale de pH 6 à pH 9. La trypsine étant elle-même à l’origine de l’activation de la plupart des autres enzymes pancréatiques, l’entérokinase est le point de départ de la cascade d’activation des enzymes pancréatiques. Plusieurs cas de déficit congénital en entérokinase ont été décrits.

Syn. entéropeptidase

[C1, C2, L1]

Édit. 2020

entérostatine n.f.

enterostatin

Pentapeptide résultant de l’action de la trypsine sur la procolipase, sécrétée par le pancréas, libérant la colipase.
L'entérostatine est un puissant anorexigène qui sert de signal pour limiter l'ingestion d'aliments lipidiques. Elle diminue la sécrétion d'insuline. L'entérostatine est aussi produite par des cellules endocrines du tractus gastro-intestinal.

colipase, trypsine

[C1, C2, L1]

Édit. 2020

entraînement n.m.

training, coaching

En médecine du sport, pratique par une personne d'une activité physique en vue de l'amélioration des performances.
L'importance de l'entraînement se juge par le nombre d'heures qui lui sont consacrées par semaine. Des contrôles médicaux peuvent être pratiqués au cours de l'entraînement autant pour apprécier la santé du sujet, pour éviter les excès ou une activité inappropriée, que pour éviter la syndrome de surentraînement : la fréquence cardiaque, la ventilation, la consommation d'oxygène, la lactatémie dans le sang capillaire, etc.

[C2, N1]

Édit. 2020

environnement épigénétique l.m.

epigenetic environment

Ensemble des régulations au sein du cytoplasme qui comporte des interactions et échanges d'informations entre cytoplasme et noyau.

épigénétique, mémoire épigénétique

[C2, Q1]

Édit. 2020

enzymatique adj.

enzymic

Relatif à un enzyme.

enzyme

[C1, C2]

Édit. 2020

enzyme n.f. ou m.f.

enzyme

Substance de nature protéinique, généralement macromoléculaire, douée d'une activité catalytique vis-à-vis de molécules, appelées substrats.
La plupart des réactions biochimiques sont catalysées par des enzymes spécifiques.  
On distingue les enzymes des autres catalyseurs physiques ou chimiques par leurs propriétés de protéines : non dialysables, dénaturés par la chaleur ou par d'autres agents physiques. Certaines enzymes sont des holoprotéines, comme la ribonucléase bovine constituée d'une chaîne de 124 acides aminés. D'autres sont des hétéroprotéines, comme les catalases qui sont des chromoprotéines ferriporphyriniques, les oxydases à cuivre ou les déshydrogénases flaviniques ; pour ces enzymes on parle d'apoenzyme pour désigner la molécule protéinique, et de coenzyme pour la molécule non protéique nécessaire à l'activité de l'enzyme total appelé holoenzyme.
L'enzyme présente un site de fixation du ou des substrats, voisin ou confondu avec le site catalytique. Il peut aussi posséder des sites de fixation d'effecteurs, soit activateurs, soit inhibiteurs et se présenter sous plusieurs formes allostériques, permettant une modulation de son activité.
Lorsque l'activité catalytique nécessite la coopération de plusieurs protéines et éventuellement d'autres molécules, on parle de système enzymatique, comme p. ex. la palmitate-synthétase. Certaines macromolécules biocatalytiques non protéiniques comme les ribozymes, qui sont des acides nucléiques, sont considérées comme des enzymes.
.

W. Kühne, physiologiste allemand (1877)

Étym. gr. en : dans ; zumê : levure
Le genre du mot enzyme a été l'objet de controverses. Initialement introduit par W. Kühne en 1877, sous la forme neutre allemande "das Enzym" et construit comme "encéphale", il fut traduit par enzyme au

Syn. (désuet) : diastase

[C1, C2]

Édit. 2020

enzyme branchant n.f.

connecting enzyme

Se dit d’une enzyme qui catalyse la synthèse d’une ramification sur une chaîne polymérique.
S’applique spécialement à une amylo-1-4,1-6-transglucosidase.

amylo (1-41-6) transglucosidase

[C1, C2]

Édit. 2020

enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.

angiotensin converting enzyme

Enzyme qui intervient d'une part sur le système rénine angiotensine en transformant l'angiotensine I en angiotensine II, substance fortement vasopressive, et d'autre part en inactivant la bradykinine.
L'enzyme est une dipeptidyl-carboxypeptidase formée de 1278 acides aminés. Son activité enzymatique est peu spécifique. Elle agit aussi sur d'autres  peptides vasodilatateurs. L'analogie structurale de l'enzyme de conversion de l'angiotensine avec la bradykinine et la kininase II explique l'interaction.
Normalement sécrétée par le foie et les cellules endothéliales, elle peut l’être au cours de certaines inflammations, en particulier en cas de granulomes tuberculoïdes. 
L'enzyme de conversion, localisé sur la membrane des cellules endothéliales, présente un polymorphisme génétique : certains sujets, qui ont une concentration plasmatique augmentée d'enzyme de conversion, ont un risque accru de maladies cardiovasculaires. Dans la sarcoïdose, le dosage de cette enzyme dans le sérum peut révéler son élévation et, bien que sa spécificité soit médiocre, il est néanmoins utile lors de la surveillance évolutive. 
A titre thérapeutique, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'insuffisance cardiaque.

Syn. angioconvertase

Sigle ECA

enzyme, angiotensine (I, II, III, IV), système rénine-angiotensine, bradykinine

[C1, C2, K2, K4]

Édit. 2020

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