virus oncogènes l.m.p.
oncogenic virus
Virus qui provoquent des tumeurs malignes chez l’Homme ou chez l’animal.
Ce sont des virus à ADN ou ARN qui s’intègrent dans le génome d’une cellule animale ou végétale et sont susceptibles d’en modifier le rythme mitotique, de la rendre insensible aux stimulations extérieures et immortelles (ou insensibles à l’apoptose naturelle).
A côté de la mosaïque du Tabac (historiquement premier oncovirus identifié) on connaît chez l’Homme l’ Epstein Barr virus (ADN) associé à certains cancers du pharynx, certains papillomavirus (ADN) associés au cancer cervico-utérin, l’Hepadnavirus (ADN) responsable de l’hépatite B et du carcinome hépatobiliaire et chez l’animal une grande variété de rétrovirus (ARN) associés à des leucémies aviaires (Deltarétrovirus), félines…
Les Deltarétrovirus (virus de la leucémie aviaire, virus du sarcome de Rous, virus HTLV1 ou Human T Leukemia Virus, associé à des leucémies se développant après plusieurs années d’infection chronique), le virus simien 40 (SV40), le virus Epstein-Barr, l’herpèsvirus humain 8 (HHV8) associé aux lésions tumorales de la maladie de Kaposi et à certaines formes de maladie de Castleman en sont d’autres exemples ; certains sérotypes de papillomavirus humains sont impliqués dans différents cancers : du col de l’utérus, anal, ou ORL.
B. Castelman, anatomopathologiste américain (1956) ; F. P. Rous, virologue américain, prix Nobel de médecine en 1966 (1911) ; M. A. Epstein, Sir, virologiste et anatomopathologiste et Yvonne M. Barr, virologiste britanniques (1964) ; M. K. Kaposi, dermatologiste hongrois, membre de l'Académie de médecine (1887) ; R. Dubelcco, virologiste américain d'origine intalienne, prix Nobel de médecine en 1975 (1976) : H. E. Varmus et J.M. Bishop, biologistes américains, prix Nobel de médecine en 1989 (1976)
Syn. oncovirus
→ cancer du pharynx, papillomavirus, virus de l'hépatite B, carcinome hépato-cellulaire, HTLV, herpès virus 8, Kaposi (maladie de)
[F2 C1]
Édit. 2020
voie de signalisation Sonic Hedgehog l.f.
La Sonic hedgehog est, chez les mammifères, l'une des trois protéines impliquées dans la voie de signalisation nommée Hedgehog ; la protéine SHH est le ligand de la voie de signalisation Hedgehog le mieux étudié ; il joue un rôle clé dans la régulation de l'organogénèse des vertébrés, tels que la croissance des doigts sur les membres et l'organisation du cerveau ; son gène est le SHH situé sur le chromosome 7 humain.
« La voie de signalisation Sonic Hedgehog (SHH) est depuis longtemps connue pour jouer un rôle majeur au cours du développement embryonnaire, à la fois chez la drosophile et chez les vertébrés. Ces dernières années, son implication dans la cancérogenèse a émergé, et il est aujourd'hui admis que cette voie participe à la transformation maligne de multiples types cellulaires soit par mutation de certains de ses composants, soit par son activation aberrante. De nouvelles thérapies moléculaires ciblées inhibitrices de la voie montrent une activité certaine dans plusieurs tumeurs, dont le carcinome basocellulaire, le médulloblastome ou l'adénocarcinome pancréatique. L'évaluation de ces inhibiteurs dans d'autres types tumoraux est actuellement à l'étude et donne des résultats prometteurs, laissant présager que la voie de signalisation SHH pourrait représenter une des cibles thérapeutiques d'avenir. »
Ref. S. Watson, C. Serrate, S. Vignot - Voie de signalisation Sonic Hedgehog : du développement embryonnaire aux thérapies moléculaires ciblées - Bulletin du Cancer, volume 97, Issue 12, December 2010, Pages 1477–1483 (résumé)
voix ligneuse l.f.
ligneous voice
Type de dysphonie se traduisant par une voix rauque et râpeuse, retrouvée souvent chez les malades atteints d’un cancer de la corde vocale.
Étym. lat. vox, vocis : voix
Walsh (technique de) l.f.
Walsh technique of radical retropubic prostatectomy.
Technique chirurgicale de préservation des éléments vasculonerveux érecteurs lors de la prostatectomie totale pour cancer.
P. C. Walsh, chirurgien urologue américain (1982)
Wertheim (opération de) l.f.
Wertheim’s operation
Méthode chirurgicale de traitement du cancer du col de l'utérus par colpohystérectomie élargie.
Elle associe une hystérectomie totale sans conservation annexielle avec colpectomie large et une ablation bilatérale sus et sous-urétérale de la base des ligaments larges.
E. Wertheim, gynécologue autrichien (1900) ; M. Magara, gynécologue japonais (1961)
xéno-œstrogène n.m.
environmental œstrogen, xenoœstrogen
Substance naturelle ou synthétique, étrangère à l’Homme, dont l’absorption peut entraîner des effets œstrogéniques.
On reconnaît parmi les xéno-œstrogènes des substances naturelles présentes dans les plantes (phyto-œstrogènes) comme la génestine du soja, le resvératrol du raisin), ou dans des levures (myco-œstrogènes comme la zéarélénone des céréales). D'autres sont des œstrogènes de synthèse (comme l'éthinylestradiol et le diéthylstilbestrol) ou d'origine animale (œstrogènes équins). D'autres enfin sont des polluants chimiques d'origine agricole (pesticides comme le DDT, organochlorés comme le méthoxychlore, la chordane, la chlordécone, ou organophosphorés comme le chlorpyriphos) ou industrielle (comme le bisphénol et les phtalates, issus de la dégradation des plastiques). Ils sont susceptibles de se comporter comme des perturbateurs endocriniens, altérant les fonctions génitales du fœtus, la fertilité masculine et féminine, le développement pubertaire, ou encore contribuant à la constitution d’un cancer mammaire....
Étym. gr. xénos : étranger, oistros : rut; gennan : engendrer
→ œstrogènes, phyto-œstrogènes, myco-œstrogènes, perturbateurs endocriniens
[O4]
ATM gene sigle angl.
ATM serine/threonine kinase
Gène situé sur le locus chromosomique 11q22.3 qui gère l’activité d’une protéine du noyau cellulaire contrôlant la croissance et la division cellulaire de nombreux organes et en particulier des systèmes nerveux et immunitaire.
De plus cette protéine assiste les cellules dans la reconnaissance des lésions de brin d’ADN.
Des mutations de ce gène sont responsables de l’ataxie-télangiectasie, interviennent dans la genèse du cancer du sein et d’autres cancers.
Leila Dorling, épidémiologiste britannique (2021) ; Chunling Hu, scientifique américaine (2021)
Syn. AT mutated, AT protein, AT1, ATA, ataxia telangiectasia mutated, ataxia telangiectasia , mutated (includes complementation groups A, C and D), ataxia telangiectasia mutated protein, ATC, ATD, ATDC, ATE, ATM_HUMAN, human phosphatidylinositol 3-kinase , omo
[H1,K2,Q1,O5]
Édit. 2021
anticorps anti-Hu l.m.p.
anti-HU antibodies
Les anticorps anti-HU, parmi les plus fréquents des anticorps anti neuronaux, dirigés contre certaines protéines neuronales, sont responsables de syndromes paranéoplasiques dont les principaux sont l’ataxie cérébelleuse, l’encéphalite limbique, les neuropathies sensitives périphériques; syndromes observés le plus souvent chez des patients atteints de cancer du poumon à petites cellules.
Comme dans le cas des affections neurologiques associées aux autres anticorps anti-neuronaux, le syndrome paranéoplasique précède le plus souvent la tumeur de quelques mois à plusieurs années. La tumeur est souvent asymptomatique, de petite taille. Le moyen le plus efficace de traiter le syndrome neurologique est de traiter la tumeur. Le PET scan peut découvrir des tumeurs de très petite taille, mais est peu spécifique ; sa valeur prédictive positive est considérablement accrue par la mise en évidence des anticorps anti-neuronaux.
En dehors des syndromes paranéoplasiques neurologiques, la mise en évidence des anticorps anti-HU dans le sérum ou par immunomarquage peut être proposée pour l’étude du système nerveux entérique, impliqué dans les maladies motrices de l’intestin. Les anticorps anti-HU peuvent s’associer à une pseudo-obstruction intestinale paranéoplasique révélatrice d’un carcinome bronchique à petites cellules. Il apparaît que l'immunomarquage anti-Hu permet une détection beaucoup plus fiable que l'histologie conventionnelle; elle est indispensable à la détection d'une éventuelle hypoganglionose.
Syn. anticorps ANNA1 (anti-neuronal nuclear antibody type 1)
→ syndrome paranéoplasique, carcinome bronchique à petites cellules, anticorps anti neuronaux
[F2, F3, K1, L1]
Édit. 2019
ectosome n.m.
ectosome
Vésicules de 100 à 500 nm de diamètre formées dans la membrane cellulaire et libérées à partir de celle-ci dans le milieu extracellulaire pour communiquer avec une cellule cible.
Les ectosomes contiennent dans leur membrane de nombreuses protéines, en particulier des récepteurs, des glycoprotéines et des métalloprotéinases matricielles. A l’intérieur des vésicules, on trouve également de nombreux ARN. Une fois libérées dans le milieu extracellulaire, ces vésicules vont pouvoir fusionner avec la membrane de cellules cibles situées à distance et y délivrer les protéines et acides nucléiques qu’elles transportent. Les ectosomes paraissent jouer un rôle important dans les communications intercellulaires et ont été impliqués dans de nombreuses pathologies, en particulier le cancer, les maladies neurodégénératives et les maladies auto-immunes.
Les exosomes et les ectosomes jouent le même rôle de transporteurs de protéines et d'acides nucléiques d'une cellule à une autre. Les diff rences entre ces deux types de vésicules extracellulaires portent essentiellement sur leur taille (les exosomes sont plus petits que les ectosomes) et sur leur site de fabrication (les ectosomes sont produits dans la membrane alors que les exosomes le sont dans le cytoplasme).
→ exosome
[C2,C3,F3]
Édit. 2018
exosome n.m.
exosome
Vésicules extracellulaires de 50 à 150 nm de diamètre formées à l’intérieur des cellules à partir de corps multivésiculaires puis secrétées dans le milieu extracellulaire pour communiquer avec une cellule cible.
Les exosomes contiennent de très nombreuses protéines et acides nucléiques, en particulier des ARN. Une fois libérés dans le milieu extracellulaire, ils vont pouvoir fusionner avec des cellules cibles et leur délivrer les composants qu’ils transportent. Ils jouent un rôle important dans les communications inter-cellulaires et ont été impliqués dans de nombreuses pathologies, en particulier le cancer, les maladies neurodégénératives et les maladies auto-immunes.
Les exosomes et les ectosomes jouent le même rôle de transporteurs de protéines et d'acides nucléiques d'une cellule à une autre. Les différences entre ces deux types de vésicules extracellulaires portent essentiellement sur leur taille (les exosomes sont plus petits que les ectosomes) et sur leur site de fabrication (les ectosomes sont produits dans la membrane alors que les exosomes le sont dans le cytoplasme).
→ ectosome
[C2,C3,F3]
Édit. 2018
myélinolyse centrale du pont cérébral l.f.
central pontine myelinolysis
Démyélinisation et éventuellement nécrose centrale du pied de la protubérance, lésion rare du tronc cérébral, qui peut s'étendre à la substance blanche sous-corticale.
En quelques heures à quelques jours, se développent des troubles de la conscience, un syndrome pseudobulbaire et une quadriplégie flasque d'évolution fréquemment mortelle souvent en deux à quatre semaines. L'apport de l'IRM est devenu important pour le diagnostic en montrant des anomalies du signal étendues et symétriques du rhombencéphale, voire au-dessus.
Cette affection, d’origine le plus souvent alcoolique, peut compliquer des dénutritions de toutes origines (cancer, hémopathie maligne, insuffisance rénale ou hépatique, etc.), y compris les grandes hyponatrémies, notamment lors de leur correction trop rapide par la perfusion de sérum salé hypertonique. En fait, ses causes sont souvent incertaines.
R. D. Adams, neurologue américain (1959)
Étym. gr. muelos : moelle ; lysis : action de délier, de dissoudre
Syn. myélinolyse centropontique
→ syndrome peudobulbaire, rhombencéphale
[H1]
Édit. 2018
cancer sébacé l.m.
sebaceous carcinoma
Tumeur maligne affectant les glandes sébacées.
Cancer relativement rare affectant le plus souvent la paupière. Il comporte un risque de métastase. Son traitement local repose sur la chirurgie et/ou la radiothérapie.
Une forme de nævus sébacé, le nævus sébacé de Jadassohn (appelé également anetoderma Jadassohn ou hamartome sébacé de Jadassohn), peut être considéré comme un état précancéreux, à traiter ou surveiller.
J. Jadassohn dermatologue allemand (1895)
Syn. carcinome sébacé, épithélioma sébacé
→ nævus linéaire sébacé de Jadassohn
[F2 J1]
Édit. 2018
NRAS gene sigle angl. pour neuroblastoma RAS viral oncogene homolog
Gène localisé en 1p13.2, codant pour la protéine N-Ras, GTPase impliquée dans la régulation de la croissance, de la division et de la différenciation cellulaires ainsi que de l’apoptose.
La protéine K-Ras appartient à la famille des oncogènes Ras, qui inclut deux autres gènes HRAS et KRAS. Ses mutations peuvent être à l’origine du cancer du poumon et du mélanome. Elles sont aussi à l’origine de la leucémie myéloïde aigüe, de nævus épidermique, du nævus mélanocytaire congénital géant et du syndrome de Noonan.
Syn. GTPase NRas, N-ras protein part 4, neuroblastoma RAS viral (v-ras) oncogene homolog, NRAS1, NS6, RASN_HUMAN, transforming protein N-Ras, v-ras neuroblastoma RAS viral oncogene homolog
→ cancers du poumon, mélanome, leucémie myéloïde aigüe, nævus épidermique, nævus mélanocytaire congénital géant, syndrome de Noonan, apoptose, GTPase, HRAS gene, KRAS gene
Plummer-Vinson (syndrome de) l.m.
Maladie rare d’étiologie inconnue touchant surtout les femmes vers la quarantaine qui associe une anémie ferriprive, une dysphagie et la présence de lésions buccales : glossite, chéilite angulaire et koïlonychie La radiographie de l'œsophage après opacification, montre la présence de multiples encoches fixes sur le contour de l'œsophage cervical.
Une évolution vers un cancer de la partie supérieure de l’œsophage est possible.
H. Plummer (1912), P. Vinson (1919), médecins américains et D. R. Paterson, A. Brown-Kelly médecins britanniques (1919)
Syn. syndrome de Kelly-Paterson
bisphosphonate n.m.
bisphosphonate
Analogue des pyrophosphates utilisé en thérapeutique dans la prévention et le traitement des fractures ostéoporotiques, qu’elles soient vertébrales ou périphériques, en raison de son action inhibitrice sur la résorption ostéoclastique.
Les bisphosphonates sont caractérisés par une faible absorption intestinale et une forte affinité osseuse. Ils sont excrétés sans être métabolisés. Ils sont également utilisés dans le traitement de la maladie de Paget et des hypercalcémies dues à des métastases osseuses, en particulier du cancer de la prostate et du sein, et au myélome multiple. Dans cette dernière indication ils peuvent être prescrits dans un but préventif Le chef de file en est l’étidronate disodique. Désormais, la panoplie des bisphosphonates s’est considérablement enrichie ayant en particulier très probablement contribué à la réduction de l’incidence des nouvelles fractures dans le cadre de la maladie ostéoporotique.
Syn. diphosphonate
→ pyrophosphates, ostéoporose, ostéoporotiques, résorption ostéoclastique, Paget (maladie de), hypercalcémie, cancer de la prostate, cancer du sein, myélome multiple
[F1, F2, G5, L1, R1]
Édit. 2018
essai clinique « parapluie » l.m.
umbrella clinical essai
Essai effectué dans le traitement des tumeurs malignes comportant de nombreux bras avec chacun un traitement différent choisi selon le type de cancer et l’analyse des mutations somatiques observées.
[E1]
Édit. 2018
DNA circulant tumoral l.m.
Chez les patients atteints d’un cancer, le cf DNA libéré des cellules tumorales est appelé ct DNA pour DNA circulant tumoral ; il constitue seulement une partie du cf DNA.
Sigle ct DNA
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
linite gastrique l.f.
linitis
Cancer infiltrant, transformant tout ou partie de l’estomac en un tube rigide.
La paroi gastrique épaissie est le siège d’une prolifération cellulaire atypique incluse dans un abondant stroma fibreux.
Étym. lat. linea : lin, à cause de la blancheur et de la résistance du tissu pathologique
Syn. linite plastique, linitis plastica
[F2, L1]
Édit. 2019
Weber-Christian (maladie de) l.f.
non suppurative nodular panniculitis
Ensemble de nodules ou placards indurés dermohypodermiques de 2 à 10 cm de diamètre, de couleur rouge ou brune, chauds et douloureux, au niveau des membres inférieurs, de l'abdomen, du thorax ou de la face, disparaissant sans séquelles en 1 à 8 semaines ou laissant une cicatrice pigmentée.
Ces lésions associent histologiquement un infiltrat inflammatoire et une nécrose des adipocytes correspondant à une cytostéatonécrose sous-cutanée. La panniculite nodulaire non suppurative, récidivante ou non, fébrile ou non, a été décrite au cours de certaines maladies systémiques (lupus érythémateux disséminé, déficit en complément, panniculite lipophagique de l'enfant, etc.), de certaines hémopathies ou maladies lymphoïdes, du déficit en alpha 1-antitrypsine, à la suite de traumatismes et au cours d'affections pancréatiques (pancréatite aigüe ou chronique, cancer du pancréas au cours desquels la panniculite est essentiellement en rapport avec une libération systémique massive d'enzymes pancréatiques).
F. P. Weber, médecin britannique (1925) ; H.A. Christian, médecin interniste américain (1928)
Syn. panniculite nodulaire non suppurative
PD-1 sigle angl pour Programmed cell Death receptor 1
Récepteur de mort cellulaire programmée, PD-1 est une protéine exprimée à la surface des cellules T activées, fonctionnant comme récepteur de
PD-L1 et PD-L2 (« Programmed cell death- ligands 1 and 2 »), protéines présentes à la surface des cellules tumorales.
PD-1 est codé par le gène PDC1 présent sur le chromosome 2. Après liaison à ses ligands, PD-L1 et PD-L2, il inhibe la réponse des cellules T CD4+ et CD8+. L'interaction cellule tumorale-cellule T permet la liaison de PD-1 à ses ligands et inhibe ainsi la réaction immunitaire anti-tumorale, favorisant la progression du cancer. Inversement, des anticorps monoclonaux ciblant PD-1 bloquent la fixation des ligands sur PD-1 et favorisent la réaction immunitaire anti-tumorale. Plusieurs anticorps monoclonaux (nivolumab, pembrozilumab, ...)ont été utilisés dans des essais thérapeutiques pour le traitement de divers cancers (mélanomes, cancers du rein, cancers du poumon à petites cellules) avec des résultats prometteurs.
Syn. CD279 (Cluster of Differentiation 279 »)
→ PD-L1, PD-L2, cellule T, CTLA-4
[C1, C2, F2]
Édit. 2019
encéphalopathie hypo-osmolaire l.f.
hypo-osmolar encephalopathie
Retentissement sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)
extrapontine.
W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)
→ osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), myélinolyse centrale du pont
[H1, C2]
Édit. 2019
encéphalopathies hypo et hyperosmolaires l.f.p.
hypo and hyperosmolar encephalopathies
Retentissement souvent important sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et extrapontine.
Due à un déficit hydrique ou à une charge osmolaire excessive, une encéphalopathie hyperosmolaire à bas bruit se rencontre surtout au cours de l'alimentation artificielle, traduite par des troubles de la vigilance, une hypertonie et des convulsions, enfin au cours d'un coma diabétique, avec parfois des signes focaux et une épilepsie partielle continue. Dans ce cas, à l'hyperosmolalité s'associent l'acidose métabolique, l'élévation des corps cétoniques et la déshydratation. Ici encore, une correction trop rapide du coma diabétique peut être aggravante, voire mortelle, par œdème cérébral. La persistance d'une hyperosmolalité cellulaire après réduction de l'hyperglycémie est probable.
W.B. Schwartz, cardiologue et F.C. Bartter, médecin américains (1957)
→ osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d’ADH de), myélinolyse centrale du pont
[H1, C2]
Édit. 2019
endomicroscopie confocale l.f. (EMC)
confocal laser endomicroscopy
L’endomicroscopie confocale est une nouvelle technique de grossissement optique qui permet de réaliser une analyse microscopique de la muqueuse. Un microscope miniaturisé est intégré à l’endoscope pouvant passer par le canal opérateur de l’endoscope standard et illuminé par une source laser. L’injection de fluorescéine précède la biopsie virtuelle optique en direct. Le but est d’aider au diagnostic de lésions de très petite taille, cancéreuses ou précancéreuses. En gastroentérologie, l’EMC est utilisée dans différentes pathologies : l’endobrachyœsophage, les sténoses biliaires de cause indéterminée, les lésions kystiques du pancréas, la détection des lésions dysplasiques coliques.
Dans le dépistage des lésions dysplasiques sur endobrachyœsophage, l’EMC peut se substituer aux biopsies quadrantiques dans la surveillance. Elle permet de mieux cibler les zones pathologiques et de diminuer le nombre de biopsies.
Elle pourrait être utilisée dans les sténoses indéterminées des voies biliaires après les examens de première intention afin d’en déterminer leur nature et aussi pour poser ou confirmer le diagnostic de cholangiocarcinome.
Lors du dépistage endoscopique du cancer colorectal chez les patients présentant une maladie chronique inflammatoire des intestins de longue date, l’EMC a une bonne corrélation avec l’histologie qui sert de gold standard.
D’autres pathologies sont en cours d’évaluation. L’EMC peut être utilisée dans d’autres spécialités, en particulier en pneumologie. Son coût en limite l' utilisation.
→ endobrachyœsophage, cholangiocarcinome
[ B3, F2, K1, L1]
Édit. 2019
endoprothèses digestives l.f.p.
digestive tract stents
Les endoprothèses ont une place importante dans cette spécialité en assurant la continuité du tube digestif, plus souvent en cas d’obstacle tumoral qu’en cas de sténose bénigne, et en colmatant une fistule entre le tube digestif et les organes avoisinants.
L’examen qui a lieu sous anesthésie générale avec intubation, nécessite une hospitalisation de 24-48H.
L’indication principale est le traitement des cancers digestifs évolués en situation palliative : cancer de l’œsophage, de la jonction œso-gastrique ou du duodénum non opérables. L’endoscopie apprécie la longueur du rétrécissement en mesurant les pôles supérieur et inférieur de la tumeur par rapport aux arcades dentaires et adapte la longueur de la prothèse à ces dimensions. Si la sténose est infranchissable, une dilatation est réalisée préalablement à la pose de la prothèse. La prothèse métallique auto-expansive est descendue sur le fil guide et son déploiement contrôlé sous scopie. Elle s’ouvre complètement en 24 à 48 heures. Dans les cancers du côlon en occlusion, les prothèses permettent de lever une obstruction le plus souvent du côlon gauche. Les contrindications doivent être respectées, en particulier la prise d’anti-angiogéniques.
Chez les malades en occlusion qui ne sont pas en situation palliative, le traitement de référence reste la colostomie de proche amont, malgré le caractère séduisant de la prothèse, permettant théoriquement de pouvoir faire un geste chirurgical différé de résection tumorale sans colostomie préalable. La pose de prothèses en situation d'urgence est difficilement réalisable car elle exige la disponibilité d'endoscopistes très expérimentés
et du matériel adéquat.
Les sténoses bénignes peuvent plus rarement bénéficier de prothèses. Dans le cas de sténoses bénignes de l’œsophage réfractaires, nécessitant au moins 5 séances de dilatation, la pose d’une prothèse temporaire, pendant 4 à 8 semaines, fait partie des indications car elle a la capacité de réaliser une dilatation prolongée, progressive et de grand diamètre.
La mise en place d’une prothèse peut aussi favoriser la guérison de fistules, telles que les fistules œso-trachéales après chirurgie digestive ou les fistules gastriques précoces non exceptionnelles, survenant après chirurgie bariatrique.
Syn. prothèses digestives
[B3, F2, L1]
Édit. 2020
épimutation constitutionnelle l.f.
constitutional epimutation
Activation anormale de la transcription de gènes ne s’exprimant pas normalement ou inhibition anormale de la transcription de gènes s’exprimant normalement survenant dans des cellules germinales, donc transmissible d’une génération à l’autre.
Des épimutations constitutionnelles sont impliquées dans des cancers familiaux. C’est le cas de celles modifiant la transcription de gènes de réparation de mésappariement (« mismatch repair genes ») tels BRCA1 dans le cancer du sein et hMSH2, hMLH1 dans le syndrome de Lynch.
→ BRCA1, cancer du sein, syndrome de Lynch
[Q1]
Édit. 2020