Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

809 résultats 

Flechter (facteur de) l.m.

Fletcher factor

Étym. Fletcher, nom de la famille du Kentucky dépourvue de ce facteur de la coagulation.

→ prékallicréine

[C2]

Édit. 2018

Fleisch (pneumotachographe de) l.m.

Fleisch’s pneumotachograph

Appareil permettant d’enregistrer le débit de la ventilation pulmonaire en fonction du temps.
En médecine et en physiologie, il sert de référence comme anémomètre, mais il est sensible à la viscosité du gaz.
Cet appareil utilise un faisceau de tubes fins que l’air traverse en écoulement laminaire. Deux prises de pression, en amont et en aval des tubes, permettent de mesurer la différence de pression (proportionnelle au débit de l’air – loi de Poiseuille) et d’enregistrer le pneumotachogramme.
L’intégration des signaux électriques issus du capteur de pression permet de passer des débits aux volumes et d’obtenir ainsi un spirogramme. Mais ce spirogramme n’est pas aussi précis que celui donné par les spiromètres mécaniques classiques qui ne sont pas sensibles à la composition du mélange gazeux.

A. Fleisch, physiologiste suisse, membre de l’Académie de médecine (1925) ; J. L. Poiseuille, médecin et physicien français, membre de l’Académie de médecine (1844)

Étym. gr. pneuma : souffle ; tachos : vitesse ; graphê : écriture

→ anémomètre, Poiseuille (loi de), spirographe

[B3,C2,K1]

Édit. 2018

flexion n.f.

flexio (TA)

flexion

Position ou mouvement dans lequel un segment de membre ou une partie du corps fait un angle plus ou moins accusé avec le segment voisin.

[A1,C2]

Édit. 2018

follicule atrétique l.m.

atretic follicle

Follicule ovarien qui dégénère au cours du cycle hormonal car, à chaque cycle, les follicules commencent à se développer et deviennent atrétiques aux dépens de celui qui arrivera à maturité.

Étym. lat. folliculus : petit sac, de follis : poche, sac

→ follicule ovarien

[C2,O3]

Édit. 2018

foodomique n.f.

foodomic

Analyse des aliments transgéniques avec les sciences omiques : transcriptomique, protéomique et métabolomique.
L’innocuité d’une variété génétiquement modifiée (GM) est évaluée selon le principe d’équivalence substantielle. Ce principe largement appliqué dans le monde pour l’approbation des OGM a été développé par l’OCDE et propose de comparer la composition entre la variété GM et son équivalent non-GM. Ce processus requiert des méthodes de pointe afin de vérifier les effets pléiotropiques - les effets d’interférence inattendus chez la plante - d’une variété transgénique. L’utilisation de ces principales technologies pour caractériser les OGM est discutée d’un point de vue critique et des études d’équivalence sont citées. La transcriptomique vérifie les profils d’expression des gènes en étudiant les ARNm avec des puces à ADN. Cette approche très préconisée auparavant permet d’analyser les sentiers métaboliques et les voies de signalisation. La protéomique permet d’étudier l’ensemble des protéines, qui sont importantes dans un contexte d’innocuité alimentaire puisqu’elles peuvent être des toxines, des allergènes ou des anti-nutriments. L’approche majoritairement utilisée est l’électrophorèse 2-D pour cibler les protéines qui varient significativement, suivie de leur identification par spectrométrie. La protéomique a permis de comprendre comment la transformation génétique a modifié l’abondance protéique, la structure et la fonction, des effets attendus à la suite d’une modification génétique. Finalement, la métabolomique permet de détecter les effets sur le métabolisme de la plante modifiée, qui est souvent un objectif lors de la conception d’une nouvelle variété GM. L’exemple le plus connu est le Golden Rice, qui synthétise le β-carotène, une vitamine essentielle souvent déficiente dans l’alimentation infantile des pays en voie de développement. Cette science fait face à plusieurs défis attribués à la grande variabilité chimique des métabolites à l’étude. Les données obtenues à la suite des analyses sont nombreuses et l’application de la bioinformatique est essentielle pour établir un portrait métabolique clair. Synthèse de A. Munger, coordonnatrice adjointe, Observatoire Transgène à l'Université Laval - Québec

A. Valdés, chimiste espagnol (2013) ; Aurélie Munger, biologiste canadienne (2015)

Réf. 1. A. Valdés, C. Simo, C Ibanez, V García-Canas : «Stratégies foodomiques pour l'analyse des aliments transgéniques » - Trends trac in Analytical Chemistry, 2013, 52, 2-15 
2.  A. Valdés, C. Ibáñez, C. Simo, V. Garcia-Cañas : « Les récents progrès tr

→ Authors omiques (sciences), transcriptomique, protéomique, métabolomique.

[C1,C2,E1,R2]

formule de Rossier l.f.

Rossier’s formula

Formule permettant le calcul de la ventilation alvéolaire à partir du rejet de l’anhydride carbonique, V’CO2  et de sa pression partielle dans le sang artériel, PaCO2, en utilisant l’hypothèse d’Enghoff (la pression partielle du CO2 dans les alvéoles est égale à celle présente dans les artères) : la concentration alvéolaire du CO2 est égale au quotient du rejet de CO2 par la ventilation alvéolaire.
 Soit avec B, la pression barométrique et en exprimant les débits V’A et V’CO2 aux conditions alvéolaires : V’A=B. V’CO2 /PaCO2.

P. H. Rossier, médecin interniste suisse (1954) ; H. Enghoff, physiologiste suédois (1931)

→ Enghoff (hypothèse d'), ventilation alvéolaire, anhydride carbonique

[C2, K1]

Édit. 2018

FOXC2 gene sigle angl. pour forkhead box

Gène situé sur le locus chromosomique 16q24.1, codant pour un facteur de transcription qui lie des régions spécifiques de l’ADN et contrôle l’activité de nombreux gènes.
Ce facteur joue un rôle dans plusieurs processus de développement tels que la formation des veines, la croissance des poumons, yeux, reins, voies urinaires, système cardiovasculaire et dans le transport des cellules immunes dans les vaisseaux lymphatiques.
De nombreuses variétés de mutation de ce gène provoquent le lymphœdème avec distichiasis et le lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural

→ lymphœdème avec distichiasis, lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural

[A4, P2, Q1]

Édit. 2018

fraction molaire l.f.

→ concentration fractionnelle

[C1, C2, K1]

Édit. 2018

concentration fractionnelle l.f.

fractional concentration

En physiologie respiratoire, concentration d'un gaz dans un mélange gazeux sec, exprimée par le quotient volume du gaz/volume du mélange.
Les chimistes utilisent la notion analogue de fraction molaire pour les solutions, symbole [ ], ex. [CO3NaH], fraction molaire en bicarbonate de sodium. Cette notation peut être utilisée pour les mélanges gazeux, son emploi simplifie alors les énoncés : p. ex. l'équation PCO2 = B [CO2], qui reste valable dans l'air humide, montre que la pression partielle du CO2 dans l'alvéole est toujours proportionnelle à sa fraction molaire dans l'alvéole. La même équation écrite en termes de concentration fractionnelle est inutilement compliquée car elle fait intervenir la pression de vapeur d'eau, donc la température, et ne montre pas les choses aussi nettement.

 

Symb. Fi (ex. FiO2, concentration fractionnelle de l’oxygène dans l'air inspiré)

[C1, C2, K1]

Édit. 2018

fragilité osseuse l.f.

bony frailty

Perte de résistance du tissus osseux vieillissant ou pathologique, qui l'expose à une fracture pour un traumatisme mineur.
Cette fragilité résulte le plus souvent d'une minéralisation quantitativement (ostéoporose) ou qualitativement (ostéomalacie) insuffisante quelle qu'en soit l'origine (acquise ou constitutionnelle).

→ ostéomalacie, ostéoporose, osteogenesis imperfecta, fracture spontanée

[C2, I1, I2]

Édit. 2019

frénateur adj.

moderator

Se dit de certains nerfs vasomoteurs dont la stimulation entraîne une réponse de type vagal, avec ralentissement du rythme cardiaque et baisse de la tension artérielle.

[C2, H1, K2]

Édit. 2019

frisson n.m.

chill

Sensation de froid avec tremblements involontaires par augmentation du tonus musculaire et contractions réflexes de nombreux muscles (claquement de dents, etc.), vasoconstriction cutanée et horripilation («chair de poule»), survenant par accès irréguliers soit lors de la lutte contre le froid qui entraîne un notable dégagement de chaleur (frisson thermique), soit comme signe d'un accès de fièvre (frisson infectieux).
Les frissons surviennent lorsque le centre thermorégulateur, situé dans la partie postérieure de l'hypothalamus, est stimulé, soit par les impulsions des nerfs sensitifs (frisson thermique) transmettant les stimulations des récepteurs de la peau, des muqueuses et vraisemblablement du cerveau, soit par l'action de certaines toxines dites pyrogènes (frisson fébrile ou toxique) qui modifient le réglage du « thermostat » de l'hypothalamus. Contrôlé par un centre hypothalamique inhibiteur situé un peu plus en avant, le centre thermorégulateur, lorsqu'il est excité, met en jeu une vasodilatation et stimule les glandes sudoripares : la crise de sudation de la fièvre survient après la phase de frisson.Dans les infections, les substances pyrogènes peuvent provenir de toxines microbiennes et les leucocytes pourraient peut-être en sécréter. Les liquides de perfusion peuvent accidentellement contenir des substances pyrogènes provenant de débris des microbes tués lors de la stérilisation.

Étym. lat. frictio : tremblement

→ fièvre, pyrogènes (substances)

[C2, D1]

Édit. 2019

frisson de l'hypothermie postopératoire l.m.

shivering in relationship to postoperative hypothermia

Frisson qui s'observe au réveil d'une anesthésie générale.
Il est secondaire à la baisse de la température centrale au-dessous de 37°C pendant la période opératoire.
Le seuil du frisson baisse au cours de l'anesthésie générale jusqu'à environ 35°C.  Ce seuil revenant à 37° C au moment du réveil, les mécanismes thermorégulateurs déclenchent le frisson pour augmenter le métabolisme musculaire et produire de la chaleur. Ceci s'accompagne d'une augmentation de la consommation d'oxygène.
La modification de la température centrale n'est pas le facteur déclenchant exclusif ; en effet le frisson  postopératoire est plus fréquent après une anesthésie générale par anesthésiques volatils.

→ hypothermie peropératoire

[C2, G1]

Édit. 2019

fructokinase n.f.

fructokinase

Enzyme catalysant la phosphorylation du fructose par une molécule d'ATP.
Contrairement aux hexokinases spécifiques du sixième carbone, la fructokinase fixe l'acide phosphorique sur le premier carbone. Le déficit congénital en fructokinase hépatique est la cause d'une fructosurie essentielle, affection sans gravité transmise par un gène autosomique récessif. Le foie fœtal en est dépourvu. Il existe une fructokinase musculaire différente et beaucoup moins active

→ fructose, fructosurie

[C1, C2]

Édit. 2019

fructosamines n.f.

fructosamines

Dérivés de condensation entre le glucose et certaines fonctions amines (NH2) des protéines.
Le dosage des fructosamines est effectué dans le plasma par technique colorimétrique. Il permet de mesurer la glycation des protéines plasmatiques. Contrairement au dosage de l’hémoglobine A1c, qui reflète l’équilibre glycémique des six semaines précédentes, les fructosamines reflètent les variations récentes de la glycémie (environ 15 jours). Elles augmentent chez les diabétiques mal équilibrés et diminuent chez la femme enceinte.

→ glucose, hémoglobine A1c

[C1, C2]

Édit. 2019

fructose-2,6-bisphosphate n.m.

Syn. fructose-2,6-diphosphate

→ fructose-2,6-diphosphate

[C1, C2]

Édit. 2018

fructose-1,6-diphosphate n.m.

fructose-1,6-bisphosphate

Métabolite de la glycolyse formé par la phosphorylation en 1 du fructose-6-phosphate, par l'ATP et une phosphofructokinase.
Il a été longtemps appelé ester de Harden et Young, du nom de ceux qui l'ont découvert dans la levure. Il est le substrat d'une aldolase qui catalyse son clivage réversible en deux triose-phosphates, phosphoglycéraldéhyde et phosphodihydroxyacétone.

A. (Sir) Harden prix Nobel de chimie en 1929 et W.J. Young, biochimistes britanniques (1913)

Syn. fructose-1,6-bisphosphate

→ glycolyse, fructose-6-phosphate, ATP, phosphofructokinase, aldolase

[C1, C2]

Édit. 2018

fructose-2,6-diphosphate n.m.

fructose-2,6-bisphosphate

Métabolite de la glycolyse formé par la phosphorylation en 2 du fructose-6-phosphate.
Il joue un rôle important comme effecteur allostérique, activant la phosphofructokinase-1, enzyme-clé de la glycolyse cytoplasmique, et inhibant la fructose-2,6-diphosphatase, expliquant en grande partie le mécanisme d'action de l'insuline et du glucagon.
Sa biosynthèse est catalysée par une kinase spécifique, la phosphofructokinase-2, enzyme qui est lui-même inactivé par phosphorylation dépendant de l'AMP cyclique. La déphosphorylation du fructose-2,6-diphosphate en fructose-6-phosphate est catalysée par la fructose-2,6-diphosphatase sous sa forme activée par une phosphorylation dépendant de la même kinase à AMP cyclique.

Syn. fructose-2,6-bisphosphate

→ phosphofructokinase 1

[C1, C2]

Édit. 2019

fructose-1,6-diphosphate-aldolase n.f.

fructose-1,6-bisphosphate aldolase

Enzyme présent dans toutes les cellules catalysant le clivage du fructose-1,6-diphosphate en phosphoglycéraldéhyde et phosphodihydroxyacétone.
Cette réaction réversible constitue dans l'autre sens une aldolisation, qui crée une liaison C-C entre les deux trioses pour la synthèse d'un hexose.

→ gluconéogénèse

[C1, C2]

Édit. 2019

fructose-1-phosphate n.m.

fructose-1-phosphate

Ester phosphorique en 1 du fructose.
Il constitue la première étape de l'utilisation métabolique du fructose alimentaire dans le foie.
Résultat d'une phosphorylation par l'ATP, catalysée par une fructokinase, il est ensuite scindé par une fructose-1-phosphate-aldolase en glycéraldéhyde et phosphodihydroxyacétone.

→ fructose

[C1, C2]

Édit. 2019

fructose-1-phosphate-aldolase n.f.

fructose-1-phosphate aldolase

Enzyme hépatique qui catalyse le clivage du fructose-1-phosphate en glycéraldéhyde et phosphodihydroxyacétone.
L'absence congénitale de cet enzyme est cause du syndrome d'intolérance au fructose.

→ fructose (intolérance au)

[C1, C2]

Édit. 2019

fructose-6-phosphate n.m.

fructose-6-phosphate

Ester phosphorique en 6 du fructose, composé formé au cours du métabolisme du glucose et des pentose-phosphates.
Il est en équilibre avec le glucose-6-phosphate sous l'effet d'une phosphohexose-isomérase.
Il peut aussi se former par transaldolisation du phosphoglycéraldéhyde avec le sédoheptulose-7-phosphate et par transcétolisation de l'érythrose-4-phosphate avec le xylulose-5-phosphate. Il est ainsi le précurseur des pentoses des nucléotides et des acides nucléiques ; il est aussi le précurseur de la glucosamine par transfert du radical NH2 de la glutamine qui fournit la phosphofructosylamine, dont l'isomérisation donne le glucosamine-6-phosphate.

→ fructose, phosphohexose-isomérase

[C1, C2]

Édit. 2019

fructosidase n.f.

fructosidase

Enzyme catalysant l'hydrolyse des fructosides.
On ne connait que des bêta-fructofuranosidases, spécifiques des bêta-fructosides furaniques, seuls fructosides naturels connus, tels que le saccharose, le gentianose, etc.
Les fructosidases sont présentes chez les micro-organismes et les végétaux, ainsi que chez quelques invertébrés. La fructosidase de levure, appelée invertine ou invertase, est utilisée au laboratoire pour l'hydrolyse du saccharose.

→ fructoside

[C1, C2]

Édit. 2019

fructoside n.m.

fructoside

Composé dans lequel une molécule de fructose est engagée par son deuxième carbone dans une liaison osidique.
De nombreux glucides végétaux sont des fructosides : saccharose, gentianose, raffinose, stachyose, inuline.
L'amidon, dont la biosynthèse commence sur une molécule de saccharose, peut aussi être considéré comme un fructoside.

→ fructose

[C1, C2]

Édit. 2019

fructosurie n.f.

fructosuria

Présence de fructose dans l'urine, qui est signe d'une anomalie métabolique du fructose, soit par défaut de fructose-1-phosphate-aldolase, soit par défaut de fructokinase.
Diagnostiquée comme une méliturie avec un test négatif à la glucose-oxydase, elle est affirmée grâce à la chromatographie des sucres urinaires.

→ fructose, fructokinase

[C1, C2, Q2]

Édit. 2019

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