MERS-CoV
MERS-CoV
Betacoronavirus (famille des Coronaviridae) responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient.
→ syndrome respiratoire du Moyen-Orient, Coronaviridae
[D1,K1]
Édit. 2018
métatarsus varus atavicus l.m.
D. J. Morton, chirurgien orthopédiste américain (1927)
[I2]
Édit. 2018
métatarsus varus congénital l.m.
pes adductus, metatarsus varus
Déformation du pied définie par un déjettement des métatarsiens du côté médial par rapport à l'axe du pied.
Il se rencontre souvent chez le nouveau-né et se corrige habituellement par des attelles collées de Denis Browne ou de petites attelles plâtrées ou en résine modelable.
Étym. gr. meta- : après ; tarsos : pied ; lat. varus : tourné en dedans
[I2, 01]
Édit. 2018
MGRS sigle angl. pour Monoclonal Gammopathy of Renal Significance
Gammapathie monoclonale à retentissement rénal.
Il s’agit d'une gammapathie monoclonale de signification indéterminée associée à la survenue d’une affection rénale tout en ne remplissant pas les critères de myélome multiple. Les manifestations rénales sont liées le plus souvent à des dépôts de chaînes légères, de chaînes lourdes, ou les deux au niveau des tubules.
N. Leung, médecin interniste américain (2012)
→ gammapathie monoclonale de signification indéterminée, myélome mutiple, myélome (manifestations rénales du), maladie des chaînes légère,
maladie des chaînes lourde
[F1, M1]
Édit. 2018
MIM acr. angl pour Mendelian Inheritance in Man
“Héritage mendélien chez l’Homme ”, catalogue encyclopédique des maladies génétiques, mis à jour par des éditions successives, publié par la John Hopkins University Press à Baltimore sous la direction de V.A. McKusick.
La premère édition date de 1966 était sous-titrée « Catalog of Human genes and Genetic desorders ». Elle compte actuellement plus de 6600 entrées et 52000 références. Chaque géne et chaque maladie sont codés par six chiffres (correspondant à la position du gène). Les codes commençant par 1 ou 2 correspondent aux loci et affections enregistrées avant la 15 mai 1994 ; certains peuvent avoir disparus ou être modifiés. Après cette date les codes commençant par 3 indiquent un locus ou un phénotype lié au chromosome X ; commençant par 4, ils sont liés à l’Y ; par 5 ils sont liés aux gènes ou phénotypes mitochondriaux et par 6 aux autosomes.
Ce code a été mis en ligne sous la marque déposée OMIM® et consultable sur internet.
V. A. McKusick, pédiatre et généticien américain, membre de l'Académie de médecine (1966)
mini mental state examination (modèle d'interrogatoire) l.f.
Orientation
10 questions à poser pour apprécier comment fonctionne la mémoire. Les unes sont très simples, les autres un peu moins.
Quelle est la date complète d’aujourd’hui ?
Si la réponse est incorrecte ou incomplète, posées les questions restées sans réponse, dans l’ordre suivant :
1. en quelle année sommes-nous ?
2. en quelle saison ?
3. en quel mois ?
4. quel jour du mois ?
5. quel jour de la semaine ?
Je vais vous poser maintenant quelques questions sur l’endroit où nous trouvons :
6. quel est le nom de l’hôpital où nous sommes ?
7. dans quelle ville se trouve-t-il ?
8. quel est le nom du département dans lequel est située cette ville ?
9. dans quelle province ou région est situé ce département ?
10. A quel étage sommes-nous ?
Apprentissage /3
Je vais vous dire trois mots ; je vous voudrais que vous me les répétiez et que vous essayiez de les retenir car je vous les redemanderai tout à l’heure :
11. cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Répéter les 3 mots.
Attention et calcul / 5
Voulez-vous compter à partir de 100 en retirant 7 à chaque fois ?
14. 93------15. 86------16. 79------17. 72------18. 65
Pour tous les sujets, même pour ceux qui ont obtenu le maximum de points, demander : voulez-vous épeler le mot MONDE à l’envers ?
Rappel / 3
Pouvez-vous me dire quels étaient les 3 mots que je vous ai demandés de répéter et de retenir tout à l’heure ?
11. Cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Langage / 8
22. Montrer un crayon. Quel est le nom de cet objet ?
23. Montrer votre montre. Quel est le nom de cet objet ?
24. Ecoutez bien et répétez après moi : « PAS DE MAIS-DE SI-NI DE ET »
Poser une feuille de papier sur le bureau, la montrer au sujet en lui disant : Ecoutez bien et faites ce que je vais vous dire :
25. Prenez cette feuille de papier avec votre main droite,
26. pliée la en deux,
27. et jetez-la par terre.
28. Tendre au sujet une feuille de papier sur laquelle est écrit en gros caractère : « FERMEZ LES YEUX » et dire au sujet : Faites ce qui est écrit.
29. Tendre au sujet une feuille de papier et un stylo, en disant : voulez-vous m’écrire une phrase, ce que vous voulez, mais une phrase entière.
Praxies constructives / 1
30. Tendre au sujet une feuille de papier et lui demander: voulez-vous recopier ce dessin en fermant les yeux ?
(Un dessin simple : deux rectangles prolongés par un triangle et se croisant à angle droit). Selon une recommandation de l'ANAES, un score (1 point par question) rendu en fin de test inférieur ou égal à 24 points permet d'évoquer un état de conscience altéré et d'orienter vers le diagnostic de la démence. Le score est modulé et pondéré en fonction d'une grille de points correspondants à l'origine socio-culturelle de la personne, son niveau d'étude et à la durée totale de l'examen. En fonction des sous-scores de chacune des parties, le type de démence peut être précisé : les troubles mnésiques orientent davantage sur le diagnostic de démence type Alzheimer, alors que les déficits de l'attention orientent sur le diagnostic d'une démence sous-corticale, un syndrome frontal ou encore une démence vasculaire.
Réf. version consensuelle du GRECO (Groupe de Réflexion sur les Evaluations Cognitives)
→ Folstein (minimental test de), ANAES, Alzheimer (maladie d'), démence sous-corticale, syndrome frontal, démence vasculaire
[H1, H3]
Édit. 2018
MIPI acr. angl. pour Mantel Cell Lymphoma International Prognostic Index
Index pronostique international du lymphome du manteau basé sur quatre facteurs pronostiques indépendants : âge, performance clinique, lactate déshydrogénase (LDH) et nombre de leucocytes
Cet index permet de répartir les patients en trois groupes : faible, moyen et haut risque.
Eva Hoster, médecin allemande (2008)
modeling (thérapie par) l.f.
modeling therapy
Technique utilisée en thérapie comportementale, visant à modifier le comportement d'un sujet par le biais de la mise en sa présence d'un modèle plus compétent (A. Bandura).
La dimension de l'identification au modèle détermine en grande partie l'efficacité de cet apprentissage vicariant par imitation. Le modèle est ainsi largement imité quand il existe une similarité de sexe et d'âge avec le sujet, et lorsque sa compétence n'est pas trop éloignée, permettant au sujet de se reconnaître davantage en lui.
Le "modeling" de participation est employé dans des indications variées, pour modifier les comportements inadaptés du sujet (évitements des troubles phobiques, rituels des obsessionnels-compulsifs, comportements passifs et agressifs). Rarement utilisées seules, ces thérapies nécessitent la plupart du temps l'association à d'autres stratégies comportementales.
A. Bandura, psychologue américain (1969)
molluscum contagiosum l.m.
molluscum contagiosum
Infection strictement cutanée, contagieuse et auto-inoculable, observée le plus souvent chez l'enfant, fréquente, due à un poxvirus (Molluscipoxvirus), faite de papules translucides ombiliquées, parfois très nombreuses, facilement détruites par la curette ou la cryothérapie, pouvant parfois s'enflammer, ce qui rend le diagnostic difficile.
L'image histologique est très caractéristique du fait d'un aspect pseudotumoral comportant une kératinisation anormale.
T. Bateman, dermatologue britannique (1817)
Étym. lat. molluscum : champignon de l'érable ; contagiosum : contagieux
molluscum sebaceum l.m.
Tumeur actuellement décrite sous le nom de kératoacanthome.
H. McCormack, dermatologiste et R. W. Scarff, anatomopathologiste britanniques(1936)
MOMO (syndrome) sigle angl. pour Macrosomia, Obesity, Macrocephaly, and Ocular abnormalities
macrosomia, obesity, macrocephaly, and ocular abnormalities syndrome
Macrocrânie, grande taille à la naissance, obésité, colobome rétinien, nystagmus, fentes palpébrales antimongoloïdes, retard mental et retard de maturation osseuse.
L’affection, très rare, est autosomique dominante (MIM 157980).
D. Moretti-Ferreira, médecin généticien brésilien et Célia P. Koiffmann, médecin généticienne brésilienne (1993)
MONA (syndrome), sigle angl. pour Multicentric Osteolysis Nodulosis and Arthropathy
Dysplasie osseuse héréditaire associant une ostéolyse, des arthropathies douloureuses et des nodules conjonctivaux sous-cutanée, liée à une mutation du gène MMP2 codant pour une collagénase.
L’affection débute dans les premiers mois par des déformations des mains et des pieds associées à une ostéolyse carpienne et tarsienne. L’ostéopénie et l’ostéoporose s’étendent progressivement à tout le squelette, prédisposant aux fractures. Les arthropathies d’abord distales atteignent le coude, les épaules, les genoux, les hanches et le rachis. La peau est épaisse avec des taches, une pigmentation irrégulière, une hypertrichose modérée. Les nodules sous-cutanés, plantaires ou diffus, sont saillants et douloureux. Les traits du visage sont épais : nez globuleux, grosses lèvres associées à une micrognatie. Des malformations cardiaques ont été notées. La fonction rénale et l’intelligence sont normales.
L’affection est liée à une mutation du gène MMP (matrix metallopeptidase 2) en 16q12-q14, codant pour une collagénase type IV intervenant dans le métabolisme du collagène IV, composant essentiel des membranes basales et intervenant dans le remodelage osseux.
Les syndromes de Torg, Nao et Winchester sont sans doute des formes alléliques du syndrome MONA.
A. Al-Aqeel et W. Al-Sewairi, médecins généticiens saoudiens (2000)
Syn. Al-Aqeel-Sewairi (syndrome de)
MonoMAC (syndrome) acr.angl.
monocytopenia, B and NK cell lymphopenia; mycobacterial, viral, fungal, and bacterial opportunistic infections; and virus infection-induced cancers.
Syndrome autosomique dominant associant, une monocytopénie, une lymphopénie B et des cellules NK, et une susceptibilité aux infections mycobactériennes, fungiques et virales (abréviation de MonoMAC) et marqué de plus par une myélodysplasie, des anomalies cytogénétiques, une protéinose alvéolaire pulmonaire et des leucémies myéloïdes.
Des multiples mutations du gène GATA2 sont tenues responsables de ce syndrome.
D. C. Vinh, immunologiste et infectiologue américain (2010)
→ GATA2
[Q2,F1,D2]
Édit. 2020
monosomie 1p36 l.f.
1p36 monosomy syndrome
Délétion terminale du bras court du chromosome 1 provoquant une dysmorphie crâniofaciale, des anomalies des extrémités, une hypotonie avec retard psychomoteur, une épilepsie et des troubles du comportement.
Deux fois plus fréquente chez les filles, elle survient dans 1/5000 ou 1/10000 naissances (selon les séries étudiées) ; elle est caractérisée par une microcéphalie avec brachycéphalie par aplatissement occipital, une hypoplasie de l’étage moyen de la face, une fente labiopalatine, des anomalies des oreilles et des troubles de l’audition, une orientation anormale des fentes palpébrales, des sourcils horizontaux. Les doigts sont déformés en clinodactylie, camptodactylie et brachydactylie. L’alimentation est difficile à cause d’une dysphagie oropharyngée. Il existe des malformations cardiaques (dans 40% des cas), génitales et cérébrales : dilatation ventriculaire, hypoplasie du cervelet décelables par IRM.
La délétion est terminale, le plus souvent entre 1p36.13 et 1p36.33 ; dans près des ¾ des cas le segment télomérique absent n’est pas remplacé. La délétion peut être interstitielle ; elle peut se faire avec une transposition sur un autre télomère ou dans un réarrangement complexe. Plus la délétion est étendue, plus le tableau clinique est important. Les délétions d’origine paternelle sont plus étendues ; celles d’origine maternelle sont plus fréquentes. Dans plus de la moitié des cas elle survient de novo. Le diagnostic prénatal est possible.
Les phénotypes étant très variés, de nombreuses formes cliniques ont été décrites. L’une d’elle avec d’importants troubles du comportement, des automutilations a été nommée syndrome de Smith-Magenis-like. Une autre forme avec un retard psychomoteur et une obésité est dénommée Prader-Willi-like.
S. K. Shapira, pédiatre généticien américain (1997)
Étym. gr. monos : un ; sôma : corps
Syn. délétion 1p.36 , microdélétion 1p36
→ Smith-Magenis-like (syndrome), Prader-Willi (syndrome), clinodactylie, microcéphalie, brachycéphalie, camptodactylie, brachydactylie, dysphagie
[H1, H3, I2, K2, L1, M2, O1, P1, P2, P3, Q3]
Édit. 2019
MPL gene sigle angl. pour Myeloproliferative Leukemia virus
Gène, localisé en 1p34.2,qui code pour le récepteur de la thrombopoïetine dont la mutation est à l’origine de myélofibrose primitive, de thrombocythémie essentielle et de déficit congénital en mégacaryocytes.
Syn. C-MPL, CD110, MPLV, myeloproliferative leukemia protein, myeloproliferative leukemia virus oncogene, proto-oncogene c-Mpl, thrombopoietin receptor
thrombopoietin receptor precursor, TPO-R, TPOR, TPOR_HUMAN
→ myélofibrose primitive, thrombocythémie essentielle, déficit congénital en mégacaryocytes
[F1, Q3]
Édit. 2020
Moraxella
Moraxella
Genre de coccobacilles à Gram négatif, aérobies, de la famille des Neisseriaceae, faisant partie de la flore commmensale des voies respiratoires supérieures.
La principale espèce pathogène chez l’Homme est Moraxella catarrhalis, responsable d’otites moyennes, de surinfections de bronchite chronique, de pneumopathies aigües parfois nosocomiales, de conjonctivites et plus rarement d’infections systémiques et de bactériémies.
morning glory (syndrome) l.m.
morning glory syndrome
Malformation papillaire avec papille très large, de couleur orangée, entourée d'un staphylome et centrée par un tissu glial blanchâtre.
Le staphylome scléral a ses bords plus ou moins pigmentés et il entoure la papille, le tissu blanchâtre central est en regard d'un colobome de la tête du nerf optique, il y a parfois soulèvement rétinien au pôle postérieur et strabisme selon le degré d'amblyopie. Cette malformation peut s'accompagner d'encéphalocèle avec parfois absence de chiasma.
M. Handmann, ophtalmologiste allemand (1929)
Syn. papille en fleur de liseron
→ colobome et fossette papillaire, colobome du nerf optique et maladie rénale
Morton (maladie de Dudley) l.m.
métatarsus varus atavicus
Morton’s syndrome
Morphologie particulière du pied avec brièveté et adduction du 1er rayon,une hyperlaxité de la colonne interne du pied et appui anormal sur le 2ème rayon qui est le siège d’une condensation osseuse.
Le deuxième métatarsien est plus long que le premier et les deux premiers orteils sont écartés. Les callosités plantaires sous les têtes de deuxième et troisième métatarsiens sont liées à l’appui plantaire anormal des 2ème et 3ème têtes métatarsiennes saillantes.
D. J. Morton, chirurgien orthopédiste américain (1927)
Syn. pied ancestral, metatarsus primus atavicus
syndrome moya moya l.m.
moyamoya disease, moyamoya syndrome
Affection létale avec des épisodes hémiplégiques brutaux, récidivants, plus ou moins régressifs, évoluant vers un déficit moteur et sensoriel permanent, des répercussions mentales et des troubles du langage, provoquée par une sténose bilatérale des siphons carotidiens, associée à un réseau capillaire angiomateux situé à la base du cerveau.
Cette atteinte vasculaire, d’étiologie inconnue, est plus fréquente au Japon. Chez l’enfant, les manifestations cliniques sont dominées par des accidents ischémiques cérébraux multiples évoluant vers une démence. Lorsque la maladie commence avant quatre ans, elle est rapidement létale. Elle peut commencer chez l’adolescent ; chez l’adulte elle se caractérise par des hémorragies cérébrales intraventriculaires ou méningées, liées à la rupture d’anévrysmes ou de petites artères cérébrales collatérales anormales. Les céphalées, souvent les premiers signes de la maladie, peuvent être secondaires aux cris, à une hyperventilation ou à des convulsions. Il existe des épisodes d’hémianopsie, d’amaurose et de diplopie. L’EEG est anormal, la scanographie montre une atrophie corticale et une dilatation ventriculaire et la résonance magnétique nucléaire des ramollissements hémisphériques diffus. Le diagnostic est fait sur l’angiographie montrant des sténoses ou des occlusions artérielles (partie antérieure du polygone de Willis (circulus arteriosus cerebri), origine des artères cérébrales antérieures et moyennes), ou un réseau vasculaire télangiectasique anormal. Les lésions sont bilatérales formant un fin réseau artériolaire anastomotique avec aspect de « fumée de cigarette ».
À l'examen histologique, on note un épaississement de la paroi artérielle par hyperplasie fibro-élastique. Le mécanisme des accidents ischémiques paraît plus hémodynamique que thromboembolique.
Les traitements proposés sont chirurgicaux : anastomoses temporosylviennes, tranplantation d'artères musculaires ou d'artères du cuir chevelu (encéphalomyosynangiose ou encéphaloduro-artériosynangiose).
Il existe des formes familiales chez les jumeaux monozygotes et en cas de parents consanguins, ce qui peut évoquer une transmission autosomique récessive (MIM 252350). Diverses localisations ont été suspectées sur les chromosomes 3,6,8 et particulièrement 17 en 17q25.3.
A. Nishimoto, médecin interniste japonais (1968)
Étym. expression japonaise "fumée de cigarette” pour décrire l'aspect angiographique du réseau vasculaire anormal de la base du crâne
Syn. Nishimoto (maladie de)
MRKH (syndrome) sigle pour Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser
C. A. F. Mayer, anatomiste allemand (1829), K. F von Rokitanski, anatomopathologiste autrichien (1838) ; H. Küster, gynécologue allemand (1910) ; G. Hauser, gynécologue suisse (1961)
→ Mayer-Rokitanski-Küster-Hauser (syndrome)
[I2, M2, O3]
Édit. 2018
muscle pyramidal de l'auricule l.m.
musculus pyramidalis auriculae (TA)
pyramidalis muscle of auricle
Muscle peaucier inconstant, long, grêle et arrondi annexé à l’auricule.
Il se détache du sommet du tragus et se porte en haut pour se terminer sur l’épine de l’hélix. Il rapproche le tragus de l’hélix. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.
M. Sappey, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1853) ; G. Schwalbe, anatomiste et physiologiste allemand (1844-1916)
Syn. anc. muscle pyramidal du pavillon, faisceau accessoire du muscle du tragus de Sappey, faisceau superficiel du muscle du tragus de Sappey, musculus tragohelicinus de Schwalbe
musculus tragohelicinus de Schwalbe l.m.
G. Schwalbe, anatomiste allemand (1844-1916)
→ muscle pyramidal de l'auricule
Mycobacterium
Mycobacterium
Genre de bactéries de la famille des Mycobacteriaceae
Il s’agit de bacilles droits ou un peu incurvés, immobiles, aérobies, dont la paroi est pouvue de structures lipidiques, conférant une résistance à la décoloration par les acides et les alcools, mise en évidence par la coloration de Ziehl-Neelsen (bacilles acidoalcoolorésistants).
Le genre Mycobacterium comporte de nombreuses espèces, classées en trois groupes :
- les mycobactéries du complexe tuberculeux : Mycobacterium tuberculosis, découvert par Robert Koch en 1882, Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum, agents de la tuberculose et le bacille de Calmette et Guérin (souche de Mycobacterium bovis à virulence atténuée, utilisée comme vaccin antituberculeux : BCG),
- Mycobacterium leprae (bacille de Hansen), agent de la lèpre,
- les mycobactéries « atypiques », elles-mêmes divisées en sous-groupes en fonction de leur vitesse de croissance en culture et de leur pigmentation en présence de lumière (bactéries photochromogènes) ou indépendamment de celle-ci (bactéries scotochromogènes). Les principales espèces sont M. avium, agent de la tuberculose aviaire, M. chelonae, M. fortuitum, M. gordonae, M. kansasii, M. marinum, M. scrofulaceum, M. ulcerans, M. xenopi.
R. Koch, bactériologiste allemand, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1882); A. Calmette et J. M. Guérin, biologistes français, membres de l'Académie de médecine (1924)
Étym. gr. mukês, mukêtos : champignon ; baktêria : bâton
→ Mycobacteriaceae, coloration de Ziehl-Neelsen, Mycobacterium tuberculosis, Mycobacterium bovisn Mycobacterium africanum, bacille de Calmette et Guérin, Mycobacterium leprae, mycobactéries « atypiques »
[D1]
Édit. 2018
Mycobacterium leprae
Mycobacterium leprae
Bactérie classée parmi les mycobactéries atypiques à parasitisme intermacrophagique obligatoire, particulière par son tropisme pour la peau et les nerfs périphériques et constituant le principal agent responsable de la lèpre,
Bacille acido-alcoolo-résistant, M. leprae est coloré en rouge fuchsia par la coloration de Ziehl-Neelsen et apparaît comme un bâtonnet de 0,3 m de large, de 1 à 8 m de long, à extrémités arrondies. Lorsqu'il est coloré de façon uniforme, on parle de forme homogène, viable et contagieuse; coloré de façon fragmentée, il correspond à une forme granuleuse, non viable. Sa structure chimique et antigénique est connue : il possède un antigène spécifique qui le distingue des autres mycobactéries, le glycolipide phénolique 1. Il est classiquement recherché dans les frottis du mucus nasal et du suc dermique du lobule des oreilles et des lésions cutanées. Le nombre de bacilles vus en microscopie optique après coloration de Ziehl-Neelsen permet de déterminer l'index bactériologique selon l'échelle logarithmique de Ridley ; le pourcentage de bacilles homogènes colorés uniformément constitue l'index morphologique. Présent en faible nombre dans les formes tuberculoïdes, le bacille de Hansen est retrouvé en très grand nombre et dans de très nombreux tissus dans les formes lépromateuses.
Cette bactérie, qui n'est pas cultivable, infecte également certains animaux, en particulier les tatous en Amérique, mais aussi, peut-être, chez les écureuils en Grande Bretagne et en Irlande.
G. H. A. Hansen, anatomopathologiste norvégien, membre de l'Académie de médecine (1873)
Syn. bacille de Hansen, bacille de la lèpre
→ globi, lèpre, Virchow (cellule de), Mycobacterium lepromatosis
Mycobacterium tuberculosis
Mycobacterium tuberculosis
Bacille aérobie de la famille des Mycobacteriaceae, acido-alcoolo-résistant, responsable de la tuberculose humaine.
L’Homme est le réservoir de ce bacille ; la contamination s’effectue le plus souvent par voie aérienne à partir d’un patient bacillifère. La précarité ou une immunodépression favorisent la survenue d’une tuberculose.
Après la primo-infection, M. tuberculosis persiste à l’état quiescent dans les macrophages et peut être réactivé ultérieurement, provoquant alors une tuberculose pulmonaire, méningée, ostéoarticulaire, rénale, etc. Dans 5 p. 100 des cas, la primo-infection se complique d’une dissémination du bacille, par voie sanguine, à l’origine d’une miliaire pulmonaire avec ou sans méningite ou autres localisations (péritonite, érythème noueux, polyadénopathies, etc.).
Dans toutes les formes de tuberculose le diagnostic de certitude est apporté par la mise en évidence de M. tuberculosis, avant toute antibiothérapie, à partir de prélévements choisis en fonction du tableau clinique : examen direct (coloration de Ziehl-Neelsen), mise en évidence de l'antigène MPT64, amplification génique par PCR. Les cultures sur milieux enrichis (Löwenstein-Jensen, etc.) poussent lentement en trois ou quatre semaines.
M. tuberculosis est généralement sensible à la streptomycine, à l’isoniazide, à la rifampicine, à la pyrazinamide, à l’éthambutol mais de plus en plus de souches sont résistantes à un ou plusieurs antituberculeux.
R. Koch, médecin bactériologiste allemand, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1882)
Syn. bacille de Koch, bacille tuberculeux
→ tuberculose, MPT64, macrophage, miliaire pulmonaire, tuberculose méningée, tuberculose pulmonaire, coloration de Ziehl-Neelsen, PCR, mLöwenstein-Jensen, streptomycine, isoniazide, rifampicine, pyrazinamide, éthambutol
[D1]
Édit. 2019