pli descemétique l.m.
descemetic folds
Fin plissement de l'endothélium cornéen et de la membrane de Descemet.
Les plis descemétiques peuvent être observés au cours de l'évolution d'un kératocône, dans les suites d'une intervention chirurgicale oculaire, ou dans les atteintes inflammatoires du segment antérieur.
pli semi-lunaire de la conjonctive l.m.
plica semilunaris conjonctivae (TA)
plica semilunaris of conjonctiva
Repli conjonctival, vertical et falciforme situé à l’angle médial de l’œil.
Aplati d’avant en arrière, son bord libre, concave, regarde en dehors. Le cul de sac que limite ce repli avec la partie correspondante de la conjonctive oculaire augmente de profondeur quand l’œil se dirige en dedans et s’efface en partie quand il se porte en dehors. Le repli semi-lunaire représente la troisième paupière de certains vertébrés (membrane clignotante des oiseaux).
Syn. anc. repli semi-lunaire de la tunique conjonctive
pli synovial infrapatellaire l.m.
plica synovialis infrapatellaris (TA)
infrapatellar synovial fold
Mince cordon cellulo-graisseux qui se détache de la partie postérieure du paquet adipeux sous-rotulien de Vallois.
Il est engainé par la membrane synoviale de l’articulation du genou et se fixe sur le versant antérieur de la fosse intercondylienne du fémur. Il ébauche un cloisonnement de l’articulation fémoro-tibiale.
Syn. anc. ligament adipeux, pli synovial sous-rotulien
plis synoviaux l.m.p.
plicae synoviales (TA)
synovial folds
Replis de la membrane synoviale déterminant un cul de sac de la cavité articulaire.
poche branchiale l.f.
branchial pouch
Chacune des dépressions de l’appareil branchial qui séparent les arcs branchiaux sur les faces ectoblastique et entoblastique des régions latérales céphalocervicales de l’embryon.
On peut individualiser quatre poches ectoblastiques et cinq poches entoblastiques.
Les premières poches ectoblastique et entoblastique se développent en convergeant l’une vers l’autre entre le 1er et le 2ème arc branchial. La 1ère poche ectoblastique donne naissance au conduit auditif externe et au feuillet ectodermique du tympan. La 1ère poche entoblastique forme la couche endothéliale de la membrane tympanique. La partie distale profonde de la 1ère poche s’élargit pour former la cavité tympanique primitive (future oreille moyenne) qui s’ouvre par sa partie proximale restée étroite dans la cavité pharyngienne, constituant le canal pharyngotympanique.
Les 2ème, 3ème et 4ème poches ectoblastiques sont fermées et progressivement enfouies par prolifération du 2ème arc branchial qui les recouvre et normalement fusionne avec la crête épicardique à la limite caudale du cou. Elles forment en profondeur une cavité ectoblastique, le sinus cervical, qui normalement disparaît complètement. Les anomalies de développement à ce niveau sont responsables de malformations : fistule branchiale, kyste latéral du cou.
Les 2ème, 3ème, 4ème et même 5ème poches entobranchiales endopharyngées sont à l’origine d’organes bien individualisés. La 2ème poche devient la loge tonsillaire dans laquelle prolifère la tonsille palatine. La 3ème poche donne, par son récessus dorsal, la glande parotide inférieure et, par son récessus ventral, le thymus qui, en migrant en direction caudale et médiale, entraîne la parotide inférieure qu’il abandonne à la face dorsale du pôle inférieur du lobe latéral de la glande thyroïde. La 4ème poche donne la glande parathyroïde supérieure qui migre à la face dorsale du lobe latéral de la glande thyroïde. La 5ème poche, diverticule caudal de la 4ème, donne le corps ultimobranchial qui s’incorpore dans le lobe latéral de la glande thyroïde.
→ appareil branchial, arc branchial, fistule branchiale, sinus cervical, kyste cervical latéral, corps ultimobranchial.
poche de rétraction l.f.
Invagination d’une partie de la membrane tympanique dans la cavité de l’oreille moyenne observée en otoscopie.
podocine n.f.
podocin
Protéine transmembranaire de 383 acides aminés codée par le gène NHPS2 situé sur le chromosome 1 et exprimée quasi-exclusivement dans les cellules épithéliales du glomérule ou podocytes à la jonction des diaphragmes de fente, d’où son nom de podocine.
La podocine appartient à la famille des stomatines. Elle est indispensable au bon fonctionnement de la barrière glomérulaire. Avec la néphrine, elle servirait de lien entre la membrane et le cytosquelette des podocytes. Les mutations du gène NHPS2 sont à l’origine d’une variété de syndrome congénital de l’enfant à transmission autosomique récessive qui débute avant l’âge de trois ans et évolue vers l’insuffisance rénale terminale. La maladie résiste à la corticothérapie et aux traitements immunosuppresseurs , le seul traitement étant la transplantation rénale.
pôle apical l.m.
apical pole
Partie de la membrane des cellules épithéliales tubulaires bordant la lumière et ainsi en contact avec l'urine.
Le pôle apical ou luminal des cellules épithéliales tubulaires contient des canaux et des transporteurs assurant le passage de nombreuses substances de l'urine vers la cellule. Il exprime également des enzymes spécifiques.
pôle basolatéral l.m.
basolateral pole
Partie de la membrane des cellules épithéliales tubulaires bordant les espaces interstitiels du rein.
Le pôle basolatéral ou plasmatique des cellules épithéliales contient des canaux et des transporteurs assurant le passage de nombreuses substances de la cellule vers les liquides interstitiels. Il exprime en particulier la Na+-K+-ATPase.
polyadénome gastrique l.m.
gastric adenoma, adenomatous polyp.
Tumeur gastrique le plus souvent unique, pédiculée et polylobée lorsqu’elle atteint plusieurs centimètres.
D’architecture tubulaire ou villeuse, elle est histologiquement faite d’une prolifération de cellules cylindriques offrant des degrés variables d’atypie ou de dysplasie. Lorsque celle-ci est marquée, il convient de rechercher des zones de malignité et éventuellement d’invasion à travers la membrane basale.
polycystine 1 n.f.
polycystin 1
Protéine glycosylée de 4302 acides aminés ancrée à la membrane cellulaire des cellules épithéliales tubulaires du néphron et présente, en particulier, dans les cils primaires du pôle apical.
La polycystine 1 est codée par le gène PKD1 situé dans le chromosome 16 dont les mutations sont à l’origine de la grande majorité des cas de polykystose à transmission autosomique dominante. C’est la plus fréquente des maladies génétiques des reins. Elle est caractérisée par la formation de kystes rénaux dans tous les segments du néphron à l’âge adulte. La polycystine 1 forme un complexe avec la polycystine 2 dans les cils primaires des cellules tubulaires qui réagit au flux urinaire en augmentant l’influx calcique et en contrôlant ainsi le diamètre et la différentiation tubulaire, ce qui expliquerait la formation de kystes lorsque le gène PKD1 ou le gène PKD2 est muté. Le lien entre cil primaire et kystes rénaux a conduit à inclure la polykystose rénale dans la nouvelle famille des ciliopathies.
→ polykystose à transmission autosomique dominante, polycystine 2, ciliopathie, PKD1 gene
polycystine 2 n.f.
polycystin 2
Protéine de 968 acides aminés ancrée à la membrane cellulaire des cellules épithéliales tubulaires du néphron et présente, en particulier, dans les cils primaires du pôle apical.
La polycystine2 est codée par le gène PKD2 situé dans le chromosome 4 dont les mutations sont à l’origine de polykystoses rénales à transmission autosomique dominante à une moindre fréquence que celles du gène PKD1 codant pour la polycystine1. Elle a environ 25% d’homologie avec cette dernière, essentiellement dans le domaine transmembranaire. En revanche, sa structure est proche de celle des canaux calciques TRP (transient receptor potential), ce qui la fait considérer comme un canal calcique. Cette propriété explique le rôle du complexe des polycystines 1 et 2 dans l’influx calcique survenant en réponse au flux urinaire dans le tubule. Les phénotypes cliniques des mutations de PKD1 et de PKD2 sont très voisins. Cependant les polykystoses relatives aux secondes ont un meilleur pronostic et se révèlent à un âge plus tardif.
→ polykystose à transmission autosomique dominante, polycystine 2, ciliopathie, PKD1 gene
ponction transtrachéale l.f.
transtracheal puncture
Introduction d'une grosse aiguille ou d'un cathéter dans la trachée par ponction de la membrane cricotrachéale ou cricothyroïdienne (ponction cricothyroïdienne).
Cette technique, utilisée en urgence en cas d'intubation impossible pour assurer la ventilation (à la main ou par jet-ventilation), permet aussi l'anesthésie trachéale par injection de lidocaïne ou le prélèvement diagnostique des sécrétions trachéales pour la recherche des germes bronchiques. Son utilisation est plus rare lors de la laryngoscopie en suspension ou de la chirurgie laryngée.
porine n.f.
porin
Molécule protéique présente, par ex., dans la couche externe de la paroi des bactéries à Gram négatif et constituant un canal ou pore qui permet le passage d'ions et de petites molécules hydrophiles à l'intérieur de la cellule.
La porine E de la membrane externe d'Escherichia coli, par ex. laisse passer les ions phosphate et d'autres dérivés phosphoriques chargés négati
Étym. fr. pore
porteur n.m.
carrier
Macromolécule sur laquelle est fixée une autre molécule qui peut ainsi être présentée à un enzyme ou à une membrane, par ex. un haptène qui acquiert la capacité de stimuler une réponse immunitaire.
potassium n.m.
Élément de numéro atomique 19 et de masse atomique 39,1, métal univalent, blanc argenté, de consistance molle, réagissant fortement avec l'oxygène, l'eau, les acides et les halogènes (combustion spontanée au contact du brome et de l'iode), engage dans un grand nombre de sels tels que silicates, sulfates, nitrates, carbonates, etc..
Le potassium existe dans la nature, dans l'eau de mer, dans diverses roches, surtout sous forme de silicates et de chlorures, et comme élément constitutif essentiel des organismes végétaux et animaux. Il se trouve sous forme d'ion K+ dans le cytoplasme cellulaire. Chez les végétaux il joue un rôle important dans la photosynthèse et les processus de croissance. Chez les animaux le potassium est le cation intracellulaire le plus important (70 à 150 mEq/L).
La concentration de potassium dans le plasma humain et dans les liquides interstitiels est seulement de 4 à 5 mEq/L : dans les érythrocytes il est de 125 mEq/L. La teneur totale de potassium chez l'adulte est de l'ordre de 150 g (3 800 mEq). Les ions potassium, avec les ions sodium, sont essentiels au maintien de la perméabilité sélective cellulaire, de l'excitabilité des fibres nerveuses et de la contraction musculaire ; c'est le passage des ions K+ du milieu intracellulaire vers le milieu extracellulaire qui produit la dépolarisation de la membrane cellulaire et l'apparition du potentiel d'action. Le potassium exerce une action dépressive sur le système nerveux central, le cœur et la musculature striée et lisse et favorise la diurèse.
Le besoin de l'Homme en potassium est voisin de 3 g par jour. L'excrétion urinaire du potassium est le fait d'une sécrétion dans le tube contourné distal, par échange avec le sodium ; elle est donc activée par l'aldostérone. Le manque de potassium entraîne l'hypokaliémie, avec faiblesse musculaire et de la somnolence, ainsi que des troubles cardiaques (allongement de l'onde T sur l'électrocardiogramme), une acidose intracellulaire et une alcalose extracellulaire.
La concentration de potassium dans les liquides biologiques peut être dosée par photométrie de flamme ou surtout, actuellement, par des électrodes spécifiques. Dans le plasma humain normal, elle est de 3,6 à 4,5 mmol/L. Une diminution de la concentration du potassium plasmatique (hypokaliémie) peut être secondaire à une carence d’apport, à des pertes urinaires ou digestives, ou à des troubles de la répartition du potassium entre les liquides extra et intracellulaires. Inversement, une augmentation de la concentration du potassium plasmatique (hyperkaliémie) peut s’observer en cas d’apport parentéral excessif, de défaut d’élimination rénale, ou du passage de potassium des liquides intracellulaires vers le plasma.
H. Davy, Sir, chimiste et physicien britannique (1778-1829)
Étym. angl. potassium (mot latinisé par Davy en 1808 à partir de potash, du néerlandais potasschen : cendres du creux de l'âtre
Syn. kalium (désuet)
Symb. K
potentiel d'action l.m.
action potential, spike potential
Différence de potentiel électrique apparaissant brièvement par exemple par inversion de la polarité de la membrane d'une cellule, musculaire ou nerveuse.
Ce signal en forme de pointe témoigne de l'activité de la cellule.
Pour déclencher le processus d'inversion des concentrations, la stimulation doit dépasser un certain seuil au- dessus du potentiel de repos (loi du «tout ou rien»). Si la température est trop basse il n'y a pas de déclenchement car les potentiels ioniques sont trop faibles (ils sont proportionnels à la température, loi de Nernst). Ainsi le froid est anesthésique, paralytique et cause de troubles de la conduction intracardiaque allant jusqu'à l'asystolie. De même des déséquilibres ioniques du milieu intérieur peuvent entraîner des effets nerveux et cardiaques comparables à ceux du froid.
L'électrocardiogramme reflète la propagation du potentiel d'action dans le tissu conducteur du cœur et l'électroencéphalogramme la propagation des potentiels d'action (influx nerveux) le long des fibres nerveuses. Ces influx règlent la transmission des informations dans tout l'organisme.
À partir du seuil de déclenchement, la taille et la configuration du potentiel d’action ne varient pas : c'est le phénomène du tout ou rien. En raison de ce phénomène la transmission et la fixation des informations dans le système nerveux s'effectue sur un mode binaire comme dans les ordinateurs.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
→ anesthésie, hypothermie, mémoire, Nernst (loi de), tout ou rien (loi du), influx nerveux
[C2,C3]
pourpre rétinien l.m.
visual purple
Coloration de la membrane rétinienne due à la teinte rosée de la rhodopsine des cellules en bâtonnets.
Elle se produit dans l’obscurité quand le 11-cis rétinal est uni à l’opsine pour former la rhodopsine. A la lumière il se produit une décoloration par dissociation de la rhodopsine en opsine et tout-trans-rétinal ; cette réaction est réversible avec reconstitution de la rhodopsine..
Syn. erythropsine
pré-B (lymphocyte) n.m.
pre-B lymphocyte
Stade précoce de différenciation des lymphocytes B avant l'expression d'immunoglobulines complètes sur leur membrane.
prépro-
Préfixe réservé à une protéine telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes possédant du côté NH2-terminal une séquence signal lui permettant de traverser la membrane du réticulum, et destinée à être transformée secondairement en une autre protéine (pro-), elle-même précurseur d'une protéine active, par ex. hormonale.
préproprotéine n.f.
preproprotein.
Protéine précurseur d'une proprotéine, synthétisée sur les ribosomes avec une séquence signal qui permet son passage à travers la membrane du réticulum endoplasmique et qui est détachée par protéolyse pour former la proprotéine, elle-même précurseur de la protéine définitive. Par ex. la prépro-insuline, ou la préproparathormone.
présentation de l'antigène l.f.
antigen processing
Processus d’apprêt et de transport d’un peptide antigénique fixé à la surface de la membrane d’une cellule dendritique en vue d’une reconnaissance par un récepteur de lymphocyte T.
La cellule dendritique est spécialisée dans cette présentation.
→ apprêtement de l'antigène, cellule présentant l'antigène, cellule dendritique
[F3]
Édit. 2017
prion n.m.
prion
Particule de nature protéinique responsable d’encéphalopathies subaigües spongiformes transmissibles (ESST) chez l’Homme (kuru, maladie de Creutzfeldt-Jakob, insomnie fatale familiale) ou chez d'autres espèces animales (tremblante du Mouton, encéphalite bovine dite de « la vache folle »).C’est un agent transmissible non conventionnel (ATNC), dont les propriétés physicochimiques et biologiques sont très particulières. Ni bactérie, ni virus, il est étroitement associé à une sialoglycoprotéine, PrP, normalement biosynthétisée par les cellules saines, plus particulièrement par les neurones du système nerveux central.La protéine PrP (masse moléculaire 35 kDa) est constituée de 230 acides aminés, groupés en 4 hélices α. Elle est fixée sur la membrane plasmique par une ancre glycosylée dont le gène est localisé sur le bras court du chromosome 20. Elle interviendrait dans le fonctionnement des synapses inhibitrices, surtout GABA-ergiques, surtout. Elle jouerait un rôle dans le maintien du rythme circadien.Une modification de sa forme, transformant les hélices α en feuillets bêta, lui conférerait le caractère infectant. On estime que, dans le déclenchement pathologique, intervient un jeu complexe entre la transmission infectieuse et le matériel génétique de l'hôte. La protéine «scrapie» (tremblante du Mouton), PrPsc, favoriserait la modification de la PrP cellulaire en prions infectants, modification d'autant moins rapide que la contamination a été plus faible, ce qui explique les longs délais d'incubation (parfois plusieurs décennies).Les prions sont particulièrement résistants aux agents physiques (chaleur jusqu'à 130°C en milieu humide et au-delà en chaleur sèche, rayons ultraviolets et radiations ionisantes) et aux antiseptiques tels que éthanol, formol, acide paracétique, peroxyde d'hydrogène, permanganate de K. La stérilisation des dispositifs souillés par des prions pose un réel problème, mal résolu, pour la réutilisation de dispositifs onéreux en chirurgie, en anesthésiologie et pour tous les endoscopes. L'emploi exclusif d'instruments jetables est difficile à envisager pour ces appareils. Pour la stérilisation, l'OMS a proposé des techniques d'inactivation des agents infectieux en plusieurs temps (Circulaire DGS/DH N° 100 du 11-12-1995) :- décontamination conventionnelle (nettoyage), qui devrait être faite par du personnel formé et protégé ;- suivie d'une inactivation chimique à 20°C pendant 1 h (soude molaire ou hypochlorite de Na - eau de Javel concentrée - à au moins 2% de Cl libre) ;- puis stérilisation à l'autoclave (134°C pendant 18 min ou 125°C pendant 20 min) ou à l'oxyde d'éthylène.Malheureusement ces traitements sont souvent corrosifs pour les métaux et mal supportés par les matériaux thermosensibles. Sauf l'incinération à 1400°C, préconisée pour les déchets, et l'utilisation de matériel jetable, on ne connait pas de "prionicides" efficaces.La circulaire DGS/DH n°100 du 11 décembre 1985, complétée par la circulaire DGS/DH du 14 mars 2001, a classé les tissus en quatre catégories selon leur infectiosité aux prions (maximale pour le système nerveux central, l'hypophyse et l'œil) et également en quatre autres catégories les sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission (en premier lieu, ceux ayant des signes évocateurs après élimination des autres causes). Ces circulaires ont également énoncé les précautions destinées à éviter la transmission des encéphalopathies subaigües spongiformes transmissibles, dont la maladie de Creutzfeldt-Jakob.La protection du personnel contre une contamination est difficile. La recherche d’une présomption d’infection à prions doit être soigneuse lors de toute consultation préanesthésique.
S. B. Prusiner, neurologue et biologiste américain, prix Nobel de médecine en 1997 (1981)
Étym. Acr. pour PROtéine Infectieuse (1982)
Syn. agent transmissible non conventionnel (ATNC), virus lents non conventionnels, virinos
→ antiseptiques, Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, encéphalopathie spongiforme subaigüe transmissible, kuru, scrapie, tremblante du mouton, vache folle (maladie de), infectiosité des tissus aux prions, insomnie fatale familiale, sialoglycoprotéine, PrNP gene
[C1,H1]
Édit. 2017
procaryote n.m.
procaryote
Microorganisme unicellulaire dont le noyau dépourvu de membrane est fait d’un unique chromosome.
Les bactéries sont un exemple de procaryote. Le génome de la cellule est composé du génome chromosomique et éventuellement du génome plasmidique et/ou phagique. Les gènes sont continus et souvent groupés en opérons.
Étym. gr. pro : avant ; karuon : noyau
Syn. bactérie
prolyl-hydroxylase n.f.
prolyl-hydroxylase
Enzyme catalysant la fixation d’un groupement hydroxyle (-OH) sur les résidus de proline du collagène et de protéines possédant des domaines ressemblant au collagène ("collagen-like domains") pour former l’hydroxyproline.
Il existe deux types de prolyl-hydroxylase : la 4-prolyl-hydroxylase et la 3-prolyl-hydroxylase, qui catalysent respectivement la formation de la 4-hydroxyproline et la 3-hydroxyproline. Ces enzymes sont localisées dans la membrane des citernes du réticulum endoplasmique. Leur mécanisme d'action est celui d'une dioxygénase fixant les deux atomes d'une molécule de dioxygène l'un sur le substrat, l'autre sur l'acide alpha-cétoglutarique, son co-substrat, qui est décarboxylé en acide succinique ; l'enzyme a besoin d'ions Fe2+ et d'acide ascorbique.
→ collagène, proline, prolyl-3-hydroxylase, prolyl-4-hydroxylase
[C1]
Édit. 2019