bronchoconstricteur adj.
bronchoconstrictor
Qualifie une substance capable de contracter les bronches.
Édit. 2017
bronchoconstriction n.f.
bronchostenosis, bronchoconstriction
Rétrécissement du calibre bronchique par contraction des muscles lisses bronchiques empêchant un écoulement gazeux normal.
Ce rétrécissement peut être aigu lors de la crise d'asthme, ou permanent dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives.
La bronchoconstriction peut être déclenchée par une cause physique (air froid).
On peut également réaliser des tests pharmacologiques visant à produire une bronchoconstriction avec l'acétylcholine ou le carbachol p. ex., lors de l'exploration d'une maladie asthmatique.
→ bronchospasme, bronchopneumopathie chronique obstructive
Édit. 2017
bronchodilatateur n.m. et adj.
bronchodilator
Médicament capable de relâcher les fibres musculaires lisses bronchiques.
Ils peuvent être subdivisés en trois groupes : les stimulants bêta-2 adrénergiques (salbutamol, terbutaline, fénotérol), la théophylline et ses dérivés, les atropiniques (bromure d’ipratropium). Ils agissent principalement sur la composante spastique observée au niveau bronchique dans les phénomènes d'obstruction réversibles. Ils sont essentiellement indiqués dans le traitement et la prévention de la crise d'asthme.
→ bronchospasme, asthme, salbutamol, terbutaline, fénotérol
Édit. 2017
bronchodilatation n.f.
bronchodilatation
Élargissement du calibre bronchique par relâchement des muscles lisses bronchiques.
On peut provoquer la dilatation bronchique par l'administration de produits à visée bronchodilatatrice comme les dérivés sympathicomimétiques ou les dérivés atropiniques. Ces épreuves sont réalisées lors de la constatation d'une obstruction au cours d'une exploration fonctionnelle ou après un test de bronchoconstriction.
Édit. 2017
bronchodysplasie n.f.
broncho-pulmonary dysplasia
Modification de la paroi des bronches entraînant un emphysème pulmonaire et des atélectasies.
Chez le nourrisson elle fait suite à une détresse respiratoire néonatale (maladie des membranes hyalines, inhalation, infection) qui a dû être ventilée mécaniquement pendant plus de deux jours au cours de la première semaine de la vie et qui a nécessité une oxygénothérapie jusqu'au terme du premier mois pour maintenir une hématose normale.
Le plus souvent cette maladie du prématuré a une sémiologie bronchiolaire. L'enfant est tachypnéique, l'expiration laborieuse et sibilante, le thorax distendu. Des bronchospasmes graves peuvent compliquer la situation. La radiographie montre l'association d'atélectasies «en bandes» et «en ficelles» avec des distensions prenant parfois l'aspect de kystes au sein d'un thorax élargi. Les petites bronches ont des parois épaisses et un calibre diminué. Des cicatrices d'atélectasies anciennes et des distensions alvéolaires alternent dans le parenchyme qui développe des réactions inflammatoires évoluant vers la fibrose.
Les causes de la dysplasie sont multiples : immaturité pulmonaire, séquelles de la maladie initiale, barotraumatismes, oxygénothérapie prolongée. Si des soins attentifs et prolongés sont prodigués, l'évolution est favorable au fil des mois, dans la plupart des cas, parce qu'avec la croissance les alvéoles se multiplient et s'agrandissent tandis que le calibre des voies aériennes s'accroît. Pratiquement tous les enfants peuvent atteindre une vie sociale acceptable au bout d'un délai plus ou moins long, parfois plusieurs années.
Étym. gr. dus : préfixe indiquant, la gêne, la difficulté, le mal ; plassô : façonner
→ barotraumatisme, bronchospasme, bronchiolite, oxygénothérapie, emphysème, atélectasie, maladie des membranes hyalines
Édit. 2017
bronchogramme aérien l.m.
air bronchogram
En radiologie pulmonaire, hyperclartés tubulées qui bifurquent vers la périphérie, visibles au sein d'un parenchyme pulmonaire opaque.
Elles répondent à des bronches aérées entourées d'alvéoles pleins de liquide. Ce bronchogramme, mieux visible en scanographie que sur le cliché standard, prouve le siège parenchymateux et alvéolaire de l'image, orientant plutôt vers une origine infectieuse que tumorale.
Édit. 2017
bronchogramme liquide l.m.
liquid bronchogram
En scanographie, image de bronches pleines de sécrétions, visualisées au sein d'un parenchyme pulmonaire opaque dont la densité a été rehaussée par une injection de produit de contraste iodé.
Édit. 2017
bronchographie n.f.
bronchography
Radiographie de l'arbre bronchique, après opacification des bronches par un produit de contraste iodé résorbable.
Après anesthésie locale, puis mise en place d'une sonde, on n'opacifiait qu'un seul poumon à la fois, soit dans sa totalité, soit partiellement (bronchographie sélective). Les diverses incidences, destinées à dissocier les superpositions, permettaient de rechercher principalement des dilatations ou des sténoses bronchiques.
Cette technique a été progressivement remplacée par des coupes fines en scanographie rendant inutile l'opacification préalable.
Étym. gr. bronkhos : bronche ; graphein : écrire
Édit. 2017
broncholaser n.m.
broncholaser
Édit. 2017
broncholith e n.m.
broncholith
Fragment de tissu ganglionnaire lymphatique calcifié pénétrant la lumière bronchique.
Édit. 2017
broncholithiase n.f.
bronchial lithiasis
Affection caractérisée par la présence de fragments de tissu calcifié obstruant la lumière bronchique.
Le plus souvent ce sont des noeuds lymphatiques calcifiés qui pénètrent la bronche en l'érodant. La tuberculose est la principale cause de granulomes calcifiés dans le monde, sauf en Amérique où c'est l'histoplasmose.
Longtemps bien tolérée, elle peut se compliquer de toux, d'hémoptysies ou d'infections par obstruction de la bronche, cause d'atélectasie, de suppurations plus ou moins récidivantes, de bronchectasies. Un broncholithe développé au contact de la paroi œsophagienne peut entraîner une fistule broncho-œsophagienne.
Le diagnostic est fait à partir de la radiographie pulmonaire et de la tomodensitométrie complétées par la bronchoscopie. Les formes symptomatiques, donc compliquées, doivent être opérées au contraire des formes asymptomatiques.
→ tuberculose pulmonaire commune, histoplasmose
Édit. 2017
bronchopathie n.f.
bronchopathy
Nom générique désignant toutes les affections des bronches.
Les principales bronchopathies sont la bronchite aigüe, les bronchopathies chroniques obstructives, le cancer primitif des bronches. Le tabagisme et la pollution de l’air sont des facteurs favorisant des bronchopathies.
→ bronchite aigüe, bronchopathie chronique obstructive
Édit. 2017
bronchopathie obstructive d'inhalation l.f.
obstructive bronchopathy of inhalation
C. L. Mendelson, médecin cardiologue et obstétricien américain (1946)
Édit. 2017
bronchoplastie n.f.
bronchoplasty
Reconstitution de la continuité bronchique après résection partielle ou circulaire d'une grosse bronche.
La bronchoplastie cunéïforme laisse un pont au niveau de la partie membraneuse de la bronche. Ce pont doit être inférieur à 5 mm pour éviter qu'il ne bombe dans la lumière bronchique.
La bronchoplastie tubulaire est la réparation d'une résection circulaire portant sur une grosse bronche : bronche principale, bronche intermédiaire, bronche lobaire. Elle est indiquée à titre isolé dans les tumeurs bénignes des grosses bronches de 4 mm ou plus de diamètre. On l'associe à une lobectomie lorsque la tumeur bénigne ou maligne mord sur l'orifice bronchique d'un lobe.
→ lobectomie avec résection-anastomose
Édit. 2017
bronchopneumonie n.f.
bronchopneumonia, vesicular bronchiolitis
Maladie infectieuse, aigüe ou subaigüe, non suppurée, bactérienne (pneumocoque, Haemophilus influenzae, etc.) ou virale (virus grippaux, etc.), caractérisée anatomiquement par l'inflammation du parenchyme pulmonaire et des bronches.
Complication redoutable de la grippe, sa gravité et sa fréquence ont été fortement réduites par les antibiotiques. Dans les formes aigües, il s'agit de foyers disséminés ou de foyers pseudolobaires. Les antibiotiques permettent une évolution favorable et évite la chronicité de l'infection.
→ pneumocoque, Haemophilus influenzae
Édit. 2017
bronchopneumonie du nouveau-né l.f.
bronchopneumonitis
neonatal bronchopneumonia
Affection bronchopulmonaire aigüe de nature infectieuse, caractérisée radiologiquement par de multiples opacités.
Elle est due à une contamination maternofœtale par voie sanguine ou bronchique après aspiration de produits septiques.
Édit. 2017
bronchopneumonie virale l.f.
viral pneumonia
Infections virales fréquentes des voies respiratoires basses dont les virus responsables sont le virus influenzae A (agent de la grippe), le virus respiratoire syncytial, les virus para-influenzae et les adénovirus, le virus de la rougeole, l'herpès virus, plus rarement les rhinovirus.
Les bronchopneumonies virales sont une cause importante de décès au cours du premier âge, chez l'enfant, chez les personnes âgées et les immunodéprimés.
Le tableau clinique de ces bronchopneumonies virales est progressif avec des signes rhinopharyngés, de la fièvre, un malaise avec adynamie, une toux sèche et quinteuse, quelques râles à l'auscultation, une leucopénie à l'hémogramme. Le diagnostic repose sur la détection des antigènes viraux à l'aide d'anticorps monoclonaux sur un écouvillonnage nasal ou pharyngé.
La chimiothérapie antivirale a fait d'importants progrès, limités cependant par la cytotoxicité, la variabilité génétique du virus, l'incurabilité des infections virales latentes.
adénovirus, herpesviridae
→ pneumocoque, Haemophilus influenzae, parainfluenza virus, virus respiratoire syncytial,
Édit. 2017
bronchopneumopathie n.f.
bronchopneumopathy
Affection aigüe, d’origine infectieuse ou non, atteignant simultanément les bronches ou les poumons.
Édit. 2017
bronchopneumopathie chronique obstructive l.f.
chronic obstruent bronchopneumopathy, chronic obstructive pulmonary disease
Affection de longue durée caractérisée par des accès de toux productive survenant presque tous les jours au moins trois mois par an pendant au moins deux années consécutives.
Familièrement désigné comme "bronchite chronique", cet état s'accompagne d'inflammation diffuse au niveau du parenchyme pulmonaire. Selon le stade évolutif on constate des anomalies de la ventilation, des volumes pulmonaires, de la distribution et du transfert des gaz, de l'équilibre acidobasique et de la fonction cardiaque.
La distinction doit être faite avec la dilatation des bronches, l'insuffisance cardiaque, la tuberculose pulmonaire, qui peuvent s'exprimer selon une symptomatologie analogue.
Le tabagisme constitue un des principaux facteurs à l'origine de la maladie, à côté des facteurs environnementaux et professionnels. L'arrêt prolongé du tabagisme est capable de s'opposer à la progression de l'obstruction bronchique et de l'insuffisance respiratoire, ou à tout le moins de les ralentir fortement.
Sigle BPCO
Édit. 2017
bronchopneumopathie du rétrécissement mitral l.f.
bronchopulmonary effect secondary mitral stenosis
Affection bronchopulmonaire chronique survenant chez des patients atteints de rétrécissement mitral habituellement sévère.
Une sténose mitrale assez serrée entraîne une stase pulmonaire, une élévation des pressions de la petite circulation et ces modifications hémodynamiques sont responsables d'altérations anatomiques des poumons, favorisant ainsi les bronchites à répétition. À la longue, s'installe une insuffisance respiratoire et parfois un emphysème pulmonaire. Ces bronchopneumopathies ne contrindiquent pas une chirurgie de la valve mitrale mais elles en augmentent le risque et en compromettent le résultat.
Édit. 2017
bronchorrhée n.f.
bronchorrhea
Hypersécrétion bronchique pathologique.
Elle peut être muqueuse, séromuqueuse, ou mucopurulente et s'observe surtout dans la bronchite chronique et la dilatation des bronches.
→ bronchite chronique, dilatation des bronches
Édit. 2017
bronchoscopie n.f.
bronchoscopy
Technique d'exploration endoscopique de la trachée et des grosses bronches.
Elle se faisait autrefois avec un bronchoscope rigide, tube métallique équipé d'un éclairage, permettant le passage de systèmes optiques, de sondes et de pinces. Elle se fait en règle maintenant au moyen d'un fibroscope bronchique souple (bronchofibroscope) équipé de fibres de verre conduisant la lumière et l'image en sens inverse, et d'un ou de plusieurs canaux par lesquels sont menées les différentes opérations permises par cet examen. Elle peut être à visée diagnostique (aspirations, lavages, brossages, biopsies, ponctions à l'aiguille) ou thérapeutique. Ses indications sont multiples tant en pathologie tumorale qu'en pathologie infectieuse ou autre.
La plupart des examens sont réalisés sous anesthésie locale, mais une anesthésie générale est nécessaire chez l'enfant. Chez l'adulte, elle peut l'être pour certains gestes ou certains patients pusillanimes
G. Killian, oto-rhino-laryngologiste allemand qui fut le premier à extraire un corps étranger de la bronche principale droite. (1897)
Syn. endoscopie bronchique
Édit. 2017
bronchospasme n.m.
bronchospasm
Contraction brusque, intense, généralisée et durable des muscles lisses des bronches entraînant une asphyxie par réduction du calibre bronchique.
Le bronchospasme se voit surtout au cours de l'anesthésie : les symptômes ressemblent à ceux de la crise d'asthme aigüe grave. L'expiration passive et active est gênée, d'où augmentation progresive de la pression intrathoracique, ce qui réduit les échanges gazeux alvéolocapillaires et gêne le retour veineux aux cavités du cœur droit. Il en résulte une hypoxie-hypercapnie avec réduction du débit cardiaque.
Le bronchospasme peut être déclenché par tous les facteurs qui interfèrent avec les mécanismes de régulation de la bronchomotricité, essentiellement le système nerveux végétatif et des médiateurs chimiques comme l'histamine, la bradykinine et les prostaglandines. Les crises de bronchospasme peuvent être entraînées par l'aspirine, les anti- inflammatoires non stéroïdiens, les bêtabloquants, les curares, les anesthésiques généraux, les produits de contraste iodés et de nombreux autres médicaments. 8 à 15% des états de mal asthmatique sont déclenchés par une prise médicamenteuse. Ces crises graves surviennent chez des asthmatiques connus ou inconnus, l'accident médicamenteux révélant l'asthme dès la première prise du produit. On peut observer le bronchospasme au cours d'un choc anaphylactique, après inhalation de médicaments, en particulier d'antibiotiques comme la colistine ou la prise de N-acétyl-cystéine.
Le bronchospasme nécessite parfois une ventilation artificielle transitoire. Il est souvent associé à une hypersécrétion muqueuse.
En anesthésie, les facteurs déclenchants les plus fréquents sont physiques (inhalation de mélange gazeux froid, stimulation mécanique par la sonde trachéale) ou biologiques (réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes). Le bronchospasme ne doit pas être confondu avec les signes plus brutaux d'obstruction mécanique de la sonde d'intubation, dont le seul traitement est la désobstruction immédiate (penser à la hernie du ballonnet).
Ces accidents peuvent constituer la première manifestation de l'asthme chez des sujets dépourvus d'antécédents asthmatiques.
→ anaphylactique (choc), anaphylactoïde (choc), ballonnet de sonde d'anesthésie
Édit. 2017
bronchospirométrie n.f.
bronchospirometry
Méthode d'étude de la ventilation et des échanges gazeux pulmonaires.
Une sonde spéciale à double canal du type de la sonde de Carlens, mise en place en regard des orifices des bronches principales droite et gauche, permet l'étude séparée de chaque poumon. Cette méthode, très utilisée autrefois dans l'appréciation de la fonction ventilatoire avant une pneumonectomie, a été progressivement remplacée par des techniques isotopiques. Normalement, le poumon droit assure 55% et le poumon gauche 45% de la ventilation.
Édit. 2017
bronchotomie n.f.
bronchotomy
Ouverture par incision d'une bronche.
L'incision de la membraneuse est longitudinale, ou mieux, transversale entre 2 anneaux d'une bronche de gros calibre (bronche principale ou bronche lobaire).
Elle permet d'enlever un corps étranger ou une tumeur bénigne pédiculée. Après cette exérèse, la bronche est suturée finement et minutieusement pour être étanche, en évitant tout rétrécissement.
Édit. 2017