Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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déséquilibre psychique l.m.

mental unbalance

Notion propre à l'école française classique et qui, surtout à la fin du XIXème siècle, réunissait les anomalies de la personnalité sous différentes formes.
Elle correspond assez bien à ce qu'était devenue la "moral insanity" des anglo-saxons (J.C. Prichard, 1835), ou au concept allemand de personnalité psychopathique (K. Schneider, 1923).
Initialement lié à la dégénérescence et à l'hérédité, tenu pour un manque d'équilibre entre les différentes parties du système nerveux, p. ex. dans les perversions sexuelles (V. Magnan, 1885), le groupe englobait aussi bien l'activité créatrice mais socialement inadaptée d'un artiste que l’expression englobait aussi bien l’activité créatrice mais socialement inadaptée d’un artiste que le désordre comportemental d'un vagabond. Sous le nom de déséquilibre mental, et sans parti pris doctrinal, Ph. Chaslin (1912) évoquait "... ces demi-folies qui pullulent dans ce qu'on appelle le borderland of insanity...", préfigurant en particulier les états limites. Depuis, ce cadre a été profondément mis en question et démembré sous l’effet des doctrines psychodynamiques et sous l’influence, en particulier, de l’intérêt porté aux traits de personnalité sous-jacents, qui a permis de distinguer de nombreuses formes de personnalités pathologiques.
Dans une perspective à la fois classique et restrictive, le déséquilibré est soumis sans angoisse (sinon de façon très labile mais extrême) à l'élémentarité de ses pulsions, exprimées dans le passage à l'acte antisocial. Instable, intolérant aux frustrations, imprévoyant, vivant dans l'instantanéité du présent, indifférent à autrui, il est peu en mesure de tirer parti de l'expérience vécue. Souvent cynique, ostentatoire, réticent, argotique, il est rare qu'il consulte spontanément, mais plutôt après une manifestation paroxystique (agitation ou geste suicidaire, p. ex.). Le plus souvent, la rencontre psychiatrique a lieu en situation d'expertise. La relation à autrui se fait sur un mode spécieux et agressif. Le sujet ne peut intérioriser ses conflits.
On ne doit plus poser un tel diagnostic sans avoir soigneusement exclu d'autres éventualités comme : une organicité (séquelles encéphaliques d'affections diverses, comitialité surtout "temporale") ; une psychose latente ou un état limite (tout spécialement une héboïdophrénie) ; une névrose de caractère ; une perversion.
En pratique, le déséquilibre psychique correspond assez bien à ce que l'on nomme actuellement personnalité antisociale ou dyssociale.

J. C. Prichard, médecin et ethnologue britannique (1786-1848) ; K. Schneider, psychiatre allemand (1887-1967) ; V. Magnan, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1835-1916) ; Ph. Chaslin, psychiatre français (1857-1923)

désespoir comportemental (test de) l.m.

behavior despair test

Test qui fait partie des modèles comportementaux tentant de reproduire chez l'animal des conditions proches de la dépression humaine, fréquemment utilisé pour sélectionner des molécules potentiellement antidépressives.
Un rat ou une souris est immergé dans une enceinte remplie d'eau d'où il ne peut s'échapper. Il nage pendant un certain temps, puis cesse toute tentative de fuite, s'immobilise et se laisse flotter. Ce renoncement à la nage est interprété comme un comportement de désespoir. Après administration d'antidépresseurs, l'animal nage plus longtemps. L'effet de ceux-ci est assimilé au prolongement de l'espoir d'une issue favorable.
Les antidépresseurs sérotoninergiques sont sans effet au contraire des anticholinergiques et des dopaminergiques.

R. D. Porsolt, pharmacologue français (1977)

de Sèze (incidence de) l.f.

de Seze's view

En radiographie, incidence postéro-antérieure du rachis lombaire et du bassin de face réalisée sur le sujet debout dans un but d'études morphologique et statique.

S. de Sèze, rhumatologue français, membre de l’Académie de médecine (1903-2000)

Syn. dorsolombo-pelvifémorale (incidence)

desferrioxamine n.f.

desferrioxamine

Agent chélateur du fer produit par Streptomyces pilosus.
En thérapeutique, cet agent lié au fer hépatocytaire et excrété par les selles et/ou les urines, exerce peut-être un effet antiradicalaire en piégeant les radicaux libres impliqués dans la peroxydation lipidique induite par le fer.
Administré par voie parentérale (sous-cutanée ou en perfusions continues) il est bien toléré (en dehors de quelques cas signalés de cataractes et de rétinopathies, de baisse de l'acuité auditive, d'insuffisance rénale) et efficace sur les lésions hépatiques, gonadiques et la prévention de la cardiomyopathie de l'hémochromatose génétique.
Son usage se heurte à son coût et aux difficultés de compliance surtout chez les jeunes patients atteints de thalassémie.

Syn. déferrioxamine, trihydroxamique

→ chélateur du fer

desflurane n.m.

→ anesthésique halogéné

[G1]

des-γ-carboxyprothrombine n.f.

des-γ-carboxyprothrombine

Forme de la prothrombine, qui sous l'effet d'un système enzymatique à vitamine K, est dépourvue du groupe carboxyle, ajouté normalement sur le carbone γ d'un reste glutamique.

déshydratase n.f.

dehydrase

Enzyme catalysant une réaction de déshydratation.
La déshydratation d'un alcool en composé éthylénique étant une réaction réversible, l'enzyme qui la catalyse peut être appelé hydratase. P. ex. la crotonase ou énoyl-CoA-hydratase, enzyme de la voie de b-oxydation des acides gras, catalyse la formation d'un b-hydroxyacyl-CoA, réaction semblable à celle qui forme un crotonyl-ACP par déshydratation du b-hydroxybutyryl-ACP dans la voie de biosynthèse des acides gras. La fumarase et l'aconitase du cycle tricarboxylique sont des déshydratases-hydratases.

déshydratation aigüe du nourrisson l.f.

dehydratation in infant

Syndrome d'hyperosmolarité extracellulaire par manque d'apport ou perte d'eau, fréquent et grave chez le nourrisson car le collapsus vasculaire survient rapidement.
Le nourrisson est vulnérable à la déshydratation car sa dépendance est complète, le renouvellement de son stock d'eau est très rapide et son cerveau très fragile. Sous nos climats, le syndrome est essentiellement dû à des pertes digestives lors de gastroentérites d'origine virale ou bactérienne. Il survient souvent par épidémie, mais peut résulter d'apports hydriques insuffisants. Dès que la perte de poids dépasse 10% du poids du corps il faut perfuser pour restituer la moitié de la perte de poids en 3 h et le reste dans les 21 h suivantes. La réhydratation peut être tentée par voie orale lors de diarrhées, si la perte de poids est inférieure à 10%.

→ diarrhée aigüe du nourrisson

déshydratation (syndrome de) l.m.

dehydratation syndrome

Ensemble de désordres organiques causés par une perte ou un manque d'apport d'eau, quelle qu'en soit l'origine, lorsque la masse d'eau devient inférieure à la normale (60% du poids corporel chez l'adulte).
L'eau dans l'organisme est répartie entre deux compartiments, cellulaire (40% de la masse d'eau) et extracellulaire (liquides interstitiels, sang, liquide céphalorachidien, etc.). La déshydratation peut être globale ou porter sur l'un des compartiments.
La déshydratation globale associe les signes intra- et extracellulaires : il existe une hémoconcentration et une hypernatrémie. Ce syndrome est provoqué par un déficit simultané d'eau et de sel non compensé et se voit surtout chez le vieillard, le nourrisson et des patients comateux. Une déshydratation importante peut entraîner un état de choc.
La déshydratation intracellulaire est secondaire à une hypertonie extracellulaire. Elle est caractérisée par de l'asthénie, de la torpeur, de la soif, une sécheresse de la langue, une fièvre légère et parfois des œdèmes, une oligurie et l'élévation de l'azotémie. Elle se voit au cours de certaines glomérulonéphrites, d'intoxications par désoxycorticostérone, de restrictions hydriques sans restriction salée, de pertes d'eau par sueurs, de diarrhées, de brulures étendues, et de vomissements répétés.
La déshydratation extracellulaire est caractérisée par une diminution de la quantité totale des sels des liquides extracellulaires avec déperdition proportionnelle d'eau, d'où hémoconcentration avec isotonie du plasma. Les signes cliniques sont ceux d'un collapsus vasculaire progressif : hypotension, tachycardie, oligurie avec azotémie élevée, etc. Diverses causes de perte d'eau et d'électrolytes entraînent ce syndrome (restriction hydrique, évaporation exagérée sans apport compensatoire d'eau, diarrhées, exsudations de brulures étendues, vomissements prolongés, diurèse excessive du diabète insipide ou de l'insuffisance surrénale, etc.).

→ collapsus vasculaire

déshydratation extracellulaire et hyperhydratation cellulaire (syndrome de) l.f.

syndrome of extracellular dehydratation with cellular hyperhydratation

Syndrome associant une hémoconcentration avec hyponatrémie et une diminution de la pression osmotique du plasma (intoxication par l'eau).
Les téguments sont secs, la langue est humide, on note une céphalée, des nausées, des vomissements et un dégoût de l'eau. Il y a oligurie et hyperazotémie.
Une déperdition hydrosodée importante compensée uniquement par des apports d'eau entraîne un déficit simultané d'eau et de sels, cause du syndrome. Il se voit dans diverses maladies (insuffisance surrénale chronique, insuffisance rénale traitée par un régime sans sel, syndromes diarrhéiques divers, etc.). L'administration d'eau et de sel fait céder le syndrome.

déshydro-épiandrostérone (sulfate de) l.m.

dehydro-epiandrosterone sulphate

Androgène corticosurrénalien dont le rôle est particulier chez le fœtus : après l'action d'une sulfatase hépatique il est aromatisé en œstriol dans le placenta et relâché dans la circulation maternelle.
Le taux d'œstriol libre dans le sang maternel reflète donc le degré de bien être de « l'unité fœtomaternelle », surrénale fœtale et placenta. Le test de fonction placentaire de Lauritzen consistait à injecter à la mère du sulfate de déshydro-épiandrostérone et étudier la cinétique de son aromatisation en œstriol.

Sigle  DHEAS

déshydrogénase n.f.

dehydrogenase

Enzyme catalysant une réaction de déshydrogénation.

déshydrogénation n.f.

dehydrogenation

Oxydation d'une molécule organique par départ de deux atomes d'hydrogène.
Les déshydrogénations en biochimie portent sur les fonctions alcool, sur les chaines carbonées saturées, sur les aminoacides, sur des hémiacétals ou sur des hémithioacétals. Les hydrogènes sont généralement transférés sur un accepteur : il s'agit donc de transhydrogénations.

déshydro-rétroprogestérone n.f.

dehydro-retroprogesterone

Progestatif de synthèse, isomère de la progestérone, actif per os.
C'est un gestagène et un lutéomimétique non virilisant, n'inhibant pas l'ovulation et ne provoquant pas d’hyperthermie contrairement aux autres progestatifs. Il est utilisé pour le traitement de l'insuffisance lutéale, le syndrome prémenstruel, la dysménorrhée, l'endométriose, les mastopathies bénignes et l'hormonothérapie substitutive de la ménopause en association avec un œstrogène.

Syn. dydrogestone, rétroprogestérone

désialoglycoprotéine n.f.

desialoglycoprotein

Forme dégradée d'une glycoprotéine dont les restes sialiques ont été détachés par hydrolyse.
De telles protéines désialylées peuvent s'attacher in vivo à des récepteurs membranaires spécifiques.

désilet ® n.m.

désilet

Marque de matériel permettant l’introduction de sondes dans les artères.
Le nom commercial initial est actuellement utilisé pour désigner tous les introducteurs artériels.

D. T. Desilets et R. B. Hoffman, médecin radiologue et pédiatre américains (1966) ; S-I. Seldinger, médecin radiologue suédois (1953) ; H. J. Swan et W. Ganz, médecins cardiologues américains (1970)

Syn. désilet, cathéter de Desilet-Hoffman, dilatateur artériel, introducteur artériel

→ gauge, Seldinger (technique de), Swan-Ganz (cathéter de),

Desilets ou Desilets-Hoffman (introducteur percutané de) l.m.

Desilets-Hoffman or Desilets (percutaneous initiator of)

Aiguille de 8 à 10 F (2,66 à 3,33 mm de diamètre) permettant l'introduction percutanée dans une artère ou dans une veine, d'un cathéter central pour les perfusions ou transfusions à très grand débit, à extrémité mousse non effilée ou à extrémité borgne, ou de sondes munies d'un ou de plusieurs ballonnets.
Le système comprend un guide court métallique, un petit cathéter dit factice en téflon, et une gaine en polypropylène, en mylar ou en téflon qui s'adapte parfaitement sur le cathéter factice. Après ponction du vaisseau et mise en place du petit guide, on retire le trocart et on introduit sur le guide le cathéter factice ; puis on fait glisser la gaine sur celui-ci; on retire alors guide et cathéter factice, ne laissant en place que la gaine, dans laquelle on monte le cathéter définitif. Il existe des Desilets de tous les diamètres, du 5 F au 9F.

D. T. Desilets et R.B. Hoffman, médecin radiologue et pédiatre américains (1966)

Syn. dilatateur artériel, introducteur artériel

désincarnation n.f.

disincarnation

Sentiment d'étrangeté de son intégrité physique chez le patient, pouvant associer une sensation de séparation entre la personne et l'enveloppe corporelle, à un vécu de modification de l'intégrité corporelle, avec impression de transformation.

→ dépersonnalisation, miroir (signe du)

désinfectant adj. et n.m.

disinfectant

Qualifie un produit chimique ou un procédé utilisé dans des conditions définies et appliqué à des milieux inertes pour éliminer ou tuer les microorganismes et/ou inactiver les virus présents.
Leur innocuité vis-à-vis de la peau et des muqueuses n’est donc pas nécessaire, contrairement aux antiseptiques.

→ antiseptique

désinfectants (classification des) l.f.

A - surfaces : sols, murs, mobilier fixe et mobile, appareils de grand volume non immergeables…

Les désinfectants de cette catégorie peuvent avoir en outre des propriétés détergentes (usage en aérosols).
Sous-catégorie A1 : locaux communs, couloirs, accès aux chambres de malades non contagieux.
Sous-catégorie A2 : locaux spéciaux, chambres de malades contagieux, salles de réanimation, bloc opératoire
B - instruments : nettoyage de matériel avant stérilisation. Ils doivent être à la fois détergents et désinfectants pour protéger l’environnement.
C - matériel médico-chirurgical réutilisable : désinfection chimique par trempage
D - linge
E - excréta et déchets
F - peau : antiseptiques

désinfection n.f.

disinfection

Action destinée à enlever ou à détruire les germes infectieux qui peuvent se trouver sur les téguments du patient ou d'un opérateur ainsi que dans ou sur un objet, un local.
La première étape de toute désinfection est le nettoyage de façon à éliminer mécaniquement toutes les souillures accessibles. On évitera que ce nettoyage soit, par lui-même, une source de pollution (poussière du balayage à sec ou rejet d'aérosols contaminants par un aspirateur domestique, lavage avec une eau contaminée, brossage des mains avec du savon inapproprié, etc.). Cette étape élimine une grande partie des souillures et des germes infectieux et améliore considérablement l'efficacité de la stérilisation proprement dite.
La deuxième étape de la désinfection a recours à des moyens physiques (exposition à la chaleur sèche ou humide, aux rayons ultraviolets, aux ultrasons) ou chimiques (antiseptiques). Cette étape élimine la quasi-totalité des germes restants, mais elle ne constitue pas une vraie stérilisation qui devrait éliminer, en principe, la totalité des germes, c'est pourquoi les chirurgiens mettent des gants stériles après s'être désinfecté les mains.

→ antiseptiques, aspirateur domestique, infection, prion, stérilisation

désinfection chimique n.f.

chemical disinfection

Réduction du nombre de micro-organismes dans ou sur une matrice inanimée, provoquée par une action irréversible du produit sur leur structure ou leur métabolisme, à un niveau jugé approprié pour un objectif défini.
Le Comité Européen de Normalisation a édité la norme générale EN 14885 pour la qualification de l’activité des désinfectants. Les normes destinées aux applications à différents secteurs sont en cours de révision (activité bactéricide, sporicide, fongicide et virucide dans les secteurs vétérinaire, industriel et domestique et médical).
La Pharmacopée européenne exige une activité bactéricide dans des conditions définies

désinfestation n.f.

disinfestation

Destruction et élimination des parasites sur la peau, les vêtements et le milieu ambiant.

désinhibition en psychiatrie l.f.

disinhibition in psychiatry

Diminution ou dispartition de l'inhibition quelle que soit l'acception de ce terme, notamment émotionnelle, fantasmatique, motrice, volitionnelle et/ou de la censure, surtout sexuelle.
Spontanée, elle est relevée principalement dans les états maniaques, certaines schizophrénies de type hébéphrénique, des démences, des arriérations mentales, des troubles de la personnalité et quelques formes d'épilepsie.
Thérapeutique, dépendant souvent du tableau clinique mais aussi de la posologie, elle peut être due aux anxiolytiques (avec même excitation benzodiazépinique possible), à des antidépresseurs, à des antipsychotiques, surtout ceux dits "atypiques" à faibles doses, et a fortiori aux psychodysleptiques. Certaines psychothérapies, voire la narcoanalyse, peuvent avoir une action désinhibitrice.

désinsectisation n.f.

disinsectization

Elimination des insectes nuisibles pour l'Homme, les animaux ou les végétaux.
En médecine humaine et vétérinaire, on cherche à éliminer (ou à en réduire les populations) les insectes qui sont directement à l'origine de processus pathologiques ou qui disséminent ou transmettent des agents infectieux. Dans ce dernier cas, la lutte antivectorielle constitue souvent une méthode essentielle de prévention des maladies transmises par des insectes vecteurs. Les techniques utilisées dans ce but sont très variées (lutte mécanique, écologique, chimique, génétique, biologique, ...). La désinsectisation a pour objectif, selon les cas, de détruire les insectes endo- ou ectoparasites, les insectes présents dans certains écosystèmes naturels (mares et rivières par exemple) ou d'origine anthropique (maisons, étables et bergeries, bateaux et avions, collections d'eau artificielles, etc.). Ces techniques ne peuvent être mises en œuvre selon des protocoles rigoureux que par des entomologistes expérimentés.
Dans le domaine phytosanitaire, il s'agit de lutter contre les insectes ravageurs de cultures ou vecteurs d'agents pathogènes.

→ lutte antivectorielle, vecteur, ectoparasite, insecticide

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