Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1492 résultats 

veille sanitaire l.f.

health monitoring

Système de surveillance permanente de l’état sanitaire d’une population et de son évolution, à des fins épidémiologiques.

→ Institut de veille sanitaire

[E1, D1]

Édit. 2020

veine azygos l.f.

vena azygos (TA)

azygos vein

Grande veine, située dans le thorax, qui réalise une anastomose entre le système cave inférieur et le tronc de la veine cave supérieure.
Elle se forme juste au-dessus du diaphragme, à la hauteur du onzième espace intercostal droit, par réunion d’une racine latérale constituée par la confluence de la veine lombale ascendante droite et de la douzième veine intercostale, et d’une racine médiale inconstante née de la face postérieure de la veine cave inférieure ou de la veine rénale droite. Elle monte dans le thorax au flanc antéro-droit de la colonne vertébrale jusqu’au niveau de la quatrième vertèbre thoracique où, par un trajet incurvé en avant, elle surcroise le pédicule pulmonaire droit (arc de la veine azygos). Elle va s’aboucher dans la paroi postérieure de la veine cave supérieure, juste au dessus de l'atrium droit. Ainsi elle chemine dans le médiastin postérieur et se termine dans le médiastin antérieur. Elle reçoit sur son trajet la veine bronchique droite postérieure, les veines œsophagiennes, les veines péricardiques, les veines intercostales aortiques droites, la veine intercostale supérieure droite, la veine hémi-azygos et la veine hémi-azygos accessoire.

Syn. anc. grande veine azygos, veine thoracique longitudinale droite

→ arc de la veine azygos

[A1, K4]

Édit. 2020

veine cardinale l.f.

cardinal vein

Les veines cardinales (VC) sont des veines majeures de l’embryon.
Il en existe deux paires, placées dans un plan sagittal : les deux VC supérieures (ou crâniales) et les deux VC inférieures (ou caudales). Ces quatres VC confluent en deux VC communes ou canaux de Cuvier qui se jettent transversalement dans le sinus veineux du cœur.
L’ensemble évolue considérablement au cours de l’embryogenèse, de manière différente selon leur topographie crâniale ou caudale.
- Crânial. A droite, la VC crâniale donnera la veine brachiocéphalique droite et la VC commune droite se verticalisera pour former la veine cave supérieure. A gauche, la VC crâniale va régresser, ainsi que la VC commune qui donnera le sinus coronaire. Une anastomose gauche/droite entre les deux VC sera à l’origine de la veine brachiocéphalique gauche.
- Caudal. Les deux volumineux mésonéphros (qui vont donner les reins, les gonades et les surrénales), placés de part et d’autre de la ligne médiane, sont drainés chacun par une veine subcardinale qui monte le long de leur face médiale. Entre les VC caudales et ces veines subcardinales, les veines supracardinales. Cet ensemble sera à l’origine de la veine cave inférieure, formée de bas en haut par une anastomose entre les deux VC caudales (carrefour iliocave), la partie inférieure de la veine supracardinale droite, la partie verticale de la veine subcardinale droite et par un canal issu de la veine vitelline (qui draine l’intestin) rejoignant le sinus veineux du cœur. Les segments suprarénaux des veines supracardinales seront à l’origine du système azygos.

Étym. lat. cardinalis : important.

[A1, K4, O6]

Édit. 2020

veine cave l.f.

vena cava (TA)

vena cava

Volumineuse veine destinée à ramener le sang veineux à l’atrium (oreillette) droit.
Il existe normalement une veine cave supérieure formée par la réunion des deux veines brachiocéphaliques et une veine cave inférieure formée par la réunion des deux veines iliaques primitives.
Les territoires des deux veines caves communiquent par le réseau des veines azygos qui peut jouer un rôle important de suppléance.
La genèse complexe de la veine cave à partir des veines cardinales de l'embryon explique l'existence de malformations : présence d’une veine cave supérieure gauche, absence de veine cave supérieure droite, duplication de l’abouchement cave inférieur dans l’atrium droit, remplacement de la veine cave inférieure par le système azygos, abouchement anormal d’une veine cave dans l’atrium gauche...

Étym. lat. cavus : creux, profond.

→ veine cardinale, veine azygos

[A1, K4, Q2, O6]

Édit. 2020

veine cave supérieure gauche l.f.

left superior vena cava

Anomalie congénitale du système veineux cave supérieur : au lieu d'involuer, comme normalement, les veine cardinale céphalique et cardinale commune gauches  embryonnaires persitent.
La veine cave supérieure gauche naît donc du tronc veineux innominé gauche et descend se jeter dans le sinus coronaire. Elle coexiste le plus souvent avec une veine cave supérieure droite normale et peut communiquer avec elle par un tronc veineux innominé commun. Beaucoup plus rarement elle représente le seul retour veineux cave supérieur.
La veine cave supérieure gauche est une anomalie anatomique qui n’a en elle-même aucune conséquence pathologique. Elle doit être rereconnue , notammenet avant l’établissement d’une circulation extracorporelle pour la mise en place des canules veineuses nécessaires.

→ veine cave, veine cardinale

[A1, K4, K1, K2]

Édit. 2020

veine hémiazygos l.f.

vena hemiazygos (TA)

hemi-azygos vein, inferior hemi-azygos vein

Veine anastomotique entre le système cave inférieur et la veine azygos.
Elle se forme, comme la veine azygos, juste au-dessus du diaphragme à hauteur du onzième espace intercostal gauche par la réunion d’une racine latérale constituée par la confluence de la veine lombaire ascendante gauche et de la douzième veine intercostale, et d’une racine médiale, inconstante, qui participe à la constitution de l’arc réno-azygo-lombaire de Lejars. Elle monte sur le flanc gauche du rachis, en dehors de l’aorte, jusqu’à la huitième (ou septième) vertèbre thoracique. Là, par un trajet transversal en arrière de l’aorte et du conduit thoracique, elle se dirige à droite pour se jeter dans la veine azygos. Elle reçoit les quatre ou cinq dernières veines intercostales.

Syn. anc.  veine hémiazygos inférieure, petite veine azygos, veine petite azygos inférieure, vena thoracica longitudinalis sinistra

[A1, K4]

Édit. 2020

veine jugulaire externe l.f.

vena jugularis externa (TA)

external jugular vein

Veine volumineuse qui nait dans l’épaisseur de la glande parotide un peu au-dessous du col de la mandibule par confluence des veines temporales superficielles et maxillaire.
Elle recueille le sang de la plus grande partie des parois crâniennes, des régions profondes de la face et des plans superficiels des régions postérieure et latérale du cou. Elle descend vers la base du cou, par la région parotidienne entre les deux lobes de la glandes parotide, en dedans du nerf facial, puis par la région sterno-cléïdo-mastoïdienne où, superficielle dans un dédoublement du fascia cervical superficiel, elle croise obliquement le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien ; enfin, dans la région susclaviculaire, elle traverse successivement le fascia cervical superficiel en dehors du repli falciforme de Dittell puis le fascia cervical moyen au-dessous du muscle omo-hyoïdien. Elle s’infléchit en dedans et se jette dans la veine subclavière au voisinage du confluent veineux jugulo-subclavier. La veine jugulaire externe reçoit la veine auriculaire postérieure, les veines occipitales superficielles, des rameaux cervicaux sous-cutanés (notamment la veine cervicale superficielle postérieure), ainsi que les veines supra-scapulaires supérieure et postérieure. Elle est anastomosée, par la veine communicante intra-parotidienne, avec le système de la veine jugulaire interne et, par la veine carotide externe, avec la veine jugulaire antérieure, les plexus rachidiens et, souvent, avec la veine céphalique.
 

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

veine porte hépatique l.f.

vena portae hepatis (TA)

hepatic portal vein

Elément terminal du système porte abdominal, constitué par un gros tronc veineux qui conduit au foie le sang veineux de toutes les parties sous-diaphragmatiques du tube digestif, de la rate et du pancréas.
Il nait de la réunion, derrière le col du pancréas, de la veine mésentérique supérieure et du tronc liéno-mésaraïque. Il se dirige très obliquement en dehors et en haut, légèrement en avant, derrière le col du pancréas et la partie supérieure du duodénum, puis dans le petit omentum où il constitue l’élément postérieur du pédicule hépatique. La veine porte hépatique se termine dans la porte du foie par bifurcation en un rameau droit et un rameau gauche. 

Syn. anc. tronc porte, tronc de la veine porte

[A1, K4, L1 ]

Édit. 2020

veines cérébrales l.f.p.

veinae encephali (TA)

cerebral veins

Ensemble du système veineux de drainage de l'encéphale qui comporte trois niveaux : superficiel, profond et veines de la fosse postérieure.
Les veines superficielles drainent le sang de la majeure partie du cortex et de la substance blanche sous-jacente. Elles sont constituées par les veines ascendantes gagnant le sinus longitudinal supérieur et les veines descendantes gagnant soit la veine médiane superficielle du cerveau (petite anastomotique dite de Labbé), soit le sinus caverneux. Elles sont anastomosées par la veine anastomotique inférieure (grande anastomotique dite de Trolard), qui relie le sinus longitudinal supérieur aux veines cérébrales moyennes, elles-mêmes reliées au sinus latéral par la veine de Labbé.
Les veines profondes drainent le reste de la substance blanche et les noyaux gris centraux dans la grande veine cérébrale dite de Galien, par l'intermédiaire des veines cérébrales internes (réunion des veines septales, thalamostriées et choroïdiennes) et basale de Rosenthal.
Les veines de la fosse postérieure drainent le cervelet, le tronc cérébral, le IVème ventricule. Elles forment un groupe supérieur gagnant la grande veine de Galien et un groupe inférieur gagnant le sinus pétreux inférieur.

Ch. Labbé, chirurgien français (1879) ; J.B. Trolard, anatomiste français, membre ANM (1842-1910) ; F.C. Rosenthal, anatomiste allemand (1780-1829) ;  C. Galien, anatomiste et médecin grec (129-201)

[A1, K4, H1, H5]

Édit. 2019

veines cystiques profondes l.f.p.

Ensemble des douze à quinze petites veines qui naissent de l’extrémité antérieure et de la paroi supérieure de la vésicule biliaire.
Elles se terminent dans les éléments portes intra-hépatiques au niveau de la fosse de la vésicule biliaire. Elles constituent un système de veines portes accessoires.

[A1, K4, L1 ]

Édit. 2020

veines du cœur l.f.p.

venae cordis (TA)

heart veins

Vaisseaux assurant le retour dans l’atrium droit du sang coronaire désaturé.
Les veines coronaires ne sont pas exactement satellites des artères coronaires. Elles comportent :
1) le système principal du sinus coronaire renflement terminal de la grande veine coronaire; celle-ci continue la veine interventriculaire antérieure et reçoit la sang des veines isolées (veine marginale gauche, veine oblique de l'atrium gauche dite de Marshall, veine postérieure du ventricule gauche, veine interventriculaire postérieure ou veine médiane du coeur, veine coronaire droite). Ce réseau principal du sinus coronaire draine à peu près 90% du flux de l’artère coronaire gauche et 15 à 20% de celui de l’artère coronaire droite;
2) les petites veines du cœur s’ouvrent directement dans l’atrium droit. Elles sont surtout placées au bord droit du cœur (veine marginale droite). Elles drainent la majeure partie du flux de l’artère coronaire droite;
3) les  veines  cardiaques minimes dites de Thebesius s’ouvrent directement dans les cavités cardiaques.

J. Marshall, anatomiste et chirurgien britannique (1818-1891); A.C. Thebesius, anatomiste allemand (1686-1732)

[A1, K2, K4]

Édit. 2019

veines du globe oculaire l.f.p.

eyeball veins

Ensemble des veines qui drainent les différentes parties de l'œil.
La rétine est drainée par la veine centrale de la rétine, qui se jette dans le sinus caverneux.
L’iris est drainé par les veines ciliaires antérieures qui se collectent dans les veines ophtalmiques.
La choroïde est drainée par les veines ciliaires et les veines vortiqueuses qui se drainent dans le système des veines ophtalmiques.

→ veine vortiqueuse

[A1]

Édit. 2019

veines intercostales postérieures l.f.p.

venae intercostales posteriores (TA)

posterior intercostal veins

Veines segmentaires pariétales thoraciques qui unissent, le long de l’espace intercostal, le système des veines azygos en arrière aux systèmes des veines thoraciques internes, des veines diaphragmatiques et musculaires abdominales en avant.
Elles sont au nombre de douze de chaque côté, comptées de haut en bas, la douzième étant dite sous-costale. Dans le sillon de la côte (espace intercostal) la veine est située audessus de l'artère et du nerf. Elles débutent à l’extrémité antérieure de l’espace intercostal, anastomosées avec les veines intercostales antérieures correspondantes et cheminent dans l’espace au-dessus de l’artère et du nerf intercostal. Elles se terminent : à droite, dans la veine intercostale supérieure droite pour les trois premières, dans la veine azygos pour les veines intercostales du quatrième au onzième espace, dans la racine latérale de la veine azygos pour la douzième ; à gauche, le plus souvent, dans la veine intercostale supérieure gauche pour les trois premières, dans la veine hémiazygos accessoire pour les six premières lorsque la veine intercostale n’existe pas, dans la veine hémiazygos pour les veines du septième au onzième espace et dans la racine médiale de la veine hémiazygos pour la douzième. Chaque veine intercostale postérieure reçoit : une veine dorsale satellite de l’artère homologue dont elle draine le territoire musculo-cutané paravertébral postérieur ; une veine intervertébrale qui draine les veines diploétiques des corps vertébraux adjacents ; une veine spinale qui collecte le sang des plexus intra et extra-rachidiens dorsaux et qui conflue parfois en un tronc commun avec la veine dorsale ; des veines perforantes latérales ou veines costo-axillaires de Braune (pour les six ou sept premières veines intercostales) ; des veines satellites des nerfs ilio-génitaux (pour la douzième veine intercostale).

C. Braune, anatomiste allemand (1831-1892)

Syn. anc. veines intercostales aortiques

[A1, K4]

Édit. 2020

veines médiastinales l.f.p.

venae medullares dorsales (TA)

mediastinal veins

Ensemble des petites veines qui drainent le sang veineux du tissu cellulo-adipeux et des nœuds lymphatiques du médiastin.
Elles se rendent aux troncs veineux les plus proches, essentiellement aux veines brachio-céphaliques, aux veines du système azygos ou à la veine cave supérieure.

[A1]

Édit. 2019

veines orbitaires l.f.p.

venae orbitae (TA)

orbital veins

1- Veines qui cheminent sur la face médiale puis la face inférieure du lobe frontal.
Elles appartiennent au système des veines inférieures du cerveau et vont se terminer avec les premières veines frontales dans le sinus sagittal supérieur.
2- Veines qui parcourent et drainent la cavité orbitaire et son contenu.
Ce sont la veine ophtalmique supérieure et la veine ophtalmique inférieure et leurs branches collatérales.

Syn. anc. veines inférieures du lobe frontal

[A1, H2, P2]

Édit. 2019

veines rénales l.f.p.

venae renales (TA)

renal veins

Volumineuses veines qui naissent au niveau du hile du rein par confluence de trois à quatre grosses branches réunies en un tronc unique, ou plus rarement dédoublé.
Elles sont avalvulées chez l’homme. La veine rénale droite se jette rapidement dans le flanc droit de la veine cave inférieure au niveau de la deuxième vertèbre lombaire. La veine rénale gauche, plus longue, précroise l’aorte, passant au-dessous de l’artère mésentérique supérieure. Elle s’abouche en regard de la précédente au flanc gauche de la veine cave inférieure. Les veines rénales reçoivent les veines de la capsule adipeuse du rein, une veine urétérique, la veine suprarénale inférieure et, pour la veine rénale gauche, la veine spermatique ou ovarienne et la veine suprarénale gauche principale. Des deux côtés elles sont anastomosées au système des veines azygos.

veines spinales l.f.p.

venae spinales (PNA)
spinal veins
Veines péri-médullaires qui reçoivent les veines intra-médullaires radiées.
Elles forment un réseau anastomotique où l’on distingue des veines spinales antérieures et des veines spinales postérieures. Chacune suit le sillon correspondant de la moelle spinale et est flanquée de chaque côté par deux veines latérales situées au niveau des sillons collatéraux antérieur et postérieur. Les veines spinales antérieures se continuent par la veine médiane antérieure de la moelle allongée puis par le réseau veineux prépontique qui est drainé dans le système de la grande veine cérébrale. Les veines spinales postérieures se continuent par la veine postérieure de la moelle allongée qui, arrivée au niveau de l’obex, dévie à droite ou à gauche, reçoit la veine choroïdienne et contourne le pédoncule cérébelleux inférieur pour se terminer dans l’un des sinus de la base du crâne ou dans le plexus veineux du foramen magnum.

ventilation mécanique (dommages dus à la) l.m.p.

mechanical ventilation (damages caused by the)

Dommages qui résultent des grands volumes courants et des fortes pressions d'insufflation en ventilation artificielle assurée par un respirateur.
Le système poumon-cage thoracique du patient subit les oscillations forcées que lui impose le respirateur quelle que soit sa fréquence. Il y a donc lieu de considérer l'énergie fournie par le respirateur et dissipée dans les poumons, énergie qui dépend de la résistance des voies aériennes, de la compliance pulmonaire et de l'inertie des masses en mouvement (notamment celle de l'air) qui constituent l'impédance ventilatoire. Celle-ci est minimale pour la fréquence propre de la mécanique ventilatoire qui est de l'ordre de 90 mvt./min chez l'adulte normal et plus élevée chez l'enfant : l'énergie dissipée dans les poumons est minimale pour cette fréquence et par conséquent les dommages causés par la ventilation artificielle (barotraumatismes) sont alors minimaux. La respiration artificielle au voisinage de la fréquence propre est donc particulièrement indiquée pour la ventilation des poumons fragiles.
L'énergie dissipée par cycle respiratoire est proportionnelle au produit : volume courant x pression d'insufflation.
Comme la compliance, c, est sensiblement constante pour les petits volumes autour de la position d'équilibre, (V = c. P), l'énergie par cycle est proportionnelle au produit : (pression d'insufflation)2 .c ou à celui équivalent (volume courant)2 / c. Ces formules montrent que la pression génératrice de barotraumatismes est rapidement dangereuse quand la pression ou le volume courant deviennent trop forts.
On peut assimiler l'énergie dissipée dans les poumons à un toxique inhalé dont la concentration serait équivalente à la puissance dissipée (puissance = énergie x fréquence). Cette puissance suit donc la loi de Haber : il y a un seuil au-dessous duquel il n'y a pas de dommage, la respiration physiologique le prouve, au-dessus du seuil les dommages croissent comme le carré du volume insufflé, de plus la pression d'insufflation (proportionnelle au volume insufflé), comprime les vaisseaux pulmonaires et retentit sur le travail du cœur, ainsi les dommages ne sont pas limités aux poumons, ils peuvent intéresser le cœur droit, en réduisant le débit de retour des veines pulmonaires et par là retentir sur tout l'organisme. C'est pourquoi il faut réduire le volume de chaque insufflation et éviter que l'on se place sur la portion inspiratoire non linéaire de la courbe de compliance.
Mais pour que la ventilation soit efficace il faut que le volume courant reste supérieur au volume de l'espace mort, toutefois, à ventilation alvéolaire égale, on réduit quand même de moitié environ le volume courant à la fréquence propre et par conséquent, à impédance constante, l'énergie dommageable peut être réduite au quart. Comme l'impédance est minimale à la fréquence propre, la réduction d'énergie nocive est beaucoup plus faible encore. On peut encore réduire l'impédance en utilisant les mélanges à l'hélium, ce qui élève la fréquence propre par réduction de la densité du mélange gazeux. Enfin l'injection de l'air insufflé par une sonde au voisinage de la carène réduit considérablement l'espace mort et permet donc de réduire le volume courant d'autant. Toutes ces améliorations permettent une ventilation mécanique efficace de poumons très fragiles.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

→ ventilation artificielle, respirateur, compliance pulmonaire, barotraumatisme, Haber (loi de), espace mort, fréquence propre, impédance, ventilation à haute fréquence par oscillation, ventilation x fréquence (diagramme)

Bommelaer (ventouse de) l.f.

Bommelaer's vacuum extractor

Appareil permettant l'opacification de la cavité utérine et des trompes au cours de l'hystérosalpingographie.
Il est constitué d'un embout court introduit dans le canal cervical et d'une ventouse maintenue en place sur le col par un système à dépression.
M. Bommelaer gynécologue français

→ hystérosalpingographie

[O3]

Édit. 2019

ventre n.m.

belly, stomach

1) Partie du corps située entre la partie basse du thorax et le pubis.
Terme familier imprécis.
2) En physique, point d'un système d'ondes stationnaires où l'amplitude des vibrations est à son maximum.

Étym. lat. venter : ventre

→ abdomen, cavité péritonéale

[A1, B1]

Édit. 2019

vergence n.f.

vergence

1) En physique, inverse de distance focale d’un système optique.
2) En ophtalmologie, mouvements des deux yeux lorsque leurs axes visuels ne sont pas parallèles.
Ces mouvements peuvent s’effectuer en rapprochant les axes visuels, ce qui définit la convergence, ou en les éloignant, ce qui définit la divergence.
Le spasme de convergence est d’organicité discutée. La paralysie de la convergence de Parinaud concerne une diplopie horizontale avec une perturbation de l’accommodation. La lésion responsable se situerait au niveau du colliculus supérieur.

H. Parinaud, ophtalmologiste français (1883)

Étym. lat. vergere : être tourné vers

Syn. mouvements oculaires non conjugués

→ mouvements oculaires, paralysie de la convergence, version, convergence, divergence, diplopie, colliculus supérieur

[B1, P2]

Édit. 2019

vertige retardé l.m.

Vertige rotatoire avec nausées et/ou vomissements survenant par crises de quelques heures, souvent de longues années après la survenue d’une surdité unilatérale, importante, voire d’une cophose.
Les crises se répètent plusieurs fois dans la vie du patient et durent de quelques minutes à quelques heures.
Ces crises vertigineuses sont identiques à celles observées dans la maladie de Menière mais sans aucun symptôme auditif d’accompagnement. Dans sa genèse, on incrimine une dégénérescence ou une fibrose tardive de certaines parties du système vestibulaire du côté de la surdité.  

P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. vertere : tourner

→ vertige, surdité, cophose, Menière (syndrome de)

[P1]

Édit. 2019

vessie autonome l.f.

autonomic bladder, lower motor neuropathic bladder, autonomous neuropathic bladder

Ensemble de troubles sphinctériens vésicaux liés à une lésion médullaire complexe touchant le cône terminal.
Il s’agit d’un type de vessie neurologique, conséquence de lésions de l'innervation périphérique, où le fonctionnement de l'appareil vésicosphinctérien résulte de la seule innervation autonome intrinsèque. La sensibilité est absente, les réflexes anal et bulbocaverneux sont abolis, l’anus est béant et le plancher pelvien hypotonique.
Le système nerveux autonome entretient une contraction tonique ou rythmique de faible amplitude ; c'est ainsi que fonctionne la vessie après une lésion de ses nerfs périphériques. Le réflexe mictionnel étant interrompu, la vidange d'une vessie atone ne peut se faire que par une hyperpression abdominale ou une expression manuelle.

Étym. lat. vesica : vessie

Syn. vessie aréflexique

→ neurovessie, cône médullaire

[H1, M3]

Édit. 2019

vigilance n.f.

vigilance, watchfulness

1) État de réactivité de l'organisme et capacité adaptative qui en découle.
On admet qu'elle varie depuis le sommeil jusqu'à la veille attentive. Ainsi, la vigilance associe deux notions : celle de veille, par opposition au sommeil et celle de vigueur en liaison avec une attention très vive.
2) En neurophysiologie, fonction qui maintient l'état d'alerte ou d'éveil de l'écorce cérébrale grâce à un mécanisme complexe formé de plusieurs pièces interconnectées, mais dont un des éléments principaux est le système réticulé activateur ascendant du tronc cérébral.
Celui-ci projette de façon diffuse sur le cortex, directement et par l'intermédiaire du thalamus. Son activité tonique est modulée par de multiples afférences, surtout sensitives et sensorielles, contribuant à la fonction d'éveil. Sa relative hétérogénéité fonctionnelle rend compte d'états dissociés entre l'éveil cortical, évalué sur la conscience et l'électrogenèse, et l'éveil comportemental, apprécié sur certaines formes de la réactivité sous-corticale.
3) En psychologie appliquée, synonyme d’attention et, de façon plus restrictive, capacité de déceler des signaux imprévisibles et faiblement supraliminaires (épreuves de vigilance).
4) En terminologie administrative de la santé, attitude de prudence permettant de réduire les incidents et accidents éventuels.
Plusieurs mots composés utilisent ce mot en suffixe pour désigner des systèmes administratifs centralisés permettant de recenser, évaluer et combattre les accidents et incidents mettant en cause des médicaments (pharmacovigilance, hémovigilance), des dispositifs médicaux (matériovigilance), des moyens de laboratoire biologique (réactovigilance),
Il est utile de souligner le soin poussé des autorités de santé humaine pour surveiller et encadrer strictement la recherche biomédicale et regrouper les informations adressées par les expérimentateurs. La réglementation est rassemblée dans le Code de la santé publique qui bénéficie de fréquentes mises à jour.

H. Head, Sir, neuropsychiatre britannique (1923)

Étym. lat. vigilantia : déverbal de vigilere : veiller (fréquentatif de vigere : être fort)

→ coma vigil, hémovigilance, matériovigilance, pharmacovigilance, réactovigilance, végétatif (état)

VIH « contrôleurs » l.m.p.

VIH  contrôleurs 

Contrôle spontané de la réplication du VIH qui est observée chez un très faible pourcentage de patients infectés.
La charge virale demeure très basse, sans retentissement sur le nombre de lymphocytes CD4. Il n’existe pas de différence dans le mode de contamination ni dans la réponse en anticorps. C’est le système immunitaire du patient qui semble être la cause de cet état : le pourcentage de lymphocytes CD4 mémoire reste élevé comme chez les sujets sains, bien supérieur à celui des malades efficacement traités par les antirétroviraux. Le nombre de molécules dites CCR7 exprimé est supérieur à la normale. La sécrétion d’IL2 reste élevée. Les réponses cytotoxique et CD8 sont plus faibles. Il a été noté une surreprésentation de l’allèle HLA DRB 0701 du CMH classe II.

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