direction des hôpitaux l.f.
direction of hospitals
Ensemble des services qui, au sein du ministère chargé de la Santé, ont pour mission de mettre en œuvre la politique hospitalière, de veiller au bon fonctionnement des établissements de soins, à la qualité des soins, au montant des tarifs, aux conditions d’accueil et d’hébergement des malades, etc.
Généralement la direction des hôpitaux comporte deux grands services : le service des constructions et de l’équipement, le service des personnels et des établissements.
disjonction scapho-grand os l.f.
scaphocapitate dissociation
Perte des rapports normaux entre l'os scaphoïde et le grand os (capitatum) par traumatisme du poignet.
→ lux ation rétro-lun aire du carpe
disjonction scapholunaire l.f.
scapholunate dissociation
Perte des rapports normaux entre l'os scaphoïde et l'os lunatum par rupture ligamentaire lors d’un traumatisme du poignet.
→ luxation rétrolunaire du carpe
distance canthobicanthale l.f.
cantho-bicanthal distance
Écart de l’intervalle des parties séparant la surface cutanée du canthus interne en avant, du plan bicanthal externe apprécié par la mesure tomodensitométrique dans le plan neuro-oculaire.
distomatose intestinale l.f.
Maladie parasitaire intestinale provoquée par des douves, (trématodes) appartenant à différentes espèces : Fasciola buski, Heterophyes heterophyes, ou, plus rarement, Gastrodiscoides hominis, Watsonius watsoni, Metagonimus yokogawai (en Asie
La contamination est toujours digestive, par ingestion d’aliments contenant les formes infestantes du parasite et qui sont variables, en fonction de l’espèce parasitaire en cause (châtaignes d’eau pour Fasciola buski, poissons pour Heterophyes heterophyes, etc.). Cliniquement, la distomatose intestinale provoque essentiellement des diarrhées douloureuses chroniques qui peuvent s’accompagner d’une altération de l’état général, d’une atteinte neurologique et myocardique. Le diagnostic repose sur l’hémogramme montrant une hyperéosinophilie modérée et sur l’examen parasitologique des selles mettant facilement en évidence des œufs du parasite.
Étym. gr. distoma : deux bouches (confondues avec les deux ventouses de la douve)
→ douve, distomatose
division médiale des muscles érecteurs de la colonne lombaire l.f.
divisio medialis m. erectoris spinae lumborum (TA)
medial division of lumbar erector spinae
Muscle des goutières paravertébrales lombaires. Il est située en dedans du muscle iliocostal.
Syn. musculus longissimus thoracis pars lumbalis, muscle long dorsal
Dixon (méthode) l.f.
Dixon’s method
W.T. Dixon, médecin radiologiste américain (1984).
[B2,B3]
Édit. 2019
Dixon (séquence IRM) l.f.
Dixon sequence
En IRM, séquence exploitant le déplacement chimique entre eau et graisse pour effacer le signal de l'un ou l'autre de ces tissus.
Les fréquences de résonance des protons de l'eau et de la graisse sont légèrement différentes de sorte que ces deux tissus sont périodiquement déphasés l'un par rapport à l'autre (toutes les 2,4 ms à 1,5 T). La séquence Dixon consiste à faire deux acquisitions en écho de spin : la première, classique, pour laquelle les protons de l'eau et de la graisse sont en phase ; la deuxième dans laquelle l'impulsion de 180° est légèrement décalée de façon à ce que le maximum du signal survienne 2,4 ms plus tôt. On obtient ainsi un deuxième signal pour lequel les protons de l'eau et de la graisse sont déphasés. Par addition des deux signaux, on ne visualise que celui de l'eau ; par soustraction, on efface le signal de l'eau au profit de celui de la graisse
W.T. Dixon, médecin radiologiste américain (1984).
Syn. méthode Dixon, imagerie de l'eau (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
DKC1 gene , sigle angl. pour dyskerin pseudouridine synthase 1
Gène situé sur le locus chromosomique Xq28, codant la dyskérine, protéine impliquée dans le maintien de la structure des télomères ; ceux-ci protègent les chromosomes contre un accolement anormal ou une dégradation précoce.
Plus de quarante variétés de mutations sont identifiées dans la dyskératose congénitale
Syn. CBF5, CBF5 homolog, cbf5p homolog, DKC, DKC1_HUMAN, dyskeratosis congenita 1, dyskerin, dyskerin, FLJ97620, H/ACA ribonucleoprotein complex subunit 4, H/ACA ribonucleoprotein complex subunit 4 isoform 1, H/ACA ribonucleoprotein complex subunit 4 isoform 2
→ téloméropathies, dyskératose congénitale, Hoyeraal-Hreidarsson (syndrome de), dyskérine
[Q1,Q2,H1,J1)]
Édit. 2018
DLAC sigle f. pour Dose Liminaire d'ACétylcholine
liminal dose of acétylcholine
dolichocéphale adj.
dolichocephalic
Qualifie un crâne correspondant à la dolichocéphalie.
Étym. gr. dolikhos : allongé ; kephalê : tête
dolichocéphalie n.f.
dolichocephalia
Morphologie ovoïde du crâne par allongement de son diamètre antéro-postérieur.
Le diamètre bipariétal transverse maximal est égal à moins de 75% du diamètre antéropostérieur maximal.
La prédominance dolichocéphale est constatée chez certains Européens du nord, les Berbères, la plupart des Négroafricains, les Australiens aborigènes. Une dolichocéphalie importante peut traduire un état pathologique en rapport avec une crâniosténose.
Étym. gr. dolikhos : allongé ; kephalê : tête
Ant. brachycéphalie
dolichocôlon n.m.
dolichocolon
Allongement anormal d'un segment du gros intestin pouvant exister seul ou accompagné d'une augmentation de son calibre (mégadolichocôlon).
Il touche le plus souvent le côlon sigmoïde et concerne 5-10% de tous les individus. En général asymptomatique, il peut se manifester par de la constipation et des crises douloureuses abdominales, et être le point de départ d'un volvulus.
Étym. gr. dolikhos : long
dolicho-ectasie artérielle l.f.
dolichoectasic arteries
Allongements, dilatations et tortuosités irrégulières des artères du système carotidien et/ou vertébrobasilaire, caractérisées histologiquement par une raréfaction de la limitante élastique interne et une transformation de la média en un tissu fibreux paucicellulaire.
La fréquence de ces dolicho-ectasies est estimée à 0,6% dans les séries angiographiques. Elles sont souvent associées à d'autres anomalies vasculaires : anévrisme sacculaire, anévrisme de l'aorte abdominale ou des artères systémiques, hypoplasie carotidienne.
Les manifestations cliniques sont : soit des compressions des structures de voisinage (nerfs crâniens à leur émergence du tronc cérébral ou dans le sinus caverneux, tronc cérébral, troisième ventricule, etc.) ; soit des accidents ischémiques cérébraux secondaires à la formation d'un thrombus intraartériel, à l'occlusion d'artères perforantes ou à des lésions athéroscléreuses surajoutées. Les hémorragies sous-arachnoïdiennes par rupture de l'artère dysplasique sont beaucoup plus rares. Le diagnostic, souvent évident au scanner et à l'IRM, est confirmé par l'angiographie.
Étym. gr. Dolikhos : long
dolichol n.m.
dolichol
Alcool polyisoprénique non saturé à longue chaine comportant 15 à 20 maillons isopréniques -CH2-C(CH3)=CH-CH2-, qui, sous forme phosphorylée (dolichol-phosphate) ou pyrophosphorylée (dolichol-diphosphate), constitue un transporteur coenzymatique pour des unités oligosidiques dans la biosynthèse des glycoprotéines.
La longue chaine hydrophobe du dolichol explique sa localisation intracellulaire dans les membranes du réticulum et de l'appareil de Golgi.
Étym. gr. dolikhos: long
dolichol-mégaartère n.f.
megadolichoartery
Anomalie morphologique d’une artère constituée par un allongement et une dilatation sur un point de son trajet, sans qu’il s’agisse d’un anévrisme vrai.
L’association d’une telle lésion avec des anévrismes multiples constitue la dystrophie polyanévrismale.
Syn. mégadolichoartère
dolichol-phosphate l.m.
dolichol-phosphate
Forme phosphorylée du dolichol.
→ dolichol
dolichol-phosphate-mannose l.m.
Forme pospohrylée du dolichol portant un résidu de mannose
Le dolichol-phosphate-mannose est le substrat utilisé par les enzymes appelées protein-O-mannosyl-transférases (POMT) pour transférer un résidu de mannose sur une protéine.
→ dolichol, protein-O-mannosyl-transferase
dolichosténomélie n.f.
dolichostenomelia
Allongement et finesse anormale des membres ou de segments de membre caractéristique de certaines maladies constitutionnelles.
A. Marfan, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896)
Étym. gr. dolichos : allongé, stenos : étroit ; melos : membre
→ arachnodactylie, Marfan (maladie de)
Dollinger-Bielschowsky (maladie de) l.f.
amaurotic idiocy, late infantile type
A. Dollinger, neuropsychiatre allemand (1919), M. Bielschowsky, neuropathologiste allemand (1914)
→ idiotie amaurotique forme tardive infantile
donquichottisme n.m.
Don Quichotte's-like behavior
Tendance revendicatrice dans un contexte de passion ardente, réformatrice, désintéressée qui ignore les réalités.
Tableau apparenté à celui des idéalistes passionnés.
doppler n.m.
doppler ultrasound method
Étym. C. Doppler, physicien et mathématicien autrichien qui décrit l’effet doppler en 1842
doppler (échographie) l.f.
duplex scanning
Appareil couplant une étude par ultrasons et une échographie.
Il permet l'étude de la circulation cardiaque, artérielle et veineuse, il renseigne sur le sens et la vitesse du flux sanguin, des parois vasculaires et cardiaques. C'est l'examen de base pour diagnostiquer de façon non agressive les thromboses veineuses profondes, les artériopathies périphériques et pour étudier le fonctionnement et les lésions cardiaques.
Doppler couleur l.m.
Technique échographique permettant de déterminer en temps réel la vitesse du flux circulatoire sanguin en chaque point d'une image.
Elle est basée sur le calcul de la fréquence doppler déterminée à partir des échos réfléchis par les hématies en mouvement. Elle permet d’apprécier outre la vitesse des hématies, leur direction, vers ou loin de la sonde. Les vitesses sont représentées sur l'écran suivant une échelle de couleurs (par exemple rouge pour les vitesses positives, bleu pour les vitesses négatives). La coloration des courants sanguins est habituellement superposée à l'image échotomographique classique en noir et blanc.
Elle est surtout utile en échocardiographie pour déterminer le sens des shunts et l’ampleur des flux de régurgitation mitrale
Syn. doppler à codage couleur
doppler énergie l.m.
doppler ultrasound method energy