écho en IRM l.m.
MRI echo
Au cours de la relaxation qui suit l'impulsion produite par l'onde de radiofréquence (le plus souvent impulsion de 90°), réapparition du signal de précession libre (FID) par remise en phase des moments magnétiques.
La décroissance de l'aimantation transversale responsable de la FID est accélérée par les défauts d’homogénéités du champ magnétique (celles-ci ont pour conséquences des différences de vitesses de précession qui déphasent les moments les uns par rapport aux autres). Il en résulte que la décroissance de l'aimantation transversale et, par conséquent, celle du signal, est très rapide. Deux techniques permettent de remettre partiellement les moments en phase et ainsi d'augmenter le signal :
1- la première (écho de spin), la plus utilisée, consiste à soumettre le système, quelques millisecondes après l'impulsion d'excitation (qui est de 90°) à une impulsion d'inversion de 180°, qui fait réapparaître pendant un court instant, comme un écho, le signal qui avait disparu
2- la deuxième (écho de gradient) consiste à utiliser, pour rephaser les protons, le lobe positif d'un gradient de lecture bipolaire.
→ écho de gradient, écho de spin, gradient bipolaire
[B2, B3]
Édit. 2019
échographe n.m.
échograph
Appareil d'imagerie médicale destiné à explorer le corps humain par les ultrasons.
Il se compose d’une sonde, à la fois émettrice et réceptrice, reliée à un système électronique, permettant l’amplification et l’optimisation des images, vues en temps réel sur un écran.
Les échographes actuels disposent de plusieurs types de sondes en fonction des structures à explorer (superficielles, abdominales, endo-cavitaires…), de différents modes de traitement de l’image, de plusieurs types de doppler (pulsé, puissance, couleur…). Une image rendue fixe par un arrêt sur l’image (« image gelée ») peut être copiée sur un reprographe.
Des images fixes ou des séquences vidéo peuvent être enregistrées et vues secondairement.
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie interventionnelle l.f.
interventional ultrasonography
Utilisation de l’échographie pour guider en temps réel un geste diagnostique ou thérapeutique : ponction, injection, mise en place d’un cathéter endovasculaire, du système de drainage d’une collection, d’une sonde pour traitement thermique d’une tumeur, d’aiguilles de biopsie, d’une lithotrypsie…..
[B2, B3, B4]
Édit. 2019
effecteur n.m.
effector
Composé modifiant l'activité d'une protéine, d'un système enzymatique ou celle d'un répresseur.
Un effecteur positif agit comme un activateur ; un effecteur négatif comme un inhibiteur. Un effecteur allostérique agit sur une protéine allostérique en modifiant sa configuration stérique.
→ activateur, inhibiteur, allostérique
[C1, C2]
Édit. 2019
effet Hamburger l.m.
Hamburger interchange
Echange transmembranaire d’ions Cl- qui pénètrent dans les hématies et d’ions CO3H- qui en sortent.
Cet effet participe au système tampon de l’hémoglobine dans le maintien de l’équilibre acidobasique.
H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1892)
[C2, C3]
Édit. 2019
élargissement des lamelles myéliniques l.m.
widening of myelin lamellae
En microscopie électronique, écartement anormal des lamelles de myéline des nerfs périphériques.
Au cours des neuropathies démyélinisantes, on peut observer au niveau de la myéline du système nerveux périphérique une compaction incomplète des lamelles les plus externes des fibres myélinisées, en voie de remyélinisation et l'écartement est anormalement et irrégulièrement large. Il faut distinguer ces aspects de ceux observés au cours des neuropathies associées à une dysglobulinémie de type IgM : les élargissements ne concernent pas toujours uniquement les lamelles les plus périphériques. Etant à peu près réguliers, de l'ordre de 23 nm, ils se font aux dépens d'une dissociation des lamelles intrapériodiques et correspondent probablement à une infiltration de la globuline anormale qui arrive au niveau de la gaine par le mésaxone externe. Une intervention du complément dans le déterminisme de cette lésion morphologique secondaire à un processus dysimmunitaire est fortement suspectée.
→ myéline, neuropathie, dysglobulinémie, Immunoglobuline M
[A3, H1, H5]
Édit. 2019
électrode n.f.
electrode
Système conducteur utilisé pour recueillir (électrode de recueil) ou appliquer un courant électrique (électrode de stimulation).
[B3]
Édit. 2019
électrode de recueil l.f.
needle examination electrode
Système qui comporte deux électrodes : l'électrode de recueil proprement dite, située à proximité de la source d'activité à recueillir, dite électrode active ; l'autre, appelée référence, située à une plus ou moins grande distance de l'électrode active.
Il peut s'agir d'électrodes de surface (appliquées sous la peau), d'aiguilles sous-cutanées ou d'électrodes aiguilles intramusculaires. Dans le cas des électrodes aiguilles dites bipolaires, les deux électrodes de recueil sont très proches l'une de l'autre, isolées dans une canule en acier et aussi très proches toutes les deux de la source biologique. On ne peut plus, dans ce cas, distinguer électrode active et référence. La morphologie des potentiels recueillis dépend du type d'électrode utilisé.
[B3]
Édit. 2019
électronvolt n.m.
electronvolt
Unité d’énergie hors système, égale à l’énergie acquise par un électron traversant une différence de potentiel de 1 volt égale à 1,6.10-19 joule.
Equivalent massique : 1,07.10-9 uma ou 1,78.10-33 g. Très couramment utilisée (avec ses multiples keV, MeV, etc.) pour exprimer l’énergie à l’échelle atomique: énergie cinétique des particules, énergie quantique des photons, etc.
Symb. eV
→ électron
[B1, F2]
Édit. 2019
électrorétinogramme n.m.
electro-oculogram
Tracé graphique obtenu par l’électrorétinographie.
Il s’agit d’un tracé polyphasique caractérisé normalement par la succession de deux ondes. Une onde alpha négative, rapide et de faible amplitude correspondant à l’hyperpolarisation des photorécepteurs, peut se décomposer en onde alpha 1 correspondant aux cônes et en onde alpha 2 correspondant aux bâtonnets. Son temps de culmination varie entre 30 et 40 millisecondes. Une onde bêta positive, beaucoup plus ample et longue, correspondant à la dépolarisation des cellules de Müller, ayant un temps de culmination entre 60 et 80 millisecondes, et qui selon l’état d’adaptation rétinienne ou la longueur d’onde du stimulus peut se différencier en deux ondes successives. L’onde bêta 1, photopique, relativement pointue, indépendante des conditions d’adaptation est particulièrement mise en évidence avec une stimulation rouge. L’onde bêta 2, scotopique, plus arrondie, plus visible en cas d’adaptation à l’obscurité prolongée, est seule mise en évidence par une stimulation bleue.
L’interprétation de l’électrorétinogramme repose sur le temps de latence, le temps de culmination, l’amplitude et la forme de ces ondes. Ainsi des rapports peuvent être déterminés : le rapport bêta 2/bêta 1 donne une idée sur la prédominance du système photopique ou scotopique ; le rapport bêta-alpha/alpha donne une idée sur la polarité générale de l’électrorétinogramme. L’électrorétinogramme est anormal en cas de lésions rétiniennes s’étendant sur plus de trois diamètres papillaires, et lors de lésions systématisées des cônes ou des bâtonnets.
Sigle ERG
→ électrorétinographie, électrorétinographie (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne
[B3, P2]
Édit. 2019
embolie n.f.
embolism
Migration et arrêt dans le système vasculaire veineux ou artériel, d’un fragment solide ou gazeux (embole) constituant un obstacle temporaire ou permanent à la circulation sanguine.
Elle est caractérisée soit par la nature de l’embole (embolie cruorique, gazeuse, artificielle), soit par le lieu d’arrêt de l’embole (embolie artérielle, veineuse, capillaire, pulmonaire, cérébrale, etc).
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, thrombose
[K4]
Édit. 2019
embolie cruorique l.f.
cruoric embolism, clot embolism
Oblitération aigüe d'un vaisseau artériel ou veineux, par un caillot sanguin circulant qui s'est détaché d'une lésion emboligène.
Volontiers volumineux et peu friable en raison de la présence de fibrine, l’embole peut occlure des artères de gros calibre et causer des déficits neurologiques sévères et durables.
De telles embolies proviennent soit d'un thrombus cardiaque, associé à une fibrillation atriale, un infarctus du myocarde ou une anomalie valvulaire, soit du système veineux via une communication intracardiaque, plus rarement de lésions de vaisseaux cervicoencéphaliques.
T. J. Fogarty, chirurgien américain (1963)
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. embolie fibrinocruorique
→ embole, embolisation, Fogarty (sonde de), infarctus cérébral, thrombose, thrombolyse, ischémie aigüe des extrémités, embolie cruorique d’origine cardiaque, fibrillation atriale, infarctus du myocarde
[H1, K2, K4]
Édit. 2019
émotion n.f.
emotion
Mouvement affectif soudain et intense, entraînant un débordement temporaire du contrôle réflexif sous l'effet d'une stimulation du milieu.
L'émotion comporte : une expérience subjective (joie, tristesse, colère, peur, etc.), une expression comportementale d'excitation ou d'inhibition (mimique, gestuelle, posture, etc.), des modifications neurovégétatives et endocriniennes.
Son seuil varie en fonction de la personnalité, de ses expériences, de l'état physiologique du sujet et de la nature de l'agent en cause. Il est bas dans l'émotivité pathologique et chez beaucoup d'insuffisants intellectuels, délirants, déments ou éthyliques.
Le système limbique, notamment le complexe amygdalien, est considéré comme exerçant un rôle fondamental dans ces processus.
[H3, H4]
Édit. 2019
émulsion n.f.
emulsion
Système biphasique, d'apparence laiteuse ou opaque, constitué par la dispersion d'un liquide sous forme de fines gouttelettes au sein d'un autre fluide avec lequel il n'est pas miscible, grâce à un émulsionnant ou tensioactif.
Le liquide en suspension est appelé phase dispersée ou interne ou discontinue et le fluide au sein duquel sont les gouttelettes est la phase continue interne ou dispersante. On distingue des émulsions huile dans eau et eau dans huile, et même des triples émulsions comme eau dans huile dans eau.
Certaines émulsions ne sont stables qu'en présence d'un émulsionnant amphilyophile.
[C1, B1]
Édit. 2019
encéphale n.m.
encephalon (TA)
brain
Partie du système nerveux central logée dans la boite crânienne.
Elle comprend, d’une part, le tronc encéphalique et le cervelet, situés au-dessous de la tente du cervelet (étage subtentoriel de l’encéphale), d’autre part le cerveau (hémisphères cérébraux de diencéphale), situé au-dessus de la tente du cervelet.
L’encéphale est formé précocement chez l’embryon. Il comprend une série de formations dérivées des cinq vésicules cérébrales :
- le télencéphale qui donne les hémisphères, le bulbe olfactif, les ganglions basaux (corps striés) ;
- le diencéphale, qui donne les ébauches oculaires, le thalamus, l’épithalamus, l’hypothalamus, l’épiphyse, le lobe nerveux de l’hypophyse ;
- le mésencéphale qui donne les colliculi et les pédoncules cérébraux ;
- le métencéphale qui donne le cervelet et le pont ;
- le myélencéphale qui donne la moelle allongée.
Du fait de leur mécanisme d’induction distinct et de diverses caractéristiques morphologiques ou même pathologiques il y a intérêt à distinguer (Dalcq) :
- en avant, l’acrencéphale (correspondant au télencéphale et au diencéphale), induit par la plaque précordale ;
- en arrière, le chordencéphale (correspondant au mésencéphale, au métencéphale et au myélencéphale), induit par la corde dorsale.
Étym. gr. egkephalos : cervelle
[A1, H1]
Édit. 2019
encéphalomyélite allergique expérimentale l.f.
allergic encephalomyelitis
Maladie auto-immune démyélinisante du système nerveux central obtenue dans de nombreuses espèces animales par l'injection de préparations de cerveau ou de moelle épinière, en présence d'émulsion dans l'adjuvant complet de Freund.
[H1, F3]
Édit. 2019
encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles l.f.p.
transmissible subacute spongiform encéphalopathies (TSSE)
Affections nerveuses rencontrées chez l’Homme, les ruminants, le Chat et le Vison avec la possibilité d’une transmission inter-espèces, caractérisées par une dégénérescence du système nerveux central associée à une astrocytose, une perte neuronale et une spongiose diffuse et/ou intraneurale, avec une évolution toujours fatale.
C’est une zoonose, depuis la confirmation de la transmission de l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) à l’Homme à l’origine d’une crise sanitaire mondiale sans précédent en 1985.
L’agent étiologique, tout d’abord dénommé « agent transmissible non conventionnel », serait la conséquence de la transformation d’une protéine du soi (Protéine Prion cellulaire ou PrPc) en protéine résistante aux protéases et à la chaleur (PrPres ou prion), généralement identifiée dans les cerveaux des sujets atteints et admise comme marqueur spécifique de ces maladies. Elle a été découverte et identifiée par Stanley Prusiner en 1981.
Chez l’Homme il s’agit principalement de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), qu’il s’agisse des formes sporadiques, familiales ou transmises (transmission iatrogène ou alimentaire), du syndrome de Gertsmann-Sträussler-Scheinker décrit en 1936, du Kuru (transmis par cannibalisme), de la maladie d'Alpers (développée dans l'enfance) ou de l’insomnie fatale familiale (IFF).
Chez l'animal, on connait depuis longtemps la tremblante ou « scrapie » du Mouton et de la Chèvre, l’encéphalopathie transmissible du Vison d’élevage, la maladie du dépérissement chronique des cervidés (en Amérique du Nord) et, depuis 1985, l’ESB ou "maladie de la Vache folle". Dans ce dernier cas il s’agissait d’une contamination intra-espèce par le recyclage de bovins morts de l’ESB dans la fabrication de farines animales, avec franchissement de la barrière d’espèce observée naturellement chez le Chat (encéphalopathie spongiforme féline) en 1990 puis chez l’Homme en 1996.
S. B. Prusiner, neurobiologiste américain (1981), prix Nobel de médecine en 1997 ; H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. Jakob, neurologue allemand (1921) ; J. Gerstmann, neurologue américain ; E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I.M. Scheinker, neuropatholologiste (1924) ; B. J. Alpers, neurochirurgien américain (1931)
Étym. angl. spongiform : en forme d'éponge (du gr. spoggia : éponge)
Sigle ESST
→ prion, encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles, tremblante du Mouton, encéphalopathie spongiforme bovine, Kuru, Creutzfeldt-Jakob (maladie de), Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), Alpers (maladie de), insomnie fatale familiale
[ D1, H1]
Édit. 2019
système endocannabinoïde l.m.
endocannabinoid system
Ensemble de récepteurs cellulaires sensibles aux cannabinoïdes endogènes, tels que l’anandamide.
Les récepteurs CB1 du système endocannabinoïde sont présents surtout au niveau des neurones, mas aussi des adipocytes. Ils jouent un rôle dans la régulation de la consommation des aliments.
Étym. gr. endon : à l’intérieur ; lat. cannabis : chanvre
[C2, C3]
Édit. 2019
endo-illumination n.f.
endo-illumination
En optique, système d'éclairage permettant l'observation du champ couvert par l'endoscope, même dans des zones anatomiques sombres et dans des milieux opaques.
Cet éclairage est issu d'un générateur de lumière halogène, le plus souvent, dénommé lumière froide. La part de rayonnement dans l'infrarouge est fortement réduite, d'où le choix préférentiel pour le xénon et l'halogène. La conduction jusqu'à l'endoscope s'effectue par un câble de conduction, constitué, soit par des fibres optiques, soit par un fluide conducteur. La solidarisation à l'endoscope s'effectue par un dispositif autobloquant (permettant de limiter la perte d'énergie lumineuse) et se poursuit ensuite directement dans le corps de l'endoscope. Différentes modifications ont été apportées à cette conduction, qu'il s'agisse de l'intensité émise par le générateur (175W ; 300 W), de la qualité du câble de conduction (sachant qu'avec un câble de conduction fluide, le gain de lumière est de 25 % environ), ou encore des procédés d'intégration de l'éclairage dans l'endoscope. La perte de luminosité entre la source (générateur) et l'extrémité distale (objectif de l'endoscope), suivant la qualité de la chaîne, peut atteindre 90 %.
Syn. éclairage endoscopique
[B3]
Édit. 2019
endoprothèse prostatique l.f.
prostatic endoprosthesis
Endoprothèse mise en place dans l'urèthre prostatique pour pallier la rétention chronique, complète ou incomplète, provoquée par un adénome prostatique chez un malade transitoirement ou définitivement inopérable.
Ces endoprothèses sont soit temporaires, métalliques spiralées ou plastiques, comportant un système d'autostatisme tout en respectant le jeu sphinctérien, soit définitives en grillage métallique auto-expansible qui refoule et comprime le tissu de l'urèthre prostatique auquel il s'incorpore. Une prothèse temporaire peut, dans certains cas, servir de test pour évaluer la responsabilité d'une lésion prostatique dans un tableau d'obstruction complexe, principalement dans un contexte neurologique.
K. M. Fabian, chirurgien urologue allemand (1980)
→ endoprothèse urinaire, Fabian (prothèse de)
[B3, M2]
Édit. 2020
endostéréotaxie ophtalmologique n.f.
endostereotaxy, endoscopy motorized teleguided, stereotaxic microsurgery
Assistance mécanique et éventuellement robotisée de l'action des instruments endoscopiques, dans leurs microdéplacements intraoculaires.
La sonde endoscopique est maintenue et déplacée par un système complémentaire d'aide à l'action manuelle. Ceci rentre dans le cadre de la robotique biomédicale avec l'introduction d'éléments intelligents dans la commande du micromanipulateur chirurgical.
Syn. endoscopie automatisée, télémanipulateur stéréotaxique
[B3,P2]
Édit. 2018
endothélium n.m.
endothelium
Epithélium pavimenteux simple constituant la bordure interne des vaisseaux sanguins qui permet le passage des fluides vers l’extérieur ou l’intérieur des vaisseaux et, entre les cellules, la diapédèse des lymphocytes et des monocytes.
L’endothélium représente environ 1 % du poids du corps et couvre une surface de 5 000 m2 chez un adulte. La majorité des maladies cardiovasculaires implique un dérèglement structurel et/ou fonctionnel de l’endothélium. Celui-ci règle l’équilibre vasoconstriction-vasodilatation par le biais de nombreux médiateurs dont certains sont sécrétés dans la lumière tels la prostacycline et d’autres qui agissent dans la paroi du vaisseau comme le facteur relaxant d'origine endothéliale (EDRF, endothelium derived relaxing factor) qui est le monoxyde d’azote NO. Il correspond à un véritable organe impliqué dans la vasomotion (système rythmique de variation de diamètre des artérioles), l’hémostase (biosynthèse du facteur von Willebrand, sécrétion de facteurs modulant la fibrinolyse du caillot : activateur du plaminogène, urokinase, inhibiteur de l’activateur du plaminogène), le remodelage de la paroi vasculaire et les échanges nutritifs avec les tissus environnants. Il intervient dans de nombreuses situations pathologiques : l’athéromatose, le diabète, l’hypertension artérielle, l’ischémie de reperfusion et la reprise d’une sténose.
→ vasomotion, diapédèse, prostacycline, facteur relaxant d'origine endothéliale, hémostase
[A1, A2, F1, K4]
Édit. 2020
énergie n.f.
energy
1) Force agissante, physique ou morale.
2) En physique, capacité d’un corps, d’un système à produire un travail.
L'unité d'énergie est le joule (J). Souvent encore utilisée en biologie, la kilocalorie est équivalente à 4,18 kJ.
Étym. gr. energeia : force en action
[B1]
Édit. 2020
énoylhydratase n.f.
enoylhydrase
Enzyme du système mitochondrial de la bêta-oxydation des acides gras.
Une enzyme similaire se trouve dans les peroxysomes inclus dans un complexe multienzymatique.
Syn. crotonase
[C1]
Édit. 2020
enzyme n.f. ou m.f.
enzyme
Substance de nature protéinique, généralement macromoléculaire, douée d'une activité catalytique vis-à-vis de molécules, appelées substrats.
La plupart des réactions biochimiques sont catalysées par des enzymes spécifiques.
On distingue les enzymes des autres catalyseurs physiques ou chimiques par leurs propriétés de protéines : non dialysables, dénaturés par la chaleur ou par d'autres agents physiques. Certaines enzymes sont des holoprotéines, comme la ribonucléase bovine constituée d'une chaîne de 124 acides aminés. D'autres sont des hétéroprotéines, comme les catalases qui sont des chromoprotéines ferriporphyriniques, les oxydases à cuivre ou les déshydrogénases flaviniques ; pour ces enzymes on parle d'apoenzyme pour désigner la molécule protéinique, et de coenzyme pour la molécule non protéique nécessaire à l'activité de l'enzyme total appelé holoenzyme.
L'enzyme présente un site de fixation du ou des substrats, voisin ou confondu avec le site catalytique. Il peut aussi posséder des sites de fixation d'effecteurs, soit activateurs, soit inhibiteurs et se présenter sous plusieurs formes allostériques, permettant une modulation de son activité.
Lorsque l'activité catalytique nécessite la coopération de plusieurs protéines et éventuellement d'autres molécules, on parle de système enzymatique, comme p. ex. la palmitate-synthétase. Certaines macromolécules biocatalytiques non protéiniques comme les ribozymes, qui sont des acides nucléiques, sont considérées comme des enzymes.
.
W. Kühne, physiologiste allemand (1877)
Étym. gr. en : dans ; zumê : levure
Le genre du mot enzyme a été l'objet de controverses. Initialement introduit par W. Kühne en 1877, sous la forme neutre allemande "das Enzym" et construit comme "encéphale", il fut traduit par enzyme au
Syn. (désuet) : diastase
[C1, C2]
Édit. 2020