Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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vomissement n.m.

vomiting, vomit

1) Action de vomir, c'est-à-dire de rejeter brusquement par la bouche le contenu de l'estomac.
Il se distingue de la régurgitation qui correspond au rejet du contenu du pharynx ou de l'œsophage, le produit n'ayant pas l'odeur aigrelette du vomissement.
2) Matières rejetées par cette action.

Syn. vomissure, matières vomies

→ régurgitation

[L1]

Édit. 2019

vomissement acétonémique l.m.

periodic recurrent vomiting, cyclic recurrent vomiting

Vomissement débutant brutalement chez l'enfant en bonne santé apparente et s'accompagnant de fièvre, de maux de tête, d'abattement, avec intolérance complète des liquides et des solides.
L'haleine a une odeur d'acétone ; on décèle la présence de corps cétoniques dans les urines avec élévation de l'acétone plasmatique.
Le syndrome cesse brusquement après deux à huit jours et l’état de bonne santé revient du jour au lendemain.
L'élévation de l'acétone plasmatique est due au jeûne qui entraîne une hypoglycémie et l'utilisation métabolique des lipides.

Syn. vomissements périodiques avec acétonémie, vomissements cycliques, vomissements récurrents

→ acétone, acétonémie, acétonurie

[L1]

Édit. 2019

vomissement en fusée l.m.

projectile vomiting

Vomissement subit sans nausée ni effort, survenant chez les malades atteints de méningite ou de diverses affections intracrâniennes compliquées d'hypertension.

Syn. vomissement cérébral, vomissement “en jet”.

→ hypertension intracrânienne

[L1, H1]

Édit. 2019

vomissement fécaloïde l.m.

stercoreous vomiting, fecal vomiting

Vomissement de matières partiellement digérées, foncées, nauséabondes ayant l'odeur des matières fécales, qui signe une occlusion intestinale ou une fistule gastro-colique (exceptionnel).

→ occlusion intestinale

[L1]

Édit. 2019

vomissement porracé l.m.

porraceous leek green vomiting

Vomissement qui a le couleur vert pâle du poireau.
Dénomination ancienne, correspondant actuellement à un vomissement bilieux.

[L1]

Édit. 2019

vomissement psychogène l.m.

psychogenic vomiting

Vomissement spontané ou provoqué ne relevant pas d'une cause organique et lié à une trouble psychologique, ou entrant dans le cortège symptomatique d'une maladie mentale en évolution.
L'origine psychogène des vomissements est un dignostic d'élimination. En dehors d'une maladie psychiatrique caractérisée, le diagnostic peut être difficile et l'origine psychogène des vomissements est remise en cause en l'absence de maladie psychiatrique manifeste. La dénomination de vomissements fonctionnels est plus adaptée.
Les critères ont été défini selon Rome III, les malades devant répondre à tous les critères suivants dans les 3 mois précédents la consultation: au moins un épisode de vomissement hebdomadaire, absence d'argument pour un trouble du comportement alimentaire, absence de maladie psychiatrique caractérisée, absence d'arguments pour des vomissements provoqués, pas de consommation chronique de cannabis, bilan étiologique négatif éliminant en particulier une atteinte du système nerveux central ou un trouble métabolique, durée d'évolution de la symptomatologie supérieure à 6 mois.
Parmi les vomissements psychogènes figurent classiquement les vomissements incoercibles de la grossesse. La physiopathologie de ces vomissements n'est pas connue, il n'y a aucun argument scientifique permettant de les qualifier de psychogène. Les vomissements provoqués de l'anorexie mentale en vue d'éliminer les appports caloriques, ou de la boulimie dans sa forme la plus sévère font partie des maladies du comportement alimentaire.  le diagnostic de vomissements provoqués dans le cadre d'un trouble du comportement alimentaire atypique peut être particulièrement difficile en l'absence de troubles psychologiques patents.
Un grand nombre de causes bien identifiées actuellement doivent être éliminées avant de retenir le diagnostic de vomissements fonctionnels ou psychogènes, ainsi doivent être éliminés en particulier les causes plus rares ou moins évidentes de vomissements que sont la gastroparésie, la pseudo-obstruction chronique intestinale, les vomissements secondaires à la prise chronique chronique de cannabis, le syndrome des vomissements cycliques idiopathiques de l'enfant pouvant être également observé chez l'adulte.

→ vomissements de la grossesse, anorexie mentale, boulimie, syndrome des vomissements cycliques idiopathiques, cannabis, gastroparésie

[H3, L1, N1, O3 ]

Édit. 2019

vomissements de la grossesse l.m.p.

Les vomissements sont fréquents en début de grossesse et concernent 30 à 50 % des femmes de la 6ème à la 14ème semaine d'aménorrhée.
 Ils peuvent être graves, voire incoercibles, entraînant un amaigrissement de 5% du poids.

→ maladie gravidique précoce, signes sympathiques de la grossesse

[L1, O3, N1]

Édit. 2019

vomissure n.f.

vomit

Syn. vomissement

→ vomissement

[L1]

Édit. 2019

Wagner-Meissner (corpuscule de) l.m.

Meissner's corpuscle

R. Wagner,  anatomiste allemand,  membre de l'Académie de médecine et G. Meissner  anatomopathologiste allemand (1852)

→ corpuscule de Wagner-Meissner

Weismann-Netter (maladie de) l.f.

Weissmann-Netter’s disease

Désordre du développement des membres inférieurs qui se traduit par une incurvation tibiale à convexité antérieure.
La déformation semble fréquemment secondaire à un rachitisme dont le diagnostic n’a pas été porté dans l’enfance.

R. Weismann-Netter, médecin français (1954)

Syn. toxopachyostéose diaphysaire tibiopéronière

Weiss (cahiers de) l.m.p.

Weiss’ exercise books

Exercices pour le traitement de l'amblyopie, de la neutralisation, de la fusion présentés sous forme de cahiers.

J.B. Weiss, ophtalmologiste français (1982)

Weissenbacher-Zweymüller (syndrome de) l.m.

Weissenbacher-Zweymüller syndrome

Chondrodystrophie associant une hypoplasie de l’étage moyen de la face, une micrognatie, un élargissement des épiphyses, une laxité articulaire.
De transmission autosomique dominante, elle est liée à une mutation hétérozygote du gène COL11A2 en 6p21.3, et rattachée actuellement au syndrome de Stickler de type III.

G. Weissenbacher et E. Zweymüller pédiatres autrichiens (1964) G. B. Stickler, pédiatre américain  (1965)

Syn. ; syndrome micrognate, syndrome de Pierre-Robin avec chondrodysplasie fœtale

→ Stickler (syndrome de), OSMED

Weissfleckenkrankheit n.f.

En allemand, maladie des taches blanches.

G. Miescher, dermatologiste suisse (1948)

→ white spot disease

Weisss (signe de) l.m.

Signe d’hyperexcitabilité neuromusculaire : la percussion de l’angle externe de l’orbite provoque l’occlusion des paupières.

S. Weiss, médecin interniste américain (1933)

→ hyperexcitabilité neuromusculaire,tétanie

Weiss (test de) l.m.

Weiss’ stereotest

Test duochrome pour mesurer l'acuité stéréoscopique de loin.
Il existe deux tests de Weiss, l'un se réalise en divergence, l'autre en convergence. Les deux évaluent surtout la fusion. L'acuité stéréoscopique est de 250 secondes d'arc, mesurée à 5 mètres.

J.B. Weiss, ophtalmologiste français (1982)

white spot disease l.m.angl.

Affection caractérisée par la survenue de petites taches blanc nacré de quelques mm de diamètre, parfois déprimées, souples ou légèrement indurées, d'évolution très lente, pouvant confluer.
Après que cette affection eut d'abord été identifiée comme étant une sclérodermie en gouttes, d'autres auteurs l'ont considérée comme un groupe englobant les sclérodermies en gouttes et le lichen scléro-atrophique cutané. En fait, dans la plupart des cas, ni l'aspect clinique, ni l'image histologique ne permettent de différencier la sclérodermie en gouttes du lichen scléro-atrophique : le terme white spot disease permet alors de définir ces situations nosologiques imprécises.

J.C. Johnston et S. Sherwell, dermatologistes américains (1903)

Syn. Weissfleckenkrankheit

→ lichen scléreux, sclérodermie en goutte

Wissler-Fanconi (syndrome de) l.m.

Wissler-Fanconi syndrome

Rhumatisme inflammatoire rare, survenant chez l’enfant ou l’adulte jeune, associant une fièvre irrégulière, des érythèmes cutanés récidivants, des arthralgies, une hépatosplénomégalie, des polyadénopathies et régressant en quelques mois.
En dépit des incertitudes qui persistent sur son étiologie, il semble qu’un foyer infectieux chronique, en particulier dentaire ou amygdalien, puisse contribuer à sa survenue.
L’existence même de ce syndrome est discutée ; il pourrait s’agir en fait de formes cliniques de la maladie de Still.

H. Wissler, biochimiste suisse (1943) ; G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l'Académie de médecine (1946) ; G. F. Still, Sir, pédiatre britannique (1896)

Syn. maladie de Still

→ Still (maladie de)

[I1]

Édit. 2019

xanthoma disseminatum l.m.

xanthoma disseminatum

Syndrome rare, survenant à tout âge, mais surtout chez l'enfant et l'adulte jeune, prédominant dans le sexe masculin, caractérisé par une xanthomatose cutanéomuqueuse prédominant aux plis de flexion, un diabète insipide (inconstant) et un bilan lipidique normal.
L'évolution est en principe bénigne lorsqu'il n'y a pas d'atteinte prédominante des muqueuses buccales et des voies aériennes supérieures. Des associations à des gammapathies monoclonales ont été observées.

H. Montgomery, dermatologue américain (1938)

Syn. syndrome de Montgomery et Osterberg, xanthomatose cutanéomuqueuse

→ xanthosidérohistiocytose

[J1]

établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes l.m.p

establishments of hosting for dependent elderlies

Établissements médico-sociaux dont le rôle, en France, est d’accueillir, dans le cadre de maisons de retraite, des personnes dépendantes, parfois atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies dégénératives.
Ces établissements doivent justifier d’équipements adaptés et de personnels spécialisés.
Ils doivent respecter les règles de fonctionnement régies par les lois :
- du 24 janvier 1997 tendant…à mieux répondre aux besoins des personnes âgées par l’institution d’une prestation spécifique dépendance,
- du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale (convention tripartite entre l’établissement, le Conseil Général et l’Assurance Maladie),
- du 20 décembre 2002 de financement de la sécurité sociale pour 2003,
- du 21 juillet2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires,
ainsi que par les décrets :
- du 26 avril 1999 (2) relatifs à la gestion budgétaire et comptable et aux modalités de tarification et de financement des EHPAD,
 -  et du 4 mai 2001 modifiant les précédents.
Sigle : EHPAD
Edit. 2018

[E1]

établissements d'information, de consultation ou de conseil familial l.m.p.

- entretiens préalables à l’interruption volontaire de grossesse,

- accueil et conseil aux personnes victimes des dysfonctionnements familiaux ou de violences.
Les personnes physiques ou morales qui créent ou gèrent de tels établissements doivent les déclarer à la préfecture de leurs sièges en indiquant les noms et adresses des personnels qui y seront employés.
centres de planification ou d’éducation familiale.
Sigle : EICCF

[E1]

Édit. 2018  

éthanolamine n.f.

Aminoalcool, présent en très faible quantité à l'état libre dans les tissus animaux et végétaux, mais en quantité importante sous forme combinée dans les phosphatidyléthanolamines, phospholipides universellement répandus dans les cellules animales, v

gétales et parfois bactériennes.
Elle peut être biosynthétisée dans l'organisme animal par décarboxylation de la phosphatidylsérine. Par méthylation, elle conduit à la choline sous forme de phosphatidylcholine. Sa dégradation catabolique peut être totale, passant par l'aldéhyde glycolique et l'acide glyoxylique.
Présente dans de nombreux produits industriels, dont les huiles de coupe, sous la forme de mono-di- ou tri-éthanolamine elle est un irritante et sensibilisante.
phosphatidyléthanolamine

Syn. colamine

[C1]

Édit. 2018  

epidermal growth factor l.m.

Syn. facteur de croissance épidermique

Sigle EGF

→ facteur de croissance épidermique

[J1]

Édit. 2019

famille-problème l.f.

Syn. famille dissociée

→ famille dissociée

[H4]

Édit. 2018

apprentissage approfondi n.m.

deep learning

Processus avancé d’intelligence artificielle utilisant des programmes permettant un apprentissage automatisé de la machine grâce à l’emploi de modèles de réseaux neuronaux artificiels analysant des données de natures diverses, par étapes successives,  chacune faisant progresser le système par adjonctions  de nouveaux éléments jusqu’à la réponse finale.

[B4]

Édit. 2018

facteur de croissance épidermique l.m.

epidermal growth factor

Polypeptide constitué de 57 acides aminés, possédant un effet stimulant sur la prolifération des kératinocytes et d'autres cellules épithéliales, favorisant le processus de cicatrisation par le biais d'une stimulation de l'angiogenèse et intervenant dans la carcinogenèse.
Il s’agit d’une protéine, dont le gène codant est situé sur le chromosone 4. Son site d’action ne se résume pas au tissu épidermique mais à l’ensemble des tissus épithéliaux.
Produit notamment par les glandes de Brünner duodénales et les glandes sous-maxillaires, il est retrouvé dans tous les fluides humains et possède des récepteurs spécifiques des membranes de toutes les cellules sauf des éléments hématopoïétiques. Dans l'épiderme, ces récepteurs sont d'autant plus nombreux que les cellules sont moins différenciées, dans la couche basale notamment.
Des anticorps monoclonaux ciblant le récepteur de l'EGF 3 tels le cétuximab, le panitumumab le matuzumab sont utilisés dans le traitement de certains cancers. On utilise aussi des petites molécules inhibitrices des tyrosines kinases tel que le afatinib, erlotinib, gefitinib, osimertinib

 

J. von Brünner, anatomiste suisse (1653-1727)

Sigle angl. EGF

→ kératinocyte, angiogenèse, récepteurs, carcinogenèse, anticorps monoclonaux chimériques

[C1, F2, J1]

Édit. 2019

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