Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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électrophorétique adj.

électrophoretic

Relatif à l’électrophorèse.

→ électrophorèse

[B3, C1]

Édit. 2019

électropositif adj.

electropositive

1) Qualifie un atome, un ion, un radical chargé d'électricité positive.
2) Se dit d'un élément qui fournit un cation dans l'eau.

→ cation

[B1, C1]

Édit. 2019

électrosynérèse n.f.

counter current electrophoresis

Technique sérologique utilisant le principe d’une double diffusion en gélose, accélérée par une migration électrophorétique.

A. Bussard, biochimiste français (1959)

Syn. électro-immunodiffusion

→ électrophorèse

[B3, C1]

Édit. 2019

élément n.m.

element

1) Partie d'un tout, comme par ex. les éléments cis- et trans-régulateurs d'un gène.
2) En chimie, substance monoatomique caractérisée par son numéro atomique et pouvant exister sous plusieurs formes isotopiques de masses différentes.
On connaît 92 éléments naturels, classés par lignes et par colonnes dans un tableau (tableau de Mendeleiev) qui rend compte de leur structure nucléaire et de leurs parentés chimiques. Certains éléments de numéro atomique supérieur à 92 ont été obtenus artificiellement.
3) Anciennement, chacun des états de la matière, représentés par la terre, l'eau, l'air et le feu.

D. I. Mendeleïev, chimiste russe (1869)

→ élémént cis-régulateur

[C1]

Édit. 2019

ELISA (technique) l f. acr.angl. pour Enzyme-Linked Immunosorbent Assay

ELISA (test)

Technique de dosage enzymo-immunologique de protéines utilisant la fixation par affinité spécifique d'anticorps sur lesquels ont été attachées des molécules d'enzymes susceptibles d'être révélées quantitativement par une réaction colorée.

[B3, C1, F3]

Édit. 2019

ELISA (test) l.m.acr.angl. pour Enzyme-Linked Immunosorbent Assay.

Technique de dosage des antigènes et des anticorps.

→ ELISA (technique)

[B3,C1,Q1]

Édit. 2018

Elispot n.m.

Elispot

Test adapté de l'ELISA permettant la numération de cellules sécrétrices d'anticorps ou d'antigènes par culture brève (2 h) sur une surface recouverte de l’anticorps ou de l’antigène considéré.

→ ELISA (technique)

[B3, C1, F3]

Édit. 2019

élongation n.f.

1) strained muscle, elongation
2) elongation

1) En pathologie musculaire :
Lésion traumatique musculo-aponévrotique, liée à un allongement excessif d'un muscle, provoquant une sensation douloureuse brutale.
2) En biochimié :
 Processus par lequel une chaîne de macromolécule est biosynthétisée dans la cellule, par des enchaînements successifs de protomères.
P. ex. un polypeptide est synthétisé sur un ribosome par addition d'acides aminés apportés par des ARNt grâce à des facteurs protéiniques appelés facteurs d'élongation EF.

R. Ellis, pédiatre anglais et S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1940)

→ initiation, terminaison, ADP-ribosylation, protomère

[ C1, I3, I4, ]

Édit. 2019

élution n.f.

elution

Remise en solution d’une substance adsorbée.

→ adsorption

[C1]

Édit. 2019

émérine n.f.

emerin

Protéine de l’enveloppe du noyau cellulaire, dont un défaut est impliqué dans certaines myopathies, en particulier une forme récessive de la dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss.
Constituant avec la lamine A, la partie interne réticulée  de la membrane nucléaire, elle se lie avec les fibres de la lamine au niveau de sa région C-terminale.
Son gène est porté par le chromosome X, (locus en Xq28). Une mutation de ce gène, responsable de la désorganisation de la membrane nucléaire interne est la cause de la forme récessive (liée à l’X) de la maladie d’Emery-Dreifuss. Les lamines ont un rôle dans l’ancrage de l’émérine dans la membrane nucléaire, et les mutations dans la région C-terminale de la lamine A (gène LMNA en 1q22.23) ou les modifications enzymatiques de cette région sont responsables de la forme autosomique dominante de la maladie d’Emery-Dreifuss.

A. H. Emery, médecin généticien britannique (1966) : R. E. Dreifuss, neurologue britannique (1961)

Étym. Emery : nom de l’auteur du syndrome

→ Emery-Dreifuss (dystrophie musculaire d'), lamine, laminopathie

[C1, I4, Q2]

Édit. 2019

Emery-Dreifuss (dystrophie musculaire d') l.f.

Emery-Dreifuss' muscular dystrophy

A. H. Emery, généticien britannique (1966) : R. E. Dreifuss, neurologue britannique d’origine allemande (1961)

→ dystrophie musculaire d'Emery-Dreiffus

[Q2,C3,C1,I4]

Édit. 2018

empreinte moléculaire l.f.

molecular print

Composé dont la configuration spatiale est complémentaire d’une structure cible à la manière d’un anticorps dont un épitope est complémentaire d’un antigène et qui peut constituer un moule capable de reconnaître et de piéger une molécule cible.
De telles empreintes moléculaires ont été synthétisées en technologie industrielle pour identifier des molécules dans un mélange complexe et pour les isoler et les purifier.

[B3, C1]

Édit. 2019

émulsifiant n.m.

emulsifier, emulsifying agent

Produit tensioactif qui permet la formation et la conservation d'une émulsion et lui donne son sens : émulsion type eau dans huile ou huile dans eau.
Comme tout tensioactif, il est anionique, cationique, non ionique, ou amphotère.

→ tensioactif

[C1, B1]

Édit. 2019

émulsine n.f.

emulsin

Nom ancien d’une préparation enzymatique obtenue à partir de l’amande (Prunus amygdalus, Rosacées), contenant plusieurs enzymes dont au moins deux bêta-glucosidases catalysant l'hydrolyse des bêta -glucosides, tels que l'amygdaloside décomposé en aldéhyde benzoïque, acide cyanhydrique et deux molécules de glucose.
L'extrait aqueux d'amandes a la propriété d'émulsionner l'huile pour donner un « lait d'amandes ».

Étym. émulsion

[C1, B1]

Édit. 2019

émulsion n.f.

emulsion

Système biphasique, d'apparence laiteuse ou opaque, constitué par la dispersion  d'un liquide sous forme de fines gouttelettes au sein d'un autre fluide avec lequel il n'est pas miscible, grâce à un émulsionnant ou tensioactif.
Le liquide en suspension est appelé phase dispersée ou interne ou discontinue et le fluide au sein duquel sont les gouttelettes est la phase continue interne ou dispersante. On distingue des émulsions huile dans eau et eau dans huile, et même des triples émulsions comme eau dans huile dans eau.
Certaines émulsions ne sont stables qu'en présence d'un émulsionnant amphilyophile.

→ tensioactif, amphilyophile

[C1, B1]

Édit. 2019

énantiomère n.m.

enantiomer

Isomère optique d'une molécule asymétrique, p. ex. le L-glucose et le D-glucose sont deux énantiomères.
On les appelle aussi isomères optiques, car l'un dévie la lumière polarisée à droite (énantiomère dextrogyre) et l'autre à gauche (énantiomère lévogyre).

Étym. gr. enantios : qui est en face de

→ chiralité

[C1]

Édit. 2019

énantiomorphe adj. ou n.m.

enantiomorphic

Forme stéréo-isomérique opposée d'une molécule ou d'un organe asymétrique, comme l'image dans un miroir.

Étym. gr. enantios : qui est en face de

[C1, B1]

Édit. 2019

encéphalopathie bilirubinique l.f.

bilirubinic encephalopathy

Ensemble de manifestations dues à la destruction de certaines cellules nerveuses situées surtout dans les noyaux gris centraux du cerveau et du cervelet par de la bilirubine non conjuguée provenant de la circulation sanguine.
Elle entraîne une atteinte neurologique irréversible avec hypertonie, paralysies, surdité, et secondairement arriération mentale, voire la mort.
La bilirubine non conjuguée synthétisée par l'organisme est normalement transportée dans le sang sous forme liée à l'albumine ; si elle est synthétisée en excès ou si l'albumine est en concentration diminuée, chez le prématuré p. ex., ou dans certaines situations interférant avec la liaison albumine-bilirubine (hypoxie, administration de certains médicaments), la fraction de bilirubine non conjuguée qui dépasse les capacités de liaison à l'albumine franchit la barrière hémoméningée.
Le risque d'encéphalopathie bilirubinique est majeur en période néonatale lors des situations d'hémolyse, p. ex. par incompatibilité de groupe sanguin, par grande prématurité ; il est plus exceptionnel depuis que sont proposées des exsanguinotransfusions, une perfusion d'albumine, de la photothérapie pour traiter les ictères néonatals. La survenue d'une encéphalopathie bilirubinique représente cependant un risque permanent au cours de l'évolution de la maladie de Crigler-Najjar, en particulier de type I.

J. F. Crigler, pédiatre américain et V. A. Najjar, pédiatre et microbiologiste américain d’origine libanaise (1952)

Syn. ictère nucléaire

→ incompatibilité sanguine fœtomaternelle, ictère hémolytique du nouveau-né, Crigler-Najjar (maladie de)

[H1, C1, F1, O1]

Édit. 2019

endo-amylase n.f.

endoamylase

Amylase catalysant l'hydrolyse d'une liaison α-glucosidique-1-4 à l'intérieur d'une chaîne polyosidique, scindant ainsi le polyoside en fragments appelés dextrines.
Les α-amylases digestives sont de ce type.

Syn. α-amylase, dextrinogène-amylase

[C1,L1]

Édit. 2018

endoenzyme n.m.

endoenzyme

Enzyme produit par une cellule et sécrété dans le milieu intracellulaire.

Ant. exoenzyme

→ exoenzyme

[A2, C1, C2]

Édit. 2019

endogline n.f.

endoglin

Glycoprotéine de 180 kDa homodimérique, dont la biosynthèse s'exprime dans les cellules endothéliales, faisant partie des sous-unités du récepteur du facteur de croissance transformant TGFb (Transforming Growth Factor).
Codée par la région q3 du chromosome 9, elle a été trouvée anormale dans certaines familles de patients atteints d'angiomatose familiale de Rendu-Osler-Weber ou télangiectasie hémorragique héréditaire.

H. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de Médecine (1896) ; W.B. Osler, Sir, médecin internsite canadien, membre de l'Académie de médecine (1901) ; F. P. Weber, médecin interniste britannique (1904)

→ Rendu-Osler-Weber (maladie de)

[C1, K4]

Édit. 2019

endoglucosaminidase H n.f.

endoglucosaminidase H

Enzyme catalysant le clivage hydrolytique des oligoholosides des glycoprotéines entre les β-N-acétylglucosamines.
Cet enzyme est utilisé par les biochimistes pour l'étude des structures des chaînes glucidiques des glycoprotéines.

Abrév. endo H

[C1]

Édit. 2019

endoglycosidase n.f.

endoglycosidase

Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une liaison osidique à l'intérieur d'une chaîne polyosidique.
P. ex. on classe parmi les endoglycosidases les hyaluronidases, qui sont des β-endoglucosaminidases, et les α-amylases qui sont des α-endoglucosidases.

→ hyaluronidases, amylase

[C1]

Édit. 2019

endonucléase n.f.

endonuclease

Enzyme de type phosphodiestérase qui coupe la liaison phosphodiester entre deux nucléotides à l’intérieur d’une chaîne polynucléotidique.
Il existe de nombreux types d’endonucléases que l’on distingue en fonction de leur substrat qui peut être de l’ADN ou de l’ARN chacun mono- ou bi-caténaire, ou encore un hybride ADN/ARN. Le pancréas sécrète de nombreuses endonucléases dont la fonction est de détruire les acides nucléiques apportés par l’alimentation en libérant les nucléotides qu’ils contiennent. Ces enzymes sont aussi utilisées dans les laboratoires pour réaliser les constructions d’ADN recombinants.
A titre d’exemples la DNase I détruit les ADN bi-caténaires, la Nucléase S1 ou la DNase V détruisent les ADN mono-caténaire, la RNase H, qui est une enzyme codée par le génome des rétrovirus, détruit spécifiquement l’ARN d’hybrides ADN/ARN et les endonucléases de restriction, qui sont d’origine bactériennes, coupent un ADN bi-caténaire au niveau d’une séquence spécifique.  

→ endonucléase de restriction, phosphodiestérase

[C1, C2, Q1]

Édit. 2020

endonucléase de restriction l.f.

restriction endonuclease

Endonucléases d’origine bactérienne coupant l’ADN bi-caténaire au niveau d’une séquence spécifique qui est le plus souvent palindromique et de longueur en général comprise entre 4 et 8 nucléotides. 
Certaines coupent les deux brins de l’ADN exactement au même endroit en produisant ainsi des bouts francs, les autres coupent chacun des brins de l’ADN à des endroits différents en créant ainsi des bouts cohésifs où l’ADN est sous forme mono-cténaire. Les extrémités cohésives peuvent s’hybrider entre elles, permettant de mettre bout à bout deux séquences d’ADN en créant ainsi un ADN recombinant

Le nom de chaque endonucléase de restriction provient du nom de la bactérie à partir de laquelle elle est extraite. La première lettre est une majuscule qui est l’initiale de l’espèce de la bactérie. Les deux lettres suivantes sont en minuscules, elles correspondent aux deux première lettre du genre de la bactérie. Ces trois lettres sont suivies d’un chiffre romain qui indique le numéro d’ordre de découverte de l’enzyme (les bactéries possèdent plusieurs type d’endonucléases de restriction). Enfin il s’y ajoute parfois une lettre majuscule qui représente la souche de la bactérie. Par exemple la première enzyme isolée à partir d’Esherichia coli s’appelle EcoR I ou encore la première enzyme qui a été extraite d’Arthrobacter luteus s’est appelée Alu I.
 

W. Arber, microbiologiste suisse, D. Nathans, virologue américain d’origine russe, et H. Smith, microbiologiste américain (1970 ), prix Nobel de médecine en 1978 pour cette découverte et les applications qui en ont découlé

Syn. enzyme de restriction

→ endonucléase

[C1, Q1]

Édit. 2020

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